12 Janvier 2010 – 12 Janvier 2022 : 12 ans après, le pays est encore plus vulnérable qu’avant ce séisme dévastateur

12 janvier 2010 – 12 janvier 2022, 12 ans après ce séisme dévastateur qui a causé la mort d’environ 220.000 personnes dont nous saluons la mémoire ici, force est de constater que notre cher pays est toujours si ce n’est davantage, autant vulnérable aux aléas qu’il ne l’était à l’époque.

Au-delà de ces pertes incommensurables en vie humaine, la perte économique de plus de 7.804 milliards de dollars US selon le Rapport d’évaluation du gouvernement, 2010, aurait dû porter les instances dirigeantes à prendre des dispositions multiples afin non seulement d’éviter que tel drame humain ne se reproduise mais aussi prévenir une autre catastrophe économique. En effet, investir dans la protection coûte 100 fois moins cher que dans la réparation.

Comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Il est temps que toutes les bonnes volontés à tous les niveaux de la vie nationale se regroupent pour bâtir une Haïti résiliente, étape par étape, chacun à son niveau. Parmi les tâches à achever, on peut citer :

  1. La mise en place de politiques publiques prenant en compte les risques ;
  2. Le renforcement de la conscientisation générale de la population ;
  3. L’implication plus forte de la société civile ;
  4. L’implémentation de projets durables au bénéfice des communautés les plus vulnérables.

L’AGERCA étant la représentante du secteur privé et de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), renouvelle son engagement pour continuer à jouer son rôle d’accompagner le SNGRD dans la construction de la résilience du pays.

Construire la résilience d’Haïti par l’éducation, l’engagement citoyen et la gestion des risques

Haïti a une longue histoire quant aux risques naturels, dont deux tremblements de terre majeurs depuis 2010, ainsi qu’à l’instabilité politique et à la pauvreté. En raison de son contexte géomorphologique et sismotectonique, Haïti est extrêmement vulnérable aux risques naturels comme le séisme de magnitude 7,2 qui a frappé le pays le 14 août 2021, faisant 2 000 morts et le séisme de magnitude 7,0 de 2010, qui a causé 200 000 morts et des pertes et des dommages estimés à 11 milliards de dollars.

Renforcer les capacités et encourager l’action citoyenne en matière de prévention des risques

Tirant les leçons de cette expérience, Haïti s’est fixé pour objectif d’améliorer sa résilience et de renforcer les capacités techniques nécessaires pour répondre de manière efficace à ces aléas. Certains de ces efforts incluent l’installation de 12 capteurs sismologiques professionnels à travers le pays par l’Université d’État d’Haïti en 2020, une démarche qui a permis au pays d’enregistrer, de localiser et d’analyser rapidement l’activité sismique sur le territoire, y compris les tremblements de terre et les répliques.

Une autre initiative est une campagne pour installer des stations semi-professionnelles à faible coût dans les maisons privées. Grâce à ces capteurs placés gratuitement chez des particuliers, le séisme du 14 août 2021 et les centaines de répliques qui ont suivi, ont pu être enregistrés par les stations sismologiques locales, dont celle du port de Saint-Louis-du-Sud.

Dans le passé, les séismes de faible magnitude pouvaient passer inaperçus car les stations régionales ne pouvaient pas les détecter. Aujourd’hui, même les séismes de magnitude inférieure à 2 sont détectés et enregistrés par le réseau local de stations sismologiques.

Toutes ces avancées techniques, en plus des contributions des citoyens, sont indispensables pour mieux comprendre les processus physiques mis en jeu lors des séismes, estimer les risques sismiques et limiter les dommages et les effets meurtriers des événements sismiques.

Éduquer les générations futures

L’autonomisation des jeunes est également devenue un enjeu stratégique. Une campagne de formation lancée par l’Université d’État d’Haïti, a permis à des dizaines d’étudiants haïtiens de poursuivre leurs études doctorales à l’étranger, rendant la nation moins dépendante des chercheurs étrangers.

Par ailleurs, suite au séisme de 2010, l’Unité de Recherche de la Faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti, avec l’appui du PNUD, propose désormais le premier master en Géosciences. Un nombre total de 50 étudiants haïtiens se sont inscrits dans ce programme d’éducation depuis son lancement.

De la gestion des risques sismiques au relèvement post-catastrophe

En plus de sa contribution à la prévention des catastrophes, suite au séisme de 2021, le PNUD a travaillé avec la Direction générale de la protection civile dans la gestion et le traitement des données au Centre national des opérations d’urgence et aux Centres départementaux des opérations d’urgence, facilitant la systématisation des informations, pour une meilleure évaluation des besoins qui permet le relèvement durable du Grand Sud.
 
