Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin annuel de 2021 des activités sismiques en Haïti

Le bilan sismique de l’année se présente comme suit :

1647 secousses sismiques de magnitudes comprises entre 1,0 et 7,2 considérées comme très mineures à majeures, ont été enregistrées sur l’ensemble du territoire national entre janvier et décembre 2021. Par rapport à l’année 2020, qui a connu 499 séismes de magnitudes comprises entre 1,0 et 4,9 qualifiées de très mineures à légères, l’année 2021 a enregistré une augmentation de 1148 séismes, soit une hausse de 230 %.

Cette augmentation est due au séisme majeur de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter survenu le samedi 14 août 2021 dans le département des Nippes à 8h29’07’’, heure locale. Selon les premiers calculs, l’épicentre de cet événement a été localisé sur le système de failles Enriquillo Plantain Garden à 18,49o de latitude nord et -73,59o de longitude ouest, à une profondeur de 10 km. Ce séisme s’est produit plus précisément dans la commune des Baradères à 12 km de Saint-Louis du Sud, 6 km de L’Asile et 10 km de Petit Trou de Nippes. D’après les résultats préliminaires, le séisme s’est produit en deux temps : un premier segment s’est rompu entre les communes de L’Asile et de Baradères en relâchant l’essentiel de l’énergie, 40 % plus importante qu’en 2010 ; la rupture s’est ensuite propagée vers l’ouest dans la zone du Pic Macaya – Maniche – Camp-Perrin en devenant plus superficielle. Le séisme a rompu un segment de faille d’environ 50 km de longueur (de L’Asile à l’est, au Pic Macaya à l’ouest). Le glissement moyen sur la faille est d’environ 2 mètres (Calais et al.)

L’enregistrement des séismes mensuels au cours de l’année 2021 montre deux périodes. La première s’étend du 1er janvier au 13 août, au cours de laquelle 280 séismes (17 %) ont été enregistrés et la seconde va du 14 août au 31 décembre qui a connu 1367 séismes (83 %), ce qui a donné le total de 1647 séismes pour l’année.

Si on considère les séismes enregistrés par département géographique, on constate que durant la première période, du 1er janvier au 13 août 2021, les départements les plus sismiquement sollicités ne diffèrent pas trop de ceux observés en 2020. En effet, le Nord-ouest, le Sud-est et l’Ouest ont toujours conservé leur grande activité sismique sur le territoire tandis que la Grand’Anse, le Nord-est et le Centre se sont encore révélés de moindre activité.

Durant la seconde période allant du 14 août au 31 décembre 2021, la situation a drastiquement changé depuis le séisme du samedi 14 août dans les Nippes. En effet, les trois départements les plus touchés par ce séisme, à savoir, les Nippes, la Grand’Anse et le Sud ont occupé la tête du classement pendant les cinq derniers mois de l’année 2021. Cette situation est fort compréhensible pour les Nippes où l’épicentre du séisme de magnitude 7,2 a été localisé et autour duquel on s’attendait à avoir des répliques. De plus, quelques heures après le choc, les calculs de mouvements du sol ont montré que la secousse a été violente dans une région s’étendant de la commune des Cayes à celle de L’Asile et sur toute la largeur de la Péninsule Sud. Plus de 900 répliques ont été enregistrées par la suite dont 400 de magnitude supérieure à 3 susceptibles de causer des dégâts aux bâtiments et de provoquer des mouvements de terrain. Les parties montagneuses des communes dont Corail, Pestel, Cam-Perrin, Maniche, Torbeck, Asile, Arnaud, ont été les plus touchées. Après le choc, les répliques se sont étendues sur 80 km de longueur dans la direction est-ouest dans la Péninsule du Sud et semblent correspondre aux deux plans de rupture mentionnés.

Le séisme du 14 août a, paraît-il, entraîné une crise sismique dans la Grand’Anse qui a enregistré 396 secousses du 14 août au 31 décembre et dont certains épicentres se situent en mer autour de la faille Nord-Grand’Anse-Nippes mise en évidence en 2017 par le « projet de cartographie multirisques de la Grand’Anse » du MPCE mise en oeuvre par le PNUD. Cette faille de 220 km de long a un potentiel sismique de 7,2 d’après les études du PNUD, elle est distante d’une quinzaine de km au nord de la ville de Jérémie, elle a été peut être activée par le séisme du 14 août et on continue à enregistrer des secousses dans la Grand’Anse au début de l’année 2022, ce qui ferait craindre un séisme majeur sur cette faille suivi de tsunami qui seraient néfastes pour la côte nord de la presqu’île du Sud.

