Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mai 2021

La République d’Haïti est exposée à un aléa sismique majeur résultant de la présence de failles actives dont la Faille Septentrionale (SF) et la faille Enriquillo Plantain Garden (EPGF), deux structures de direction plus ou moins E-W qui parcourent respectivement le nord et le sud du territoire. Cet aléa sismique, associé au niveau élevé de vulnérabilité de la population, donne lieu à un haut risque sismique capable de provoquer des catastrophes telles que celle liée au séisme du 12 janvier 2010. Des séismes majeurs (par exemple, 1751, 1770, 1842) provoquant des pertes énormes ont eu lieu par le passé en Haïti et continueront de se produire. Pour preuve, 8 ans après le 12 janvier 2010, soit le 6 octobre 2018, un séisme de magnitude seulement 5,9 (environ 35 fois moins fort qu’un séisme de magnitude 7) fut à l’origine de dégâts significatifs dans le nord-ouest du pays.

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que les séismes ne sont pas prévisibles et peuvent survenir à tout moment en Haïti. Les actions de prévention du risque demeurent en vigueur : respect des réglementations parasismiques, aménagement intérieur des lieux de vie, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

L’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 mai 2021 est marquée par la survenue de 43 séismes de magnitudes comprises entre 1,4 et 4, selon les observations faites à partir des réseaux locaux et régionaux.

Ces séismes, de magnitudes faibles à modérées peuvent être classés comme suit:

  • 24, soit 55,81%, sont survenus en mer, ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies ;
  • Le nombre de séismes observés pour le mois de mai 2021 a donc augmenté de 34,88 % par rapport au mois d’avril 2021 au cours duquel 28 événements sismiques ont été enregistrés ;
  • 53,49%, soit 23, des séismes notés ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km ;
  • 93,02%, soit 40, des séismes notés ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1) ;
  • Les séismes les plus profonds sont essentiellement localisés dans le Nord-Ouest et le Sud-Est ;
  • Les départements les plus sollicités sont le Nord-Ouest et le Sud-Est, avec respectivement 19 et 8 séismes pour un pourcentage respectif de 44,19% et 18,6% (Voir tableau 1 ci-dessous).

Depuis le mois de janvier 2021, les départements du Nord-Ouest et du Sud-Est accusent une forte sismicité. A l’inverse, les données enregistrées montrent une diminution de l’activité sismique au niveau de l’Ouest et des Nippes pour les 2 derniers mois. Une telle diminution ne signifie cependant pas que ces départements sont en train de devenir inactifs sismiquement. La vigilance est donc toujours recommandée.

Communiqué de presse – 1e Juin 2021, lancement officiel de la saison cyclonique, préparons-nous d’avantage !

Le grand rendez-vous annuel avec les phénomènes météorologiques s’annonce. C’est la saison cyclonique 2021 ou la saison des ouragans dans l’Atlantique qui s’étend du 1e juin au 30 novembre dans les zones suivantes : l’océan Atlantique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Il est plus que temps de se préparer et de faire progresser la résilience aux catastrophes dans nos communautés. Ce travail ne revient pas seulement à la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) mais à toutes les citoyennes et tous les citoyens responsables de ce pays.

Comme l’année dernière, cette période cyclonique sera plus compliquée car elle coïncide avec une recrudescence du nouveau coronavirus en Haïti. Jusqu’au mois de mai dernier, le bilan s’élevait à 14,037 cas confirmés et 292 morts. Tous les mécanismes de gestion d’urgence notamment en cas d’alerte au cyclone, doivent prendre en compte la crise sanitaire liée à la COVID19.

L’équipe du projet de météorologie tropicale de l’Université d’État du Colorado prévoit une saison des ouragans dans l’Atlantique supérieure à la moyenne. L’équipe prévoit 17 tempêtes nommées, dont 8 ouragans. Par ailleurs, Le Centre de Prévision Climatique (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoit une probabilité de 60% pour une saison au-dessus de la normale.

L’AGERCA veut vous rappeler qu’il est extrêmement important de rester vigilants et de respecter les consignes des autorités en cas d’alerte au cyclone. Il faut aussi surveiller et vérifier les fausses informations qui peuvent créer la panique au sein de la population.

Les noms prévus pour la saison cyclonique 2021 sont les suivants : Bill, Claudette, Danny, Elsa, Fred, Grace, Henri, Ida, Julian, Kate, Larry, Mindy, Nicholas, Odette, Peter, Rose, Sam, Teresa, Victor. Encore une fois cette année, le secteur privé renouvelle son engagement à travers l’AGERCA pour apporter son soutien en cas d’urgence auprès des populations affectées.

