AGERCA : Rôles et responsabilités au sein de la communauté haïtienne 

En termes d’historicité, l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a été créée en 2007 dans le but d’encourager le secteur privé des affaires à apporter son appui au Système National de Gestion de Risques et des Désastres (SNGRD). Par conséquent, l’AGERCA devient le point focal incontournable pour le secteur des entreprises privées et la société civile au sein de ce système. Elle soutient le SNGRD en promouvant le Partenariat Public-Privé (PPP) afin de créer une grande complémentarité de partage d’expertise dans le domaine de la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) au sein des entreprises.

A rappeler que le SNGRD est coordonné par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) de concert avec ses différents partenaires.

Au niveau international, l’AGERCA est le point focal pour Haïti de deux grandes plateformes :

  1. Connecting Business Initiative (CBI) qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) et le Bureau des Nations Unis pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) ;
  2. ARISE qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Bureau des Nations-Unies pour la Réduction des Risques et des Désastres (UNDRR).

A noter que ces deux plateformes facilitent les efforts de résilience du secteur privé dans les 5 continents et promeuvent les bonnes pratiques des institutions membres des différents réseaux à l’échelle internationale.

Quelles sont les missions de l’AGERCA ?

L’AGERCA a deux grandes missions qui sont :

  1. Encourager les entreprises et les communautés de la société civile à identifier les risques auxquels elles sont exposées et à rechercher des solutions efficaces afin d’éviter toute rupture définitive dans leur fonctionnement et leurs activités économiques et sociales ;
  2. Promouvoir les bonnes pratiques en GRD et coordonner les actions de réponse du secteur privé et de la société civile en cas de crise ou de catastrophe naturelle.

Dans le cadre de la première mission, l’AGERCA réalise des activités de prévention et de préparation à travers des séances de formation et de sensibilisation ainsi que la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques.

Pour la deuxième, l’AGERCA réalise des ateliers virtuels et présentiels sur thématiques liées à la Gestion des Risques et des Désastres (GRD). Elle fait de la promotion des bonnes pratiques en GRD à travers ses différents canaux de communication et son système de réseautage. En plus, durant les temps de crise ou en situation d’urgence, l’AGERCA assiste les victimes d’une catastrophe au côté de la DGPC et des autres partenaires à travers la coordination des actions du secteur privé et de la société civile. 

Photo AGERCA : Des jeunes volonataires de l’AGERCA et de la Protection Civile mobilisés pour assister les victimes du séisme du 14 Aout 2021.

Quels sont les rôles et responsabilités de l’AGERCA ?

Haïti est un pays très vulnérable pour des facteurs divers notamment par sa position géographique et son caractère de pays sous-développé. L’AGERCA cherche à réduire l’impact des risques de désastre au sein des différentes communautés de la société civile et au sein des entreprises par la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques notamment de Plans de Continuité des Activités (PCA), l’animation de séminaires et d’ateliers de formation ainsi que des forums avec des experts dans plusieurs domaines de la Gestion des Risques et des Désastres. L’ensemble de ces actions permettent aux entreprises et à la communauté en général d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement du système de gestion des risques.

En temps normal, l’AGERCA :

  1. Participe à des réunions stratégiques et ateliers de planification pour mettre en place des mécanismes de gestion des risques ;
  2. Représente le secteur privé dans les Exercices de Simulation (SIMEX) organisé par les partenaires du SNGRD au niveau national ;
  3. Organise régulièrement des activités de prévention au sein des institutions membres ;
  4. Anime des sessions et ateliers de formation gratuites dans différentes communautés vulnérables ;
  5. Reste en connexion avec les acteurs du SNGRD pour faire remonter au niveau des acteurs du secteur privé et au grand public en général les informations diverses relatives à la GRD ainsi que la météo ;
  6. Mobilise des moyens pour renforcer les actions du SNGRD ;
  7. Entre autres.