En conclusion, dans un intervalle de onze ans (2010-2021), Haïti a été frappée en deux fois par des séismes majeurs de magnitude 7 et 7,2, respectivement celui du 12 janvier 2010 et celui du 14 août 2021. Dans les deux cas, il y a eu des dommages énormes, des pertes en vies humaines et économiques considérables. Face à ces catastrophes récurrentes, Il est plus que temps de disposer d’un plan de réduction du risque sismique en Haïti à l’échelle nationale, car l’aléa est national, et de pratiquer de manière continue la prévention, unique moyen de réduire la vulnérabilité de la population aux effets des aléas sismiques imprédictibles. Aussi, nous lançons un appel à nos chers compatriotes pour leur demander de prendre davantage conscience de ce phénomène naturel, de « Travailler sans relâche à la sauvegarde de l’environnement de leur pays et de s’efforcer toujours de le placer sur la voie de la sécurité sismique en pensant à de meilleures constructions et en appliquant les consignes de la Protection Civile ».

12 Janvier 2010 – 12 Janvier 2022 : 12 ans après, le pays est encore plus vulnérable qu’avant ce séisme dévastateur

12 janvier 2010 – 12 janvier 2022, 12 ans après ce séisme dévastateur qui a causé la mort d’environ 220.000 personnes dont nous saluons la mémoire ici, force est de constater que notre cher pays est toujours si ce n’est davantage, autant vulnérable aux aléas qu’il ne l’était à l’époque.

Au-delà de ces pertes incommensurables en vie humaine, la perte économique de plus de 7.804 milliards de dollars US selon le Rapport d’évaluation du gouvernement, 2010, aurait dû porter les instances dirigeantes à prendre des dispositions multiples afin non seulement d’éviter que tel drame humain ne se reproduise mais aussi prévenir une autre catastrophe économique. En effet, investir dans la protection coûte 100 fois moins cher que dans la réparation.

Comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Il est temps que toutes les bonnes volontés à tous les niveaux de la vie nationale se regroupent pour bâtir une Haïti résiliente, étape par étape, chacun à son niveau. Parmi les tâches à achever, on peut citer :

  1. La mise en place de politiques publiques prenant en compte les risques ;
  2. Le renforcement de la conscientisation générale de la population ;
  3. L’implication plus forte de la société civile ;
  4. L’implémentation de projets durables au bénéfice des communautés les plus vulnérables.

L’AGERCA étant la représentante du secteur privé et de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), renouvelle son engagement pour continuer à jouer son rôle d’accompagner le SNGRD dans la construction de la résilience du pays.

Fête de Noël et de fin d’année, la prudence est de mise contre la COVID-19 et l’insécurité en Haïti

En Haïti, les fêtes de Noël et de fin d’année sont considérées comme les fêtes les plus mouvementées en termes d’activités sociales et récréatives. Cette année, la situation de la période festive est très délicate avec deux situations de crise qui créent de la panique au sein de la population. Il s’agit de la COVID-19 et de l’insécurité incluant des cas d’enlèvement avec demande de rançons…

Par rapport à la situation de COVID-19 en Haïti, le dernier bilan s’élève à 25,917 cas d’infection, 765 décès et 22,666 personnes traitées. Par ailleurs, la campagne de vaccination continue sur tout le territoire national avec le support du programme COVAX. Le bilan total des personnes vaccinées s’élève à 72,102.

L’AGERCA veut rappeler à la population que la prudence est toujours de mise pour éviter de ne pas être infecté par le nouveau coronavirus pendant cette période de fête.

Les mesures de précaution contre la COVID-19 sont les suivantes :

  1. Lavez fréquemment vos mains. Utilisez du savon et de l’eau, ou une solution hydroalcoolique ;
  2. Tenez-vous à distance de toute personne surtout celle qui tousse ou éternue ;
  3. Évitez les activités de foule ;
  4. Portez un masque lorsque la distanciation physique n’est pas possible ;
  5. Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche ;
  6. Couvrez-vous le nez et la bouche avec le pli du coude ou avec un mouchoir, en cas de toux ou d’éternuement ;
  7. Restez chez vous si vous ne vous sentez pas bien ;
  8. Consultez un professionnel de santé si vous avez de la fièvre, que vous toussez et que vous avez des difficultés à respirer.