Selon la Direction Générale de la Protection Civile, la saison cyclonique de l’an dernier a fait environ 31 morts, 8 disparus, 8 blessés et autres dégâts matériels. Cette année, pendant la période pluvieuse du mois d’avril, nous avons déjà enregistré 3 décès et des centaines de sinistrés. Dans le but d’éviter de compter des victimes durant cette saison cyclonique nous devons impérativement respecter les consignes de sécurité et les partager avec nos proches. Alors agissons ensemble pour sauver des vies !

AHF – Haiti | Campagne de plaidoyer “VOW – Vaccinate Our World” sur les médias pour protéger le monde

“Si la disparité immorale dans la distribution des vaccins ne vous dérange pas, la sérieuse menace que cela représente pour le monde le devrait”, telle est la principale déclaration de la campagne ‘’Vaccinate Our World’’, qui rassemble des milliers d’organisations, de la communauté scientifique, des dirigeants mondiaux et les citoyens autour de la planète pour élever leurs voix contre l’injustice évidente dans l’accès aux vaccins COVID19.

L’initiative, qui est dirigée par la AIDS Healthcare Foundation (AHF), le plus grand fournisseur de soins et de traitement du VIH et du sida au monde, vise à « sonner l’alarme » pour éviter un scénario encore plus catastrophique sans égalité d’accès aux vaccins de COVID -19 à tous les pays, en particulier les plus pauvres.

Cette initiative soulève cinq points clés :

  1. Les pays du G20 doivent s’engager à contribuer 100 milliards de dollars pour financer l’effort mondial de
    vaccination ;
  2. Mettre en place la production et la distribution de 7 milliards de doses de vaccins dans le monde en un an ;
  3. Les sociétés pharmaceutiques et les gouvernements doivent publier ou suspendre les brevets sur les vaccins COVID-19 pendant la pandémie ;
  4. Les pays doivent être transparents à 100% dans les informations et les données partagées concernant la pandémie ;
  5. Les dirigeants mondiaux doivent promouvoir la coopération internationale en tant que force motrice pour mettre fin à la pandémie et mettre de côté les intérêts politiques.

«Bien que les pays riches aient déclaré au début de la pandémie que tout le monde recevrait des vaccins, les pays à faible revenu ont reçu moins de 1% des 950 millions de doses administrées dans le monde», a déclaré le président de l’AHF Michael Weinstein. “Alors que les pays les plus riches stockent égoïstement des vaccins, les experts prédisent que ce sera probablement jusqu’à la fin de 2022, lorsque les populations les plus vulnérables du monde auront été vaccinées et que leur vie sera en sécurité. C’est inacceptable”, a-t-il ajouté.

AHF, une organisation dont l’expérience est basée sur 34 ans de travail dans la réponse au VIH et au SIDA, et qui a été présente dans la réponse aux flambées de virus Ebola en Afrique subsaharienne, assure qu’avec un virus tel que le SRAS-CoV2 , “aucun pays ne sera en sécurité tant que tous les citoyens du monde ne seront pas vaccinés”, car le virus ne reconnaît pas les frontières et est hautement contagieux.

Le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment noté que 87% des plus de 700 millions de vaccins administrés dans le monde sont allés dans des pays à revenu élevé ou intermédiaire de la tranche supérieure, tandis que les pays à faible revenu en ont à peine reçu 0,2%. Les pays à revenu élevé ont vacciné en moyenne 1 personne sur 4, tandis que seulement 1 personne sur 500 dans les pays à faible revenu a reçu un vaccin COVID-19. Sur tous les vaccins produits dans le monde, les trois quarts étaient concentrés dans seulement 10 pays, alors qu’il y a au moins 30 pays qui n’ont pas reçu une seule dose.

À partir du 23 avril, en moyenne dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 8.2 doses avaient été appliquées pour 100 habitants, à l’exception du Chili, avec 71 doses pour 100 habitants.

En revanche, dans les pays développés, la moyenne est de 51 doses pour 100 habitants, et dans des cas comme Israël et les Émirats arabes unis, elle a dépassé 100 doses pour 100 habitants.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, la plupart des pays dépendent du mécanisme conjoint COVAX pour accéder aux vaccins (créé par l’OMS et l’Initiative mondiale pour les vaccins et la vaccination, GAVI), qui a été très lent en raison du manque d’intrants de production et des processus bureaucratiques des entreprises pharmaceutiques.