En temps de crise, l’AGERCA :

  1. Mobilise ses ressources en permanence dans la salle de gestion de crise du Centre d’Operations d’Urgence National (COUN) ;
  2. Fait remonter les informations cruciales au secteur privé et à la société civile incluant la Diaspora haïtienne ;
  3. Participe aux réunions de débriefing quotidiennes de la Diaspora haïtienne avec la DGPC ;
  4. Partage la liste des besoins aux différents acteurs ;
  5. Partage avec les acteurs humanitaires internationaux, la diaspora et toutes les organisations qui interviennent dans la gestion et la réponse la liste des fournisseurs préférentiels pour l’achat local des besoins pour la réponse ;
  6. Coordonne les actions humanitaires du secteur privé, de la société civile et de la Diaspora haïtienne ;
  7. Assiste à la logistique au niveau du COUN et sur le terrain ;
  8. Supporte les besoins en communication :
  9. Des différents Centres d’Opération d’Urgence (COU) – Internet, sms blast pour les communautés à risque et celles affectées…
  10. De tous les membres actifs des Centres d’Opération d’Urgence – Lignes téléphoniques ouvertes avec un accès illimité à l’internet, les appels, les messages textes…
  11. Entre autres.

Rejoignez notre communauté

L’AGERCA compte actuellement une trentaine de membres composés de plusieurs types d’institution évoluant au sein de la communauté haïtienne. En termes de votre contribution sociale, l’AGERCA invite toutes les institutions du secteur privé et de la société civile à rejoindre sa communauté dans la poursuite de ses différentes missions.  

DANJE YO POU NOU TOUT !

Haïti – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mai 2022

Selon les observations faites à partir des réseaux locaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), l’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 mai 2022 est marquée par la survenue de 117 séismes de magnitudes comprises entre 1.3 et 4.5 (voir figure 1 ci-dessous). Par rapport au mois d’avril 2022 durant lequel 108 séismes ont été observés, le mois de mai a donc enregistré 9 séismes de plus, soit une augmentation de 7.69% environ.

Parmi les séismes enregistrés, 5 ont été ressentis par la population ; ces derniers, de magnitude allant de 4 à 4.5, ont leur épicentre localisé dans les départements des Nippes, Nord-Ouest et Sud-Est. Il est à noter que 96 séismes, soit 82%, ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1a) et 82, soit 70%, ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b). De plus, 58 séismes, soit 49.6%, sont survenus en mer avec 1 le long de la faille Nord Hispaniola et 7 le long de la faille septentrionale; ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies.

Figure 1. Cartes des épicentres des séismes enregistrés au cours du mois de mai 2022. a) Le diamètre est proportionnel à la magnitude; b) La taille des cercles fournit une indication de la profondeur de ces séismes. Les traits rouges correspondent au tracé de failles majeures connues. FNH = Faille Nord Hispaniola; FS = Faille septentrionale; FEPG = Faille Enriquillo Plantain Garden; FM = Faille des Matheux.

Tel qu’indiqué dans la figure 2 ci-dessous, 82,05% de ces séismes, soit 96 ont été localisés dans les 3 départements affectés par le séisme du 14 août 2021, avec 10 dans le Sud, 38 dans les Nippes et 48 dans la Grand’Anse. Durant le mois de mai 2022, le département de la Grand’Anse a donc été le plus secoué.

Figure 2. Courbes évolutives des séismes enregistrés dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud du 14 août 2021 au 31 mai 2022.

Du 14 août 2021 au 31 mai 2022 (9 mois 16 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent donc de subir les conséquences de ce séisme majeur (Figure 2). En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 954 séismes, la Grand’Anse en a connu 811 et le Sud 322, soit un total de 2087 séismes. Il faut toutefois noter qu’un fort pourcentage des séismes enregistrés dans la Grand’Anse ont leur épicentre localisé en mer au nord de Jérémie, le long de la zone de faille Nord – Grand’Anse – Nippes (Figure 1).

Pour savoir quoi faire en cas de seisme, cliquez ici

Communiqué de Presse : Collaboration entre Haïti Climat et AGERCA

Port-au-Prince, le 1er juin 2022 .- La plateforme multimédia Haïti Climat, par le biais de son émission hebdomadaire du même nom diffusée sur les ondes de la radio Magik 9 (100.9), annonce officiellement sa collaboration avec l’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des activités (AGERCA), une initiative privée qui se donne pour mission notamment de promouvoir les bonnes pratiques en GRD par des séances de formation et coordonner les actions de réponse du secteur privée et de la société civile en cas de crise ou de catastrophe naturelle.