L’insécurité est un type de risque anthropique car il est dû par le biais des actions humaines. Au cours de ces derniers mois, tout le monde a constaté une augmentation galopante de la situation d’insécurité en Haïti. Pendant cette période de fête, il est extrêmement important de faire beaucoup d’attention et d’être très vigilant dans toutes vos activités.

Quelques conseils contre l’insécurité :

  1. Informez vos proches de vos parcours ;
  2. Sortez en groupe si possible ;
  3. Évitez de sortir seul/seule la nuit sauf en cas d’extrême urgence ;
  4. Dans la rue, donnez toute votre attention à tout ce qui se passe autour de vous en voiture, à moto ou à pied ;
  5. Identifiez au préalable les actions à entreprendre en cas d’urgence ;
  6. Évitez d’être distrait dans votre téléphone ;
  7. Évitez les zones dangereuses et les détours peu fréquentés ;
  8. Eviter de faire de la propagande de vos avoirs et de vos activités sur les réseaux sociaux ;
  9. Assurez-vous que toutes les portes de votre maison ou bureau sont fermées ;
  10. Restez courtois (e) avec tout le monde. 

Dans tous les pays du monde, les fêtes de Noël et de fin d’année restent toujours les fêtes les plus exceptionnelles de l’année. L’AGERCA veut profiter de cette occasion pour souhaiter à tous un Joyeux Noël 2021 et une Heureuse Année 2022 tout en respectant les consignes susmentionnées.

Construire la résilience d’Haïti par l’éducation, l’engagement citoyen et la gestion des risques

Haïti a une longue histoire quant aux risques naturels, dont deux tremblements de terre majeurs depuis 2010, ainsi qu’à l’instabilité politique et à la pauvreté. En raison de son contexte géomorphologique et sismotectonique, Haïti est extrêmement vulnérable aux risques naturels comme le séisme de magnitude 7,2 qui a frappé le pays le 14 août 2021, faisant 2 000 morts et le séisme de magnitude 7,0 de 2010, qui a causé 200 000 morts et des pertes et des dommages estimés à 11 milliards de dollars.

Renforcer les capacités et encourager l’action citoyenne en matière de prévention des risques

Tirant les leçons de cette expérience, Haïti s’est fixé pour objectif d’améliorer sa résilience et de renforcer les capacités techniques nécessaires pour répondre de manière efficace à ces aléas. Certains de ces efforts incluent l’installation de 12 capteurs sismologiques professionnels à travers le pays par l’Université d’État d’Haïti en 2020, une démarche qui a permis au pays d’enregistrer, de localiser et d’analyser rapidement l’activité sismique sur le territoire, y compris les tremblements de terre et les répliques.

Une autre initiative est une campagne pour installer des stations semi-professionnelles à faible coût dans les maisons privées. Grâce à ces capteurs placés gratuitement chez des particuliers, le séisme du 14 août 2021 et les centaines de répliques qui ont suivi, ont pu être enregistrés par les stations sismologiques locales, dont celle du port de Saint-Louis-du-Sud.

Dans le passé, les séismes de faible magnitude pouvaient passer inaperçus car les stations régionales ne pouvaient pas les détecter. Aujourd’hui, même les séismes de magnitude inférieure à 2 sont détectés et enregistrés par le réseau local de stations sismologiques.

Toutes ces avancées techniques, en plus des contributions des citoyens, sont indispensables pour mieux comprendre les processus physiques mis en jeu lors des séismes, estimer les risques sismiques et limiter les dommages et les effets meurtriers des événements sismiques.

Éduquer les générations futures

L’autonomisation des jeunes est également devenue un enjeu stratégique. Une campagne de formation lancée par l’Université d’État d’Haïti, a permis à des dizaines d’étudiants haïtiens de poursuivre leurs études doctorales à l’étranger, rendant la nation moins dépendante des chercheurs étrangers.

Par ailleurs, suite au séisme de 2010, l’Unité de Recherche de la Faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti, avec l’appui du PNUD, propose désormais le premier master en Géosciences. Un nombre total de 50 étudiants haïtiens se sont inscrits dans ce programme d’éducation depuis son lancement.