En plus de garantir un financement suffisant pour l’achat de vaccins, la production de vaccins doit être augmentée dans le monde entier et l’accès aux brevets doit être fluide pour permettre une augmentation rapide de la production. Pour mettre fin à la pandémie, il faudra également beaucoup plus de partage d’informations et de coopération entre les nations – y compris la suppression des restrictions auto-imposées sur les exportations de vaccins pour les pays en excédent. Les dirigeants du G20 et des institutions financières mondiales telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale doivent également s’engager à intensifier leurs contributions immédiatement.

“Les nations du monde entier ont dépensé des milliards de dollars pour lutter contre le nouveau coronavirus et ont perdu des billions de productivité avec leurs économies dévastées: 100 milliards de dollars est un petit prix à payer pour protéger tout le monde sur la planète avec des vaccins. Ils sauvent des vies”, a déclaré Weinstein.

La campagne « Vacciner Notre Monde », promue dans le monde entier avec l’acronyme VOW, propose de rassembler autant de signatures numériques que possible des organisations et des individus, via son site Web ici, avec une campagne intense dans au moins 45 pays sur quatre continents, sur les réseaux sociaux, les médias numériques complétés par des événements formels et / ou une presse virtuelle à Bangkok, Johannesburg, Londres, São Paulo et Washington, DC et des annonces officielles dans les principaux journaux du monde.

L’organisation invite les gens à suivre les hashtags sur Twitter et partager la campagne via le site officiel ici :

  • Anglais : #VaccinateOurWorld et #VOWnow ;
  • Espagnol : #VacunarNuestroMundo ;
  • Portugais: #VacunaNossoMundo ;
  • Français : #VaccinerNotreMonde

Ce que vous devez savoir sur les gestes qui peuvent sauver des vies en situation de détresse

Avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse et ne pas pouvoir intervenir par manque de connaissance peut causer un sentiment de culpabilité surtout s’il s’agit d’un proche.

De ce fait, il est crucial d’apprendre un minimum sur les bons gestes qui peuvent sauver des vies et de les pratiquer à travers des exercices de simulations.

Les situations de détresse et les gestes appropriés

L’étouffement

Que faire en cas d’étouffement de l’enfant ou du nourrisson ?
La réponse est ici

Comment réagir face à un adulte qui s’étouffe ?
La réponse est ici

Le saignement

Les gestes appropriés en cas de saignement.
Pour savoir cliquez ici

L’inconscient

Comment mettre une personne en Position Latérale de Sécurité (PLS) ?
La réponse est ici

L’arrêt cardiaque ou le malaise cardiaque

Comment faire un massage cardiaque ?
La réponse est ici

Comment utiliser un défibrillateur ?
La réponse est ici

La brûlure

Les gestes d’urgence face à une brûlure
La réponse est ici

Chaque année, des milliers de personnes meurent par faute d’une petite action mineure envers une personne en situation de détresse. Avec l’application des conseils ci-dessus, vous pouvez arriver à sauver une ou plusieurs vies. Chaque année, cinq millions de personnes sont victimes d’un accident de la vie courante. Parmi ces victimes, on compte un million d’enfants. On peut arriver à réduire ces tragédies si beaucoup de personnes connaissent et pratiquent les gestes qui sauvent. Alors, formez-vous pour sauver des vies !

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mars 2021

Le bilan sismique du mois de mars 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit :

45 séismes de magnitudes comprises entre 1,0 et 4,5 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de mars 2021, ces séismes sont qualifiés de très mineurs à mineurs. Par rapport au mois de février 2021 durant lequel 54 séismes ont été notés, le mois de mars a enregistré 9 séismes en moins.

Les 4 départements géographiques les plus sollicités par les petits séismes du mois de mars sont :

  • le Sud-Est avec 12 séismes sur 45, soit 26,7 % ;
  • les Nippes avec 11 séismes sur 45, soit 24,5 % ;
  • le Nord-Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 % ;
  • l’Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 %.

Ce qui fait un total de 37 séismes sur 45 pour les quatre départements, soit 82,4 % des séismes enregistrés pour le mois.