Dans le cadre de cette collaboration, AGERCA assure la présentation hebdomadaire d’une nouvelle rubrique sur la « gestion des risques et des catastrophes naturelles » à l’émission radiophonique Haïti Climat. À travers cette rubrique, AGERCA entend fournir à la population haïtienne durant cinq (5) minutes des conseils pratiques sur comment se prémunir contre les risques et les catastrophes naturelles.
Haïti est actuellement classée parmi les trois (3) pays les plus vulnérables au monde face aux effets néfastes du réchauffement climatique en raison notamment de sa faible capacité de réponse aux catastrophes naturelles. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), entre 1990 et 2016, Haïti est le pays le plus touché des Caraïbes par les catastrophes naturelles (3 sécheresses, 1 épidémie, 22 inondations, 23 tempêtes et ouragans). Haïti a subi 53 milliards de dollars de dommages entre 1990 et 2016, ce qui représente 39% des dommages enregistrés dans l’ensemble de la région.

Un rapport de la Banque mondiale publié en 2014 établit que la production comptant pour 56% du PIB du pays est située dans des zones à risque de catastrophe, et les inondations récurrentes entraîneraient donc un impact économique de l’ordre de 2% du PIB. En termes d’impact de la dégradation de l’environnement, les dommages annuels moyens associés aux cyclones tropicaux estimés par le Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement sur une période de 10 ans, coûtent à Haïti plus de 442 millions USD par an.

Ces catastrophes, à n’en pas douter, contribuent à instaurer une situation généralisée de paupérisation qui fragilise de plus en plus les couches déjà vulnérables tout en accentuant l’extrême pauvreté à laquelle une majorité de la population est confrontée.

La plateforme multimédia Haïti Climat, du fait de sa mission de favoriser une meilleure compréhension des impacts des risques et des désastres sur l’économie et le développement du pays, se félicite d’entamer cette nouvelle collaboration avec AGERCA, point focal du secteur privé des affaires et de la société civile au sein du Système National de Gestion des risques et des Désastres (SNGRD), coordonné par la Direction Générale de la Protection Civile (DPC).

À propos de AGERCA

AGERCA a été créée en 2008 à la suite d’un concours de la PADF (Pan American Development Foundation) pour la région caraïbéenne dans le but d’encourager le secteur privé des affaires à apporter son appui au Système National de Gestion de Risques et de Désastres (SNGRD). L’AGERCA travaille avec les entreprises et les organisations de la société civile dans le but de renforcer leur résilience face aux différents risques auxquels nous sommes exposés. Cette alliance agit donc dans les 3 niveaux : la prévention, la gestion et la réponse de l’urgence. Elle met en place toute une série de mécanismes de gestion des risques au bénéfice de la communauté haïtienne. Cliquez ici pour savoir plus

À propos de Haïti Climat

« Haïti Climat » est la première plateforme multimédia haïtienne spécialisée dans le traitement et la production de contenus sur les thèmes liés à l’environnement, aux effets du changement climatique et au développement des énergies renouvelables, dans le but de favoriser une meilleure compréhension de leur impact sur l’économie et le développement du pays. Le projet « Haïti Climat » répond à la nécessité de sensibiliser, d’informer et de former la population haïtienne en général sur les thématiques précisées. Cliquez ici pour savoir plus

Pour authentification et infos supplémentaires :
haiticlimatmag@gmail.com | 509 3861-3646
communication@agerca.ht | 509 3494-9178

Haiti – Saison cyclonique 2022, préparons nous d’avantage !

Le grand événement météorologique annuel est arrivé. Nous sommes dans la saison cyclonique 2022, ou saison des ouragans de l’Atlantique, qui commence ce 1er juin et se termine le 30 novembre dans l’océan Atlantique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. C’est une période de préparation et de progression en matière de résilience aux catastrophes dans nos communautés. Ce travail se veut une collaboration entre les entités étatiques représentées dans le Système National de la Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et l’AGERCA représentant le secteur privé et la société civile.

Les prévisions des experts annoncent une saison cyclonique supérieure à la moyenne dans l’Atlantique, similaire à l’année précédente, avec un cumul de 14 à 21 phénomènes cycloniques, de 6 à 10 ouragans, dont 3 à 6 sont de portée majeure.

L’AGERCA tient à vous rappeler qu’il est extrêmement important de rester vigilant tout en respectant les instructions des autorités en cas d’alerte cyclonique. Il est important de surveiller et de vérifier les fausses informations propices à des risques de panique.