De la gestion des risques sismiques au relèvement post-catastrophe

En plus de sa contribution à la prévention des catastrophes, suite au séisme de 2021, le PNUD a travaillé avec la Direction générale de la protection civile dans la gestion et le traitement des données au Centre national des opérations d’urgence et aux Centres départementaux des opérations d’urgence, facilitant la systématisation des informations, pour une meilleure évaluation des besoins qui permet le relèvement durable du Grand Sud.
 
Malgré tous les efforts déployés depuis 2010, il existe encore de nombreux défis dans la gestion des risques de catastrophe en Haïti, notamment des défis budgétaires auxquels sont confrontées les institutions de l’État telles que l’Université d’État d’Haïti, la Direction générale de la protection civile et l’Unité technique de sismologie. Pour résoudre ces problèmes, le PNUD a soutenu ces institutions par l’achat d’équipements géophysiques et de gestion des urgences, l’acquisition de stations sismologiques, la formation et le développement d’outils de prévention et de gestion des catastrophes.
 
L’appui du PNUD à la prévention et à la gestion des catastrophes en Haïti va au-delà du risque sismique. Il contribue également à travers des études multi-aléas dans plusieurs départements du pays en termes de gestion des risques de catastrophe et de relèvement. Avec cette approche territoriale basée sur la connaissance des risques, le PNUD aide Haïti à renforcer ses capacités et à devenir plus résilient face aux catastrophes naturelles.

Source : Sadrac Saint-Fleur – Risk and Disaster Management Expert, UNDP Haiti

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 30 novembre 2021

Le bilan sismique du mois de novembre 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit : 155 séismes de magnitudes comprises entre 1,4 et 5,1 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de novembre 2021. Ces séismes sont qualifiés de très mineurs à modérés.

Par rapport au mois d’octobre 2021 durant lequel 191 séismes ont été notés, le mois de novembre a enregistré 36 séismes en moins, soit une baisse de 18,8% environ.

Les 3 départements géographiques les plus sollicités par les petits séismes du mois de novembre sont :

  • La Grand’Anse avec 80 séismes sur 155, soit 51,6 % ;
  • les Nippes avec 55 séismes sur 155, soit 35,5, % ;
  • le Sud avec 13 séismes sur 155, soit 8,4 % ;

Ce qui fait un total de 148 séismes sur 155 pour les trois départements, soit 95,4 % des séismes enregistrés pour le mois de novembre. Rappelons que ces trois départements ont été les plus touchés par le séisme du 14 août dernier.

  • La plupart des séismes enregistrés dans la Grand’Anse sont localisés en mer autour de la faille Nord Grand’Anse-Nippes et ceux provenant des Nippes peuvent être probablement des répliques du séisme du 14 août 2021 dont l’épicentre a été localisé dans ce département.
  • La plupart de séismes se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies.
  • Les séismes du mois de novembre 2021 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 0 et 25 km, donc des séismes peu profonds.

Pour savoir quoi faire en cas de séisme, cliquez ici

AHF sensibilise la population capoise sur le VIH/SIDA, AGERCA l’a rejoint pour sensibiliser sur les menaces naturelles

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du SIDA, L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a rejoint la AIDS Healthcare Foundation (AHF) dans sa mobilisation pour sensibiliser la population capoise contre le VIH/SIDA. Pour sa part, l’AGERCA a profité de cette occasion pour vulgariser les consignes de sûreté et de sécurité face aux aléas naturels auxquels cette ville exposée.

Le thème retenu pour cette année est le suivant : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au SIDA, mettre fin aux pandémies

Chaque année, l’AHF commémore la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Cette année, elle a décentralisé cette activité en ciblant directement la population capoise.

Dans le cadre de cette mobilisation, les deux institutions ont prévu de réaliser les activités suivantes :

  1. Sensibiliser certaines écoles de la ville sur le VIH/SIDA et sur les menaces naturelles ;
  2. Afficher des banderoles dans les rues ;
  3. Sillonner la ville avec un Sound-truck pour diffuser des messages de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les menaces naturelles ;
  4. Diffuser des messages de sensibilisation avec des pancartes ;
  5. Distribuer des préservatifs ;
  6. Entre autres.

A rappeler que tout le département du Nord est exposé à un risque énorme de tremblement de terre parce qu’il est traversé par la grande faille septentrionale. Par rapport à l’amplification des constructions anarchiques au niveau de cette ville, elle risque de subir une catastrophe tragique et même pire celle du 7 Mai 1842 qui a quasiment détruit la ville du Cap-Haïtien dans cette période.