Les activités sismiques ont repris dans le département des Nippes au cours du mois mars après avoir subi une petite crise sismique à la date du 23 février dernier au cours de laquelle au moins quatre (4) secousses sismiques de magnitudes comprises entre 3,3 et 4,2 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées et ressenties au nord de Petit Trou de Nippes, respectivement à 02h37’08’’a.m. (M=4,1), à 02h38’03’’ a.m. (M=4,2), à 04h02’42’’ a.m (M=3.3) et à 06h59’13’’ a.m. (M=4,1).

35 séismes (77,8 %) se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies. Les séismes du mois de mars 2021 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 0 et 38 km, donc des séismes peu profonds.

Pour savoir quoi faire en cas de tremblement de terre cliquez ici.

Source : Bureau des Mines et de l’Energie d’Haiti

Protection Civile : Les intempéries de ces derniers jours ont fait trois décès et des centaines de sinistrés

Les pluies intenses, qui se sont abattues depuis au moins trois jours sur la région Nord d’Haïti, ont occasionné trois décès et des dégâts importants dans plusieurs départements. La direction générale de la Protection Civile présente ses sympathies et réitère son soutien aux victimes de ces intempéries et à leurs familles.

Le phénomène pluvieux, provoqué par le passage d’un système frontal sur le pays, a affecté quatre des dix départements géographiques du pays. Des crues et débordements de rivière ont été enregistrés dans le Centre, le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest, et plusieurs communes sont touchées par des inondations.

Une personne a été tuée à Jean-Rabel et 149 maisons inondées. Deux morts ont été recensées dans la commune de Bois de Lance (Nord) et trois (3) autres personnes sont portées disparues dans le département. Plus de 1270 maisons ont été inondées dans les communes de Terrier-Rouge, Caracol et Trou-du-Nord (Nord-Est).

Les fortes averses ont affecté plusieurs rues principales de la ville du Cap-Haïtien et les quartiers de Blue-Hills, Haut du Cap, Petite- Anse, Charrier, Zo-Vincent, Cité du peuple, Fort Saint Michel, Bas-Champin ont été inondés.

Des interventions mobilisant les volontaires de la Protection Civile ont permis de mettre en abri 137 familles à Terrier-Rouge et Caracol, dans le Nord-Est et un abri qui a été activé au Cap-Haïtien héberge environ 85 personnes. Les directions départementales de la Protection Civile ont activité partiellement leurs centres d’opérations d’urgence.

Les épisodes de pluie se poursuivent et menacent de s’étendre au reste du pays demain mardi, selon le bulletin quotidien de l’Unité hydrométéorologique (UHM).

La direction générale de la Protection Civile salue l’engagement des structures départementales, communales et les institutions partenaires dans les efforts de secours et de première réponse au bénéfice des communautés affectées. Elle continue d’accompagner les populations vulnérables et rappelle aux habitantes et habitants des zones à risques d’inondation, d’éboulement et de glissement de terrain qu’ils doivent rester prudents et respecter les consignes de sécurité habituelles en cas de fortes pluies.

Source : Direction Générale de la Protection Civile

Communiqué de presse COVID19 – Bilan des activités de l’AGERCA pour lutter contre le nouveau coronavirus

Une année passée, la pandémie causée par le nouveau coronavirus continue son petit bonhomme de chemin en faisant sur sa route des victimes partout dans le monde. Le bilan mondial actuel s’élève à 112 214 084 cas infectés et 2 487 568 morts tandis que Haïti enregistre 12 309 cas infectés et 247 morts. L’AGERCA de concert avec ses partenaires a contribué grandement dans la lutte contre la propagation du virus par le biais de différentes activités sur le terrain notamment dans les zones marginalisées comme Martissant, Cité Soleil, entre autres. En plus, l’AGERCA a réalisé une étude concernant l’impact de la crise sur les TPE (Très Petites Entreprises) et (Petites et Moyennes Entreprises) PME en Haïti.

Le bilan des activités de l’AGERCA pour lutter contre le coronavirus en Haïti se présente comme suit : distribution de plus d’un millier de masques ; aspersion dans les écoles, les églises et les commissariats ; distribution de kits sanitaires et hygiéniques ; divulgation des gestes barrières à l’aide d’un Sound-truck, des posters, des spots audios ainsi que sur les réseaux sociaux. Les activités ont ciblé plusieurs communes du pays notamment la zone métropolitaine incluant des zones marginalisées.