Les noms des cyclones de la saison 2022 dans la zone Atlantique sont les suivants : Alex, Bonnie, Colin, Danielle, Earl, Fiona, Gaston, Hermine, Ian, Julia, Karl, Lisa, Martin, Nicole, Owen, Paula, Richard, Shary, Tobias, Virginia et Walter. Une fois encore cette année, le secteur privé renouvelle son engagement à travers l’AGERCA en apportant son soutien en cas d’urgence à la population.

Afin d’éviter trop de dégâts pour cette saison cyclonique, nous devons impérativement respecter les consignes de sécurité et les partager avec nos proches. Tenant compte de cela, l’AGERCA demande à chaque communauté du pays d’agir ensemble pour préserver des vies et des biens !

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 28 Février 2022

Le bilan sismique du mois de février 2022, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit : 137 séismes de magnitude comprise entre 1,3 et 4,9 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de février 2022. Ils sont qualifiés de très mineurs à légers. Quatre (4) d’entre eux ont eu des magnitudes comprises entre 4,0 et 4,9 dont 1 dans le Nord-ouest et 3 dans la Grand’Anse ;

Par rapport au mois de janvier 2022 durant lequel 311 séismes ont été observés, le mois de février a enregistré 174 séismes de moins, soit une diminution de 127 % environ. Cette baisse est due d’abord aux diminutions avec le temps des répliques du séisme du 14 août 2021 (choc principal de magnitude 7,2) près de l’Asile dans les Nippes et ensuite aux diminutions graduelles des nouvelles répliques du séisme du 24 janvier 2022 (choc principal de magnitude 5,5) près d’Anse-à-Veau, toujours dans les Nippes ;

Entre le 1er et le 28 février 2022, les trois départements les plus secoués sont toujours ceux qui ont été les plus touchés par le séisme majeur du 14 août 2021, à savoir :

  • les Nippes avec 44 séismes sur 137, soit 32,1 % ;
  • la Grand’Anse avec 44 séismes sur 137, soit 32,1 % ;
  • le Sud avec 31 séismes sur 137, soit 22,6 % ;

soit un total de 119 séismes sur 137 pour les trois départements sur dix, ce qui représente 86,8 % des séismes enregistrés pour le mois de février.

La profondeur des séismes survenus au cours du mois de février se situe entre 0 et 84 km. On peut alors les qualifier de séismes superficiels.

Du 14 août 2021 au 28 février 2022 (6 mois 18 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent de subir les conséquences de ce séisme majeur. En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 884 séismes, la Grand’Anse en a connu 548 avec un fort pourcentage situé en mer au nord de Jérémie et le Sud 290, soit un total de 1722 séismes. Il faudrait néanmoins faire la distinction entre les répliques du 14 août 2021 et celles du 24 janvier 2022, ainsi que les nouveaux séismes enregistrés dans la Grand’Anse.

Période carnavalesque, les astuces de sûreté et de sécurité à respecter pour éviter d’être victime

Au moment de la période carnavalesque qui est une activité de foule et d’ambiance musicale, on enregistre presque chaque année des cas de victime de toute sorte au sein de la population.

Le plus souvent au moment de l’ambiance, certaines personnes ont tendance à ignorer les consignes de sûreté et de sécurité.

Au cours de cette période carnavalesque, l’AGERCA profite de cette occasion pour partager avec vous quelques consigner à respecter afin d’éviter d’être victime :

  • Sortir en groupe ;
  • Respecter les consignes données par les organisateurs de l’évenement et les forces de l’ordre ;
  • Eviter de porter des objets tranchants pour ne pas blesser les autres ;
  • Laisser libre les axes rouges (permettant la circulation des véhicules de secours) ;
  • Respecter les zones de stationnement prévues ;
  • Eviter de laisser des articles dans les voitures qui pourraient attirer des voleurs ;
  • Eviter d’utiliser des bouteilles en verre ;
  • Eviter de boire trop d’alcool et de ne pas en boire si vous allez conduire ;
  • Respecter les limitations de vitesse sur la route ;
  • Porter des vêtements clairs pour être vu la nuit ou au mieux un gilet réfléchissant et une lampe de poche ;
  • Eviter de rester dans la foule si vous êtes asthmatique ;
  • Attacher la ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière quand vous êtes en voiture ;
  • Mettre et attacher le casque pour les deux ou trois roues motorisées, passagers y compris ;
  • Respecter les distances de sécurité entre les véhicules et les adapter au trafic et aux conditions météorologiques ;
  • Signaler les forces de l’ordre en cas d’action violente remarquée ;
  • Eviter les bousculades dans la foule ;
  • Avoir un kit de premier secours dans votre voiture ;
  • Eviter de rester près des chars musicaux ;

Ces astuces de sûreté et de sécurité peuvent sauver votre vie et celle de vos proches si vous les respectez correctement. Vous pouvez les partager avec vos proches (amis et familles) pour qu’ils puissent être sensibilisés sur les bons comportements à adopter dans cette activité de foule.