En ce qui a trait à la pandémie VIH/SIDA, le pays compte plus de 100.000 personnes infectées. Selon les Nations Unies, le VIH est considéré comme un problème majeur de santé publique dans le monde car il a causé la mort à environ 33 millions de personnes jusqu’à présent.

Selon les Nations Unies, les facteurs ci-dessous peuvent vous exposer à un niveau élevé pour contracter le VIH :

  • la pénétration anale ou vaginale non protégée ;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST) – syphilis, herpès, chlamydiose, gonorrhée ou vaginose bactérienne par exemple ;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, d’autres matériels d’injection ou de solutions contaminées lors de l’injection de drogues ;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes de tissus, les actes médicaux qui amènent à couper ou percer la peau dans des conditions non stériles ; et
  • les piqûres d’aiguille accidentelles, notamment chez les agents de santé.

Quelques conseils préventifs contre le VIH :

  • Utilisation du préservatif masculin ou féminin lors des rapports sexuels
  • Dépistage et conseil pour le VIH et les IST
  • Circoncision médicale volontaire de l’homme
  • Entre autres,

La AHF a réitéré son thème de l’année dernière ; « SIDA, l’autre pandémie » pour rappeler à toutes et à tous que même en période de pandémie de Covid-19, on ne doit pas baisser les bras dans la lutte pour l’éradication du VIH/SIDA dans le monde. La responsabilité de la protection de votre santé contre ces pandémies est entre vos mains. Restons ferme et solidaire pour éradiquer le VIH.

L’AGERCA, pour sa part, renouvelle son engagement de continuer à sensibiliser la population contre les menaces naturelles à travers le pays.

L’AGERCA invite les acteurs humanitaires à prioriser les produits locaux pour assister les victimes dans les situations de catastrophe

Au cours de ces 20 dernières années, en ce qui a trait au désastre causé par le risque sismique en Haïti, le 14 Aout 2021 sera une date inoubliable pour tout le monde, notamment pour toutes les haïtiennes et tous les haïtiens après le 12 Janvier 2010. Au cours de cette date, les départements Nippes, Sud et Grand’Anse ont subi l’effet dévastateur d’un séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter.

Actuellement, le pays est toujours en pleine phase de réponse humanitaire notamment sur l’aspect relèvement suite à ce séisme qui a frappé la péninsule Sud du pays. Selon la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), le bilan total des victimes s’élève à 2 248 morts, tandis 12 763 sont blessées et 329 autres portées disparues dans les trois départements fortement affectés. Le séisme a directement affecté environ 690 000 personnes, ce qui représente 40 % de la population totale de la Grand’Anse, des Nippes et du Sud.

Cette situation a dépassé la capacité d’Haïti. Dans le but d’assister les victimes de ce séisme, le pays a sollicité l’aide de la communauté humanitaire internationale et nationale. Par le passé, les expériences de désastre dans la réponse humanitaire n’ont pas accordé une certaine priorité aux produits locaux pour assister les victimes. C’était le cas lors de la réponse du séisme 12 Janvier 2010 et l’ouragan Mathew. L’importation de l’aide humanitaire, en temps de crise, affecte grandement la vente des entreprises locales et suscite les employeurs à réduire le personnel à cause de la baisse de leurs chiffres d’affaires.

Cette année, l’AGERCA encourage les acteurs humanitaires à accorder la priorité aux entreprises locales en achetant leurs produits. Cette démarche apporterait une grande contribution au niveau de l’économie nationale et donnerait une approche stratégique d’orienter les premières réponses avec les entreprises locales. Normalement, suite a une situation de catastrophe, la premiere réponse est d’abord locale parce qu’il y a une certaine proximité entre la population affectée et les gestionnaires de l’urgence.

Donc, il est extrêmement important de mettre en place des mécanismes en temps normal dans le but de permettre aux acteurs humanitaires d’utiliser les produits locaux dans le cadre d’une réponse humanitaire suite à une situation de catastrophe.

Note de presse – L’AGERCA de concert avec la DGPC supporte le besoin de coordination pour la communauté internationale

L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) en tant que représentant du secteur privé et de la Société civile au niveau du Système National de la Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) continue à mettre tout en oeuvre pour apporter sa contribution dans la phase de réponse après le séisme du 14 Août dernier qui a frappé la péninsule Sud d’Haïti. A noter que le Centre d’Opération d’Urgence National (COUN) est une structure intégrante du SNGRD.