Le rapport d’étude sur l’impact de la COVID-19 sur les TPE et PME en Haïti élaboré dans le cadre de nos différents projets est publié sur le site web de l’AGERCA (www.agerca.ht), afin de permettre aux responsables d’entreprise de capitaliser sur cette crise avec les leçons apprises. Cette expérience va aider dans la construction des institutions résilientes qui peuvent résister à toute éventuelle situation de crise qui pourra se présenter. C’est l’une des missions de l’AGERCA, de contribuer à la construction des entreprises résilientes face aux risques de désastre auxquels nous sommes exposés en Haïti.

Vu que le coronavirus est toujours présent sur le territoire national et que différentes mutations ont été enregistrées dans le monde, l’AGERCA invite la population à respecter les gestes barrières dans le but de continuer à lutter contre la propagation du virus et de ses mutations au sein de la population.

Le rôle de la mairie dans la Gestion des Risques de Désastre (GRD) pour construire des communautés résilientes en Haiti

Dans l’organigramme du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD), les mairies sont considérées comme les responsables de la protection civile au niveau de la commune. Au sein de certaines communes du pays, il existe une structure qui s’appelle Comité Communal de Protection Civile (CCPC). Ce comité est composé des maires et de représentants d’institutions déconcentrées et des citoyens bénévoles. Ils sont les premiers à intervenir au niveau de la commune, avec l’appui des brigadiers volontaires, dans la prévention et la Gestion des Risques de Désastre en raison de leur proximité avec la population. Pour aller plus loin, il existe au niveau des sections communales des Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) gérés par les représentants et représentantes de la localité.

Dans le cadre de la Gestion des Risques de Désastre (GRD), les mairies ont un rôle crucial depuis la phase de prévention, jusqu’aux phases de réponse et rétablissement. Parmi ces rôles, on trouve ceux de :

Prévenir et préparer contre toutes sortes de menaces

Pour éviter une situation de catastrophe dans une commune, il faut travailler en amont pour prévenir et se préparer contre toutes les sortes de menaces, avec la mise en place de tous les dispositifs nécessaires pour assurer la protection de la population au niveau de la commune.

En termes de prévention contre les risques, notamment contre le risque sismique, lors des constructions, la mairie détient la responsabilité de délivrer un permis de construction et elle doit aussi s’assurer que la construction est conforme aux normes de construction et que le terrain n’est pas localisé dans une zone à risque. La délivrance du permis de construction permettrait à la mairie d’avoir le contrôle des bâtiments construits pour éviter toutes sortes de construction anarchique qui écroulerait suite à une petite secousse sismique de magnitude 5 ou 6 sur l’échelle de Richter. Cette intervention en amont pourrait avoir un impact considérable dans la réduction des dégâts causés par les séismes au niveau des communes.

Les données de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) révèlent qu’en 2015, le nombre de ménages pour la ville de Port-au-Prince était de 210 782, soit plus d’un million de personnes. De 2015 à 2019, les chantiers se sont multipliés. La mairie au niveau de cette commune ne dispose d’aucun chiffre sur les nouvelles maisons construites ou sur la quantité de permis délivrés durant ces quatre années. Ce manque de contrôle dans les constructions augmente le niveau de vulnérabilité de la ville face aux risques de désastre.

Pour le risque d’incendie dans une commune, la mairie doit disposer au moins d’un corps de pompiers digne de son nom pour intervenir en cas d’incendie. En Haïti, on peut compter sur les doigts le nombre de commune qui dispose d’un corps de pompiers.

Informer et sensibiliser les populations contre les menaces

Rendre accessible les informations sur les menaces auxquelles une commune est exposée, fait partie du rôle d’une mairie. De ce fait, la mise en place de l’outil DICRIM (Dossier d’Information Communal sur les Risques Naturels Majeurs) revêt une importance capitale. Le DICRIM a pour but d’informer la population sur les risques existants au niveau de la commune et les moyens de s’en protéger pour éviter d’être victime.

Assister et rétablir les populations touchées par une menace

Comme susmentionné, les responsables communaux sont les premiers à intervenir pour assister une population affectée par une menace car la premiere réponse est d’abord locale. Dans le cas où la situation dépasse les capacités des responsables communaux, ils peuvent demander de l’aide au niveau départemental et même au niveau central mais la coordination communale de l’assistance humanitaire doit être assurée par les responsables communaux.

En conclusion, le niveau de la vulnérabilité de la population de toutes les communes en Haïti se dégrade de jour en jour. Si les responsables communaux jouaient leur rôle de manière efficace et efficiente avec le moyen dont ils disposent, le pays pourrait être plus résilient face aux risques de catastrophe.