On n’aimerait pas compter des victimes cette année au cours de la période carnavalesque. Alors agissons de manière responsable.

Bon carnaval à tous et à toutes !

Haïti, pays à haut risque sismique : Est-il possible de prévoir des séismes dans une date précise ?

Généralement, un message alarmant, qu’il soit vrai ou faux, circule très rapidement sur les réseaux sociaux notamment via WhatsApp et crée ainsi la panique au sein de la population profane.

Sur les réseaux sociaux, toute forme d’information circule. Certaines d’entre elles sont vraies mais d’autres fausses. Parmi les fausses informations, nous rencontrons souvent des messages qui précisent, la date, l’heure, et le lieu où il va avoir un séisme.

En Haïti, très souvent on entend dire que bientôt, un séisme touchera encore le pays mais que celui-là sera plus dévastateur que celui du 12 janvier 2010… Du coup, on se demande si c’est possible de prévoir des séismes !

NON, NON, absolument NON !  On ne peut pas prévoir les séismes !

Jusqu’à présent, les chercheurs ne trouvent pas encore la formule ou les outils nécessaires pouvant servir à prévoir les séismes dans un temps et dans un lieu bien précis. Selon l’Ingénieur Géologue Claude Prépetit, on peut faire une prévision à long terme, c’est-à-dire, dans quelle période un séisme peut frapper une région quelconque qui dispose d’une activité sismique.

Par exemple, en Haïti notamment dans le département du Nord, un séisme d’une forte magnitude peut se produire à n’importe quel moment selon les prévisions géologiques. C’est le même cas de figure pour la Californie aux Etats Unis d’Amérique, qui attend un séisme de grande magnitude que les américains appellent « the big one ».

Une prévision efficace des séismes comprend 4 éléments : La date, l’heure, le lieu et la magnitude de ce séisme. 

Mise au point sur la sismicité d’Haïti

Haïti est un pays qui détient une activité sismique très active avec deux grandes failles et d’autres petites failles. On a la faille septentrionale qui traverse le grand Nord et la faille de la presqu’île du Sud qui traverse le grand Sud.

En plus de notre sismicité active, ce pays est très vulnérable par rapport à cette menace parce qu’on multiplie de jour en jour nos constructions anarchiques notamment en milieu urbain, ce qui risque de produire une catastrophe à n’importe quel moment. Pour le bien-être de votre santé, restez vigilant par rapport aux fausses informations pour éviter de paniquer. L’AGERCA profite de cette occasion pour vous inviter à rester connecté avec les sources officielles comme la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) pour des informations liées à la sismicité du pays. Suivez aussi l’AGERCA qui divulgue ces informations officielles sur toutes ses pages sur les réseaux sociaux et sur son site internet.

Rapport de situation #2 – Inondations dans les départements des Nippes, du Nord et Nord-Est

Faits saillants

  • Le bilan provisoire actualisé fait état de 5 décès, 1 disparu et 2 581 ménages affectés dans 22 communes des départements du Nord-Ouest, Nord, Nord-Est et des Nippes ;
  • Les besoins les plus urgents sont des abris, des kits alimentaires et d’hygiène et l’eau potable ;
  • L’accès aux zones affectées reste très difficile en raison de l’état des routes et des infrastructures endommagées par les fortes précipitations ;
  • Plus de 1 900 personnes se sont réfugiés dans des abris provisoires au Cap-Haïtien et à Fort-Liberté.

Contexte

Ce mardi, des précipitations, de moindre intensité, ont continué à arroser les départements de la région Nord du pays mais elles devraient se dissiper dans les prochaines heures. Ces précipitations ont provoqué des crues soudaines dans les principaux cours d’eau des départements touchés, notamment dans le département du Nord les rivières Barre à Saint-Louis du Nord et Bas de Sainte-Anne à Anse-à-Foleur.