Ce séisme a directement affecté environ 690 000 personnes, ce qui représente 40 % de la population totale des trois départements touchés (Grand’Anse, Nippes, Sud).

En plus de la mobilisation au niveau local, l’AGERCA, de concert avec son partenaire la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), supporte le besoin de coordination dans le cadre de la réponse pour la communauté internationale en facilitant la collecte et le transport de l’aide humanitaire venant de la diaspora haïtienne des États Unis vers Haïti gratuitement durant la période allant du 17 au 22 septembre 2021.

Depuis le début de la réponse, l’AGERCA et la DGPC sont en collaboration avec la plateforme “ONE Diaspora” qui regroupe des organisations de la diaspora haïtienne pour une meilleure coordination de la réponse en période d’urgence. Toutes les organisations de la diaspora haïtienne sont priées de s’inscrire afin d’apporter leur support et une meilleure coordination et rationalisation des secours à la communauté touchée.

L’AGERCA profite pour inviter une fois de plus toute la communauté de la Diaspora Haïtienne aux USA en générale à faire preuve de solidarité envers les victimes de ce séisme. Tous les dons peuvent être livrés aux deux adresses de SHIPPEX ci-dessous avec un label AGERCA/DPC. Ces dons seront distribués dans les trois départements sous la coordination de l’AGERCA et de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC).

SHIPPEX MIAMI
Adresse
: 8441 NW 68th st, Miami, FL 33166
Téléphone : +1 786 318 7029

SHIPPEX NEW YORK
Adresse
: 136 N. Main st, Spring Valley, NY 10977
Téléphone : +1 845 598 0726

Cette initiative a trouvé le support incommensurable de SHIPPEX et de la ENMARCOLDA / CROWLEY.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Août 2021

Le bilan sismique pour la période allant du 1er au 31 août 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), fait état de 595 séismes. L’activité sismique au cours de cette période est cependant dominée par la survenue, le 14 août 2021 à 8h 29mn 07s, heure locale (UTC – 4), d’un séisme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter.

Selon les premiers calculs, l’épicentre de cet événement a été localisé sur le système de failles Enriquillo Plantain Garden à 18.49o de latitude nord et -73.59o de longitude ouest, à une profondeur de 10 km. Ce séisme s’est produit dans le département des Nippes, plus précisément dans la commune des Baradères à 12 km de Saint-Louis du Sud, 6 km de L’Azile et 10 km de Petit Trou de Nippes. Les répliques qui en résultent, au nombre de 578 au 31 août 2021, ont leur épicentre localisé sur les départements des Nippes, du Sud et de la Grand’Anse avec des magnitudes allant de 1.4 à 5.8. Elles risquent de se produire pendant encore plusieurs semaines à des fréquences et des magnitudes de plus en plus faibles. L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que la prudence est toujours de mise.

Depuis 2015, les données enregistrées par l’UTS montrent un réveil de l’activité sismique au niveau des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques liés au tremblement de terre du 27 octobre 1952. Pour rappel, le mardi 13 octobre 2015, à 7h58 am, une panique a été déclenchée dans cette zone suite à une légère secousse sismique de magnitude 4.6. Cette dernière dont l’épicentre a été localisé en mer à 9 km au nord de la ville de Anse-à-Veau a été particulièrement ressentie dans les communes d’Anse-à-Veau, de Petite-Rivière de Nippes, de Baconnois et d’Arnaud. En 2019, ce département a été le 3e plus sollicité après le sud-est et l’ouest avec 26 séismes à son actif sur 301 au total.

L’année 2021 a déjà vu se produire 34 séismes de magnitude allant de 1.8 à 4.7 au niveau de ce même département jusqu’au mois de juillet. De telles observations indiquent un réveil des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques du séisme du 27 octobre 1952. C’est donc dans le souci de contribuer à la prévention du risque sismique dans la zone de Anse-à-Veau que le projet « PRD ARES EQ risk Haïti » a été mis sur pied, en juin 2019, bien avant le séisme du 14 août, par l’Université de Liège, l’Université de Namur en Belgique et l’Unité de Recherche en Géosciences de la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti, en collaboration avec le Bureau des Mines et de l’Energie. Deux thèses de doctorat sont en cours dans le cadre de ce projet : l’une, à l’Université de Liège, ayant pour objectif la construction de modèles géologiques pour la réalisation des simulations de secousses sismiques à l’aide de données géophysiques et d’outils géostatistiques au niveau de la commune de Anse-à-Veau et l’autre, à l’Université de Namur, axée sur le comportement social de la population par rapport au risque sismique.