Malgré tous les efforts déployés depuis 2010, il existe encore de nombreux défis dans la gestion des risques de catastrophe en Haïti, notamment des défis budgétaires auxquels sont confrontées les institutions de l’État telles que l’Université d’État d’Haïti, la Direction générale de la protection civile et l’Unité technique de sismologie. Pour résoudre ces problèmes, le PNUD a soutenu ces institutions par l’achat d’équipements géophysiques et de gestion des urgences, l’acquisition de stations sismologiques, la formation et le développement d’outils de prévention et de gestion des catastrophes.
 
L’appui du PNUD à la prévention et à la gestion des catastrophes en Haïti va au-delà du risque sismique. Il contribue également à travers des études multi-aléas dans plusieurs départements du pays en termes de gestion des risques de catastrophe et de relèvement. Avec cette approche territoriale basée sur la connaissance des risques, le PNUD aide Haïti à renforcer ses capacités et à devenir plus résilient face aux catastrophes naturelles.

Source : Sadrac Saint-Fleur – Risk and Disaster Management Expert, UNDP Haiti

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 30 novembre 2021

Le bilan sismique du mois de novembre 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit : 155 séismes de magnitudes comprises entre 1,4 et 5,1 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de novembre 2021. Ces séismes sont qualifiés de très mineurs à modérés.

Par rapport au mois d’octobre 2021 durant lequel 191 séismes ont été notés, le mois de novembre a enregistré 36 séismes en moins, soit une baisse de 18,8% environ.

Les 3 départements géographiques les plus sollicités par les petits séismes du mois de novembre sont :

  • La Grand’Anse avec 80 séismes sur 155, soit 51,6 % ;
  • les Nippes avec 55 séismes sur 155, soit 35,5, % ;
  • le Sud avec 13 séismes sur 155, soit 8,4 % ;

Ce qui fait un total de 148 séismes sur 155 pour les trois départements, soit 95,4 % des séismes enregistrés pour le mois de novembre. Rappelons que ces trois départements ont été les plus touchés par le séisme du 14 août dernier.

  • La plupart des séismes enregistrés dans la Grand’Anse sont localisés en mer autour de la faille Nord Grand’Anse-Nippes et ceux provenant des Nippes peuvent être probablement des répliques du séisme du 14 août 2021 dont l’épicentre a été localisé dans ce département.
  • La plupart de séismes se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies.
  • Les séismes du mois de novembre 2021 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 0 et 25 km, donc des séismes peu profonds.

Pour savoir quoi faire en cas de séisme, cliquez ici

AHF sensibilise la population capoise sur le VIH/SIDA, AGERCA l’a rejoint pour sensibiliser sur les menaces naturelles

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du SIDA, L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a rejoint la AIDS Healthcare Foundation (AHF) dans sa mobilisation pour sensibiliser la population capoise contre le VIH/SIDA. Pour sa part, l’AGERCA a profité de cette occasion pour vulgariser les consignes de sûreté et de sécurité face aux aléas naturels auxquels cette ville exposée.

Le thème retenu pour cette année est le suivant : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au SIDA, mettre fin aux pandémies

Chaque année, l’AHF commémore la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Cette année, elle a décentralisé cette activité en ciblant directement la population capoise.

Dans le cadre de cette mobilisation, les deux institutions ont prévu de réaliser les activités suivantes :

  1. Sensibiliser certaines écoles de la ville sur le VIH/SIDA et sur les menaces naturelles ;
  2. Afficher des banderoles dans les rues ;
  3. Sillonner la ville avec un Sound-truck pour diffuser des messages de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les menaces naturelles ;
  4. Diffuser des messages de sensibilisation avec des pancartes ;
  5. Distribuer des préservatifs ;
  6. Entre autres.

A rappeler que tout le département du Nord est exposé à un risque énorme de tremblement de terre parce qu’il est traversé par la grande faille septentrionale. Par rapport à l’amplification des constructions anarchiques au niveau de cette ville, elle risque de subir une catastrophe tragique et même pire celle du 7 Mai 1842 qui a quasiment détruit la ville du Cap-Haïtien dans cette période.

En ce qui a trait à la pandémie VIH/SIDA, le pays compte plus de 100.000 personnes infectées. Selon les Nations Unies, le VIH est considéré comme un problème majeur de santé publique dans le monde car il a causé la mort à environ 33 millions de personnes jusqu’à présent.

Selon les Nations Unies, les facteurs ci-dessous peuvent vous exposer à un niveau élevé pour contracter le VIH :

  • la pénétration anale ou vaginale non protégée ;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST) – syphilis, herpès, chlamydiose, gonorrhée ou vaginose bactérienne par exemple ;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, d’autres matériels d’injection ou de solutions contaminées lors de l’injection de drogues ;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes de tissus, les actes médicaux qui amènent à couper ou percer la peau dans des conditions non stériles ; et
  • les piqûres d’aiguille accidentelles, notamment chez les agents de santé.