A Baradères (département des Nippes), les maisons inondées sont celles situées en bordure de la rivière qui traverse la ville. Aucune perte en vie humaine ou destruction de maisons n’a été enregistrée. Une grande partie des 153 ménages affectés par la crue de la rivière ont déjà regagné leur habitation.

Accès : Département du Nord-Ouest – Dans la ville de Port-de-Paix, l’accès à plusieurs quartiers reste extrêmement difficile en raison de la boue et des eaux stagnantes. L’axe routier Anse à Foleur qui traverse Saint-Louis du Nord est difficile d’accès, tout comme la route entre Port-de-Paix et Jean Rabel. Les difficultés de déplacement retardent les évaluations et les remontées d’informations et entraînent la suspension partielle des activités scolaires et commerciales.

Département du Nord – La route nationale (RN) 3 est relativement praticable, bien que certaines sections dans les zones montagneuses (Milot/Grand Rivière du Nord) soient difficiles en raison de la présence de mares boueuses. De même, l’accès au sud du Cap Haïtien est rendu difficile par la présence de nombreuses mares d’eau sur les routes.
Département du Nord-Est – Le pont qui relie la commune de Ferrier et la route Nationale 6 est endommagé.
Département des Nippes – Pas ou peu de problèmes d’accès ont été signalés, à l’exception de l’accès à l’eau potable dans les zones inondées de Baradères.

Bilan provisoire

Les dernières données partagées par les Coordinateurs départementaux (voir tableau des bilans ci-dessous), font état de quatre (4) décès et d’une (1) personne disparue, dans les départements du Nord-Ouest et du Nord-Est. Le nombre total de ménages affectés, encore provisoire, atteint 2 581 dans les 22 communes affectées. Les communes de Trou du Nord, Ouanaminthe, Caracole, Fort Liberté, Ferrier et Terrier Rouge sont les plus touchées par les inondations.

Actions entreprises

Les COUD du Nord, Nord-Est, Nord-Ouest et Nippes ont été activés et des réunions de coordination avec les partenaires ont été organisées dans les 4 départements. La protection civile du département du Nord-Est a mobilisé 68 brigadiers pour l’évaluation rapide des dégâts dans les communes affectées par les inondations. Les évaluations rapides des dommages et l’identification des besoins coordonnées par la Protection Civile ont été appuyées par les agences des Nations Unies et les ONG internationales présentes dans les quatre départements.

A Fort Liberté, les autorités locales ont activé l’abri provisoire de l’Ecole Nationale Roméo de Malfety pour accueillir 500 personnes. Dans la ville du Cap-Haïtien, 7 abris provisoires (Semi-Lycée Anacaona, Gymnase, Tabernacle, Saint-Martin, Hôtel Benoise, Lycée Toussaint Louverture et école nationale de Blue-Hills) ont été activés pour accueillir un total de 1 446 personnes, dont 480 femmes et 287 enfants. Le Programme alimentaire mondial a distribué 250 repas et les distributions se poursuivront dans les prochains jours. La Direction départementale de la santé a distribué 40 seaux avec robinets contenant des articles d’hygiène et l’ONG Plan International a distribué 50 matelas.

Recommandations

  • Poursuite des évaluations de l’impact sur les habitations, les infrastructures ainsi que dans le secteur de l’agriculture fortement affecté par les inondations ;
  • Déploiement d’équipes d’assainissement dans les communes fortement touchées ;
  • Curage des drains, particulièrement dans les communes de Ouanaminthe, Trou du Nord, Terrier Rouge, Fort-Liberté et Ferrier ;
  • Distributions d’urgence de nourriture, de kits d’hygiène et kits de nettoyage des maisons pour les familles sinistrées – Poursuite des activités de recherche et sauvetage des victimes et disparus dans les zones affectées.

Rapport de situation #1 – Inondations dans les départements des Nippes, du Nord et Nord-Est

Faits saillants de la situation

  • Le front froid qui s’étend de l’Atlantique Nord au Nicaragua en traversant l’île d’Haïti a provoqué le 30 et 31 janvier des précipitations importantes dans plusieurs départements du pays, notamment le Nord, le Nord-Est et les Nippes ;
  • Au moins 20 communes des départements du Nord, du Nord-Est et des Nippes ont été affectées par des inondations provoquées par les eaux de ruissellement et les crues de certaines rivières ;
  • Le bilan provisoire au 31 janvier fait état de 2 578 maisons inondées et 3 détruites, laissant près de 2 500 familles dans le besoin d’abris provisoires (familles sinistrées) ;
  • Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée ;
  • Le pont qui relie la commune de Ferrier et la route Nationale #6 a été endommagé.