Le séisme du 14 août 2021 s’est produit 11 ans après celui du 12 janvier 2010 et frappa la portion sud-ouest d’Haïti en touchant particulièrement 3 départements : la Grand’Anse, les Nippes et le Sud. Les effets notés sont des glissements de terrain, des chutes de blocs, des ruptures de sols en surface. Des dégâts énormes ont été enregistrés : 2248 morts, 12763 blessés, 329 personnes disparues 53815 maisons détruites et 83770 maisons endommagées, d’après le bilan de la Direction Générale de la Protection Civile. Des chiffres qui, d’un point de vue nominal, sont nettement inférieurs à ceux occasionnés par le séisme du 12 janvier 2010 mais élevés lorsque l’on considère la magnitude relativement modérée du séisme et la densité de population et des habitats dans les zones affectées.

Par ailleurs, si le séisme du 12 janvier 2010 a été une surprise pour la population haïtienne qui n’était pas habituée à ce phénomène naturel et dont la mémoire n’a pas été entretenue, celui du 14 août 2021 n’en était pas vraiment une, étant donné qu’il s’est produit 11 ans après le 12 janvier 2010 et moins de 3 ans après le séisme du 6 octobre 2018 qui a lieu dans le département du Nord-Ouest.

Les plus forts dommages ont été enregistrés dans le département du sud, en particulier les villes des Cayes, Camp-Perrin et Maniche. D’après la carte géologique au 1/250000 d’Haïti de Boisson et Momplaisir, 1987, les facies de la ville des Cayes et d’une bonne partie de Camp-Perrin et Maniche sont constitués par des alluvions quaternaires. Une étude de microzonage sismique de la ville des Cayes effectuée en 2014 par Betegard Jeudi a mis en évidence des sols de classe C dans les régions montagneuses dont les vitesses les plus élevées sont de l’ordre 650 m/s. Toujours selon cette même étude, les zones se trouvant en plaine sont encore plus fragiles avec des sols de classe D caractérisés par des vitesses allant de 180 à 350 m/s. Et des sols de catégorie E avec des vitesses atteignant 140 m/s sont aussi retrouvés au niveau des côtes (cf : Figure 3 ci-dessous). Ainsi, mis à part d’autres facteurs comme la qualité des constructions ou celle des matériaux utilisés pour ces constructions, la nature et la faible vitesse de ces sols constituent des paramètres ayant pu contribuer à la distribution des dégâts observés aux Cayes et dans des zones similaires.

AGERCA – Warning note for fundraising to assist earthquake victims August 14 (English version)

The Alliance for Risk Management and Continuity of Activities (AGERCA) would like to remind all public and private institutions and civil society its official role in representing private Sector and civil society organizations within the Risks and Disasters National Management System (SNGRD). Since 2008,in times of crises, AGERCA participates in the National Emergency Operations Center (COUN) to coordinate Private Sector actions in collaboration with the National Direction of Civil Protection (DGPC), Haitian national authority responsible for risk and disaster management.

The situation in the departments of Nippes, the South and the Grande Anse (Southern Peninsula) is catastrophic. As a result, AGERCA reiterates its call for solidarity to the Haitian population. All actions aiming to aid the victims of this earthquake should be conducted honestly and transparently. The victims must receive the collected donations directly. Nobody should undertake collection initiatives for personal ends.

AGERCA, in collaboration with the chambers of commerce and business associations, has established eight (8) donation collection centers in different parts of the metropolitan area in alignment with our partner the General Direction of Civil Protection (DGPC).

While saluting the other donation collection initiatives, AGERCA cautions everyone against the unauthorized use of its name, its staff members, and that of the DGPC in order to collect donations for the victims.

AGERCA also invites all companies and civil society organizations to remain vigilant and to carefully verify the aid requests that they receive.  We would like to remind everyone that it does not do any targeted aid requests. It has launched a global call for support without any demands to the institutions or individuals contributing funds through this process. The support of an institution or individual is voluntary.

AGERCA extends a special thank you to all its members for their contributions, as well as its partners supporting this initiative to provide aid to those in greatest need.  We have been humbly collaborating between public and private institutions to coordinate disaster responses and business continuity since 2008 and we happy to serve our Haitian communities.