Pwoteksyon Sivil – Depi 2015, siklòn Wakin / Joaquin pa sou moun ankò, an n sispann fè propagann ak fo enfòmasyon

Anpil fwa nan peyi d Ayiti, tankou lè genyen move tan, animasyon sou rezo sosyo yo fè kenken. Sa konn ede anpil nan enfòme ak sansibilize kominote yo, pote sekou ak asistans bay moun ki viktim yo. An nou di, nan sove lavi moun, bèt epi pwoteje byen ak anviwònman nou. Men, gen moun ki plede pataje nenpòt bagay, tankou foto evènman ki pase deja, swa isit an Ayiti oswa nan lòt peyi, oubyen yo voye mesaj ki pa laverite.

Youn nan mesaj ki pi kouran depi 2 lane konsa, se lè yo anonse “Wakin”, ki se non kreyòl siklòn “Joaquin”, pral frape Ayiti. Anpil moun ki swiv aktyalite etone pou wè konbyen fwa mesaj sa defile sou rezo sosyo yo deja. Menm gen moun k ap poze kesyon pou konnen “Kisa mo sa ye ? Eske se yon siklòn toutbon oubyen yon mesaj movèz fwa ? Si se yon siklòn vre, konbyen fwa li gen pou l pase sou peyi a ?”

Avrèdi, gen yon siklòn ki te rele “Joaquin/Wakin” nan lane 2015. Li te pase nan rejyon Karayib la nan finisman mwa septanm pou rive komansman mwa oktòb. Si nou vle, nou kapab al gade jounal anliy Alterpresse, konsa n ap wè jan “Joaquin” te lakòz lapli ak gwo van nan peyi a, san li pa te rive sou nou dirèk dirèk. Li te frape plizyè peyi nan rejyon an. Tcheke jounal franse Le parisien, n ap wè.

Pou nou kapab konnen lis non siklòn ki ka rive nan rejyon nou an, soti ane sa a pou rive jous 2022, nou mèt ale sou sit NHC, ki an angle, epi gade tablo ki konsène nou an : “Atlantik, lanmè Karayib ak Gòlf Meksik”.



Tanpri, ede nou kwape fòm mesaj sa yo sou rezo sosyo yo. Tout sitwayen, fanm kou gason, ki kwè nan ranfòse kominote yo sitou kont malè pandye, fè mesaj sa pase bay kontak nou epi nan gwoup nou ladan yo.
Mèsi !

Anpil fwa, moun ak anpil sit propagann itilize medya sosyal pou fè bri kouri ak pawòl anpil. Nou pa ka di aklè ni kiyès yo vize, ni ki misyon yo. Men se voye monte y ap fè. Dapre espesyalis nan zafè meteyo, se chak 6 lane yo retounen ak yon non siklòn. Yo ka pa menm itilize yon non ankò si siklòn nan te fè anpil dega nan kèk kominote. Tankou “Joaquin/Wakin” nan lane 2015, se premye fwa li te pase nan rejyon an, men se dènye fwa tou nou menm n ap wè li, paske “Julian” gentan ranplase li nan lis 2021 an.

Erdesson Ersly Cossier
CDC-CDGRD Nord

Communiqué de presse : 12 Janvier 2010 – 12 Janvier 2021, 11 ans plus tard, quel constat pour le pays ?

Le 12 janvier a marqué la mémoire et devient une date inoubliable pour tous les haïtiens.

Chargée d’amertume, la date du 12 janvier 2010 marque l’un des tremblements de terre les plus dévastateurs dans le monde. Ce séisme catastrophique, a causé la mort d’environ 230.000 personnes et une perte économique évaluée à près de 8 milliards de dollars, soit environ 100% du PIB d’Haïti selon le rapport d’évaluation des besoins et des dégâts des autorités du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD).

Après cette date et malgré ce sinistre évènement, la population continue de construire dans l’anarchie la plus totale, sans respecter les normes parasismiques établies par les autorités. Pire, beaucoup de gens vivent même sous des maisons fissurées par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 au péril de leur vie.

Par cette note, l’AGERCA exhorte les autorités haïtiennes notamment les mairies à assumer leurs responsabilités en faisant respecter par tous les mécanismes possibles les normes de construction parasismique et éviter de construire dans les zones vulnérables.

11 ans plus tard, on peut tous constater que le pays n’est toujours pas prêt pour faire face à un autre tremblement de terre. Si nous n’agissons pas rapidement, nous risquons d’avoir à faire face à un séisme encore plus ravageur que celui de 2010, avec toutes ses conséquences.