Mise en contexte de l’événement

Selon les prévisions hydrométéorologiques, des averses orageuses modérées à fortes étaient attendues dans certaines régions du pays, notamment dans les départements du Nord, du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse, entraînant des risques d’inondations et de crues soudaines.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 2022, au moins 20 communes des départements du Nord, du Nord-Est et des Nippes ont enregistré des inondations causées par les eaux de ruissellement et les crues de certaines rivières. A ce jour, les collectivités locales ont signalé des maisons inondées, notamment dans les départements des Nippes et du Nord.

Les pluies qui ont continué à tomber dans ces départements au cours de la journée du 31 janvier ont rendu difficile l’évaluation de l’impact et des dégâts dans plusieurs des communes affectées.

Bilan provisoire au 31 janvier

La ville de Cap-Haitien dans le département du Nord a été particulièrement touchée. De nombreux quartiers ont été envahis par les eaux, (Centre-ville, Bel-Air, Haut du Cap, ZoVincent, BasVertières, Carénage, Vertières, Charrier, Petite Anse, Bas Champin, Cité Chauvel, cité Champin, Cité du Peuple, Blue-Hills, Baudin, Conassa, Fourgerolles, Rue zero, Fatima, Basiko).

Les conditions de déplacement n’ont pour le moment pas encore permis d’établir un bilan des dégâts. Dans les Nippes, certains quartiers des communes d’Anse-à-Veau et de Baradères se sont également retrouvés sous les eaux où quelques 310 habitations ont été inondées. Dans le Nord, le complexe industriel de Caracol a subi de nombreux dégâts, notamment la centrale électrique

Actions entreprises

  • Activation des Centres d’opération d’urgence départementale (COUD) du Nord, Nord-Est et des Nippes ;
  • Réunions de coordination, déploiement des premières équipes pour les évaluations rapides de l’impact et des besoins urgents par les volontaires de la DGPC, la Direction de la réponse aux urgences (DRU) de la DINEPA ainsi que les partenaires ;
  • Mobilisation d’articles de réponse d’urgence par la DGPC au niveau national ;
  • Messages au grand public sur la situation météorologique et des risques ;
  • Intervention d’urgence sur le pont pour rétablir l’accès à la commune de Ferrier.

Recommandations

  • Poursuite des évaluations de l’impact sur les habitations, les infrastructures ainsi que dans le secteur de l’agriculture fortement affecté par les inondations ;
  • Déploiement d’équipes d’assainissement dans les communes fortement touchées ;
  • Curage des drains, particulièrement dans les communes de Ouanaminthe, Trou du Nord, Terrier Rouge, Fort-Liberté et Ferrier ;
  • Distributions d’urgence de nourriture, de kits d’hygiène et kits de nettoyage des maisons pour les familles sinistrées.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin annuel de 2021 des activités sismiques en Haïti

Le bilan sismique de l’année se présente comme suit :

1647 secousses sismiques de magnitudes comprises entre 1,0 et 7,2 considérées comme très mineures à majeures, ont été enregistrées sur l’ensemble du territoire national entre janvier et décembre 2021. Par rapport à l’année 2020, qui a connu 499 séismes de magnitudes comprises entre 1,0 et 4,9 qualifiées de très mineures à légères, l’année 2021 a enregistré une augmentation de 1148 séismes, soit une hausse de 230 %.

Cette augmentation est due au séisme majeur de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter survenu le samedi 14 août 2021 dans le département des Nippes à 8h29’07’’, heure locale. Selon les premiers calculs, l’épicentre de cet événement a été localisé sur le système de failles Enriquillo Plantain Garden à 18,49o de latitude nord et -73,59o de longitude ouest, à une profondeur de 10 km. Ce séisme s’est produit plus précisément dans la commune des Baradères à 12 km de Saint-Louis du Sud, 6 km de L’Asile et 10 km de Petit Trou de Nippes. D’après les résultats préliminaires, le séisme s’est produit en deux temps : un premier segment s’est rompu entre les communes de L’Asile et de Baradères en relâchant l’essentiel de l’énergie, 40 % plus importante qu’en 2010 ; la rupture s’est ensuite propagée vers l’ouest dans la zone du Pic Macaya – Maniche – Camp-Perrin en devenant plus superficielle. Le séisme a rompu un segment de faille d’environ 50 km de longueur (de L’Asile à l’est, au Pic Macaya à l’ouest). Le glissement moyen sur la faille est d’environ 2 mètres (Calais et al.)

L’enregistrement des séismes mensuels au cours de l’année 2021 montre deux périodes. La première s’étend du 1er janvier au 13 août, au cours de laquelle 280 séismes (17 %) ont été enregistrés et la seconde va du 14 août au 31 décembre qui a connu 1367 séismes (83 %), ce qui a donné le total de 1647 séismes pour l’année.

Si on considère les séismes enregistrés par département géographique, on constate que durant la première période, du 1er janvier au 13 août 2021, les départements les plus sismiquement sollicités ne diffèrent pas trop de ceux observés en 2020. En effet, le Nord-ouest, le Sud-est et l’Ouest ont toujours conservé leur grande activité sismique sur le territoire tandis que la Grand’Anse, le Nord-est et le Centre se sont encore révélés de moindre activité.

Durant la seconde période allant du 14 août au 31 décembre 2021, la situation a drastiquement changé depuis le séisme du samedi 14 août dans les Nippes. En effet, les trois départements les plus touchés par ce séisme, à savoir, les Nippes, la Grand’Anse et le Sud ont occupé la tête du classement pendant les cinq derniers mois de l’année 2021. Cette situation est fort compréhensible pour les Nippes où l’épicentre du séisme de magnitude 7,2 a été localisé et autour duquel on s’attendait à avoir des répliques. De plus, quelques heures après le choc, les calculs de mouvements du sol ont montré que la secousse a été violente dans une région s’étendant de la commune des Cayes à celle de L’Asile et sur toute la largeur de la Péninsule Sud. Plus de 900 répliques ont été enregistrées par la suite dont 400 de magnitude supérieure à 3 susceptibles de causer des dégâts aux bâtiments et de provoquer des mouvements de terrain. Les parties montagneuses des communes dont Corail, Pestel, Cam-Perrin, Maniche, Torbeck, Asile, Arnaud, ont été les plus touchées. Après le choc, les répliques se sont étendues sur 80 km de longueur dans la direction est-ouest dans la Péninsule du Sud et semblent correspondre aux deux plans de rupture mentionnés.

Le séisme du 14 août a, paraît-il, entraîné une crise sismique dans la Grand’Anse qui a enregistré 396 secousses du 14 août au 31 décembre et dont certains épicentres se situent en mer autour de la faille Nord-Grand’Anse-Nippes mise en évidence en 2017 par le « projet de cartographie multirisques de la Grand’Anse » du MPCE mise en oeuvre par le PNUD. Cette faille de 220 km de long a un potentiel sismique de 7,2 d’après les études du PNUD, elle est distante d’une quinzaine de km au nord de la ville de Jérémie, elle a été peut être activée par le séisme du 14 août et on continue à enregistrer des secousses dans la Grand’Anse au début de l’année 2022, ce qui ferait craindre un séisme majeur sur cette faille suivi de tsunami qui seraient néfastes pour la côte nord de la presqu’île du Sud.

En conclusion, dans un intervalle de onze ans (2010-2021), Haïti a été frappée en deux fois par des séismes majeurs de magnitude 7 et 7,2, respectivement celui du 12 janvier 2010 et celui du 14 août 2021. Dans les deux cas, il y a eu des dommages énormes, des pertes en vies humaines et économiques considérables. Face à ces catastrophes récurrentes, Il est plus que temps de disposer d’un plan de réduction du risque sismique en Haïti à l’échelle nationale, car l’aléa est national, et de pratiquer de manière continue la prévention, unique moyen de réduire la vulnérabilité de la population aux effets des aléas sismiques imprédictibles. Aussi, nous lançons un appel à nos chers compatriotes pour leur demander de prendre davantage conscience de ce phénomène naturel, de « Travailler sans relâche à la sauvegarde de l’environnement de leur pays et de s’efforcer toujours de le placer sur la voie de la sécurité sismique en pensant à de meilleures constructions et en appliquant les consignes de la Protection Civile ».