Quelques conseils préventifs contre le VIH :

  • Utilisation du préservatif masculin ou féminin lors des rapports sexuels
  • Dépistage et conseil pour le VIH et les IST
  • Circoncision médicale volontaire de l’homme
  • Entre autres,

La AHF a réitéré son thème de l’année dernière ; « SIDA, l’autre pandémie » pour rappeler à toutes et à tous que même en période de pandémie de Covid-19, on ne doit pas baisser les bras dans la lutte pour l’éradication du VIH/SIDA dans le monde. La responsabilité de la protection de votre santé contre ces pandémies est entre vos mains. Restons ferme et solidaire pour éradiquer le VIH.

L’AGERCA, pour sa part, renouvelle son engagement de continuer à sensibiliser la population contre les menaces naturelles à travers le pays.

COP26 – Compilation de certains articles sur les actualités de la conférence sur le changement climatique

COP26 à Glasgow : qu’est-ce que la COP26 ? 

“Il est minuit moins une” pour la planète, a rappelé Boris Johnson, hôte de la COP26 qui se tient à Glasgow (Écosse) jusqu’au 12 novembre. Six ans après la COP21 et les accords de Paris, ce sommet va permettre de dresser un premier bilan. Mais pour bien comprendre les enjeux de cette 26ème édition, David Gilberg et Achren Verdian retracent l’histoire de la COP. Climat

Regarder la vidéo ici : https://bit.ly/3wHbtcX

COP26 | Le PNUD, avec le support de ses partenaires, appuie Haïti dans ses efforts pour atteindre ses objectifs dans la lutte contre les changements climatiques

La Conférence des Parties (COP) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un évènement annuel initié depuis 1945 qui offre aux représentants des 197 États-parties et des citoyens du monde entier un espace d’échanges et de débats autour des enjeux et défis liés au changement climatique. Cette année encore, la COP26 constitue une occasion unique pour les pays de débattre de l’urgence et des opportunités d’une économie zéro carbone, des mesures d’adaptation liées aux changements climatiques ainsi que de poursuivre les actions menées pour respecter les engagements pris en 2015 à Paris.

Lire la suite ici : https://bit.ly/3oqnYFJ

Haïti sollicité pour négocier au nom des petits états insulaires sur le financement de l’adaptation au changement climatique

La République d’Haïti a été sollicitée par les pays membres de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS, en anglais) pour mener en leur nom les négociations sur le financement de l’adaptation climatique au cours de cette COP26 à Glasgow, en Écosse. Pour le ministre Cadet, le temps des belles intentions doit être révolu. A noter que la Barbade par le biais de sa présidente, conduit les négociations générales pour l’AOSIS.

Lire la suite ici : https://bit.ly/30gZuHf

COP26 : Accord surprise entre la Chine et les Etats-Unis pour le « renforcement de l’action climatique »

C’est la surprise de cette fin de COP. La Chine et les Etats-Unis, premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, ont annoncé mercredi à la COP26 un accord surpris, relançant les espoirs à deux jours de la fin de cette conférence cruciale sur le climat.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de la conférence de Glasgow, venait à peine de lancer un appel à une « impulsion forte » dans les discussions, assurant qu’il n’y aurait « pas d’excuses » pour échouer, lorsque Pékin et Washington ont annoncé une « déclaration conjointe sur le renforcement de l’action climatique ».

Lire la suite ici : https://bit.ly/3wDEJB8

Déclaration de Glasgow sur la reforestation : Plus de 110 pays dont Haiti s’y engagent 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson est monté sur le podium ce 2 novembre 2021 pour annoncer qu’au moins 110 pays représentant 85% des forêts de la planète avaient signé la déclaration pivot des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres, adoptée lors de la COP26, s’engageant à stopper et à inverser la déforestation d’ici 2030.

Lire la suite ici : https://bit.ly/2YL9wzC

COP26 : « Pas de blabla », l’ONU présente l’engagement du secteur privé en matière de financement climatique

C’était la « Journée de la finance », mercredi, à la COP26, la Conférence des Nations Unies sur le climat, et les projecteurs étaient braqués sur une grande annonce : près de 500 entreprises mondiales de services financiers ont convenu d’aligner 130.000 milliards de dollars – environ 40 % des actifs financiers mondiaux – avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, notamment la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C.

Lire la suite ici : https://bit.ly/3omTJ2G

Haiti sollicité pour négocier au nom des petits états insulaires sur le financement de l’adaptation au changement climatique

La République d’Haïti a été sollicitée par les pays membres de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS, en anglais) pour mener en leur nom les négociations sur le financement de l’adaptation climatique au cours de cette COP26 à Glasgow, en Écosse. Pour le ministre Cadet, le temps des belles intentions doit être révolu. A noter que la Barbade par le biais de sa présidente, conduit les négociations générales pour l’AOSIS.

« C’est un honneur pour Haïti de représenter ces pays pour négocier en leur nom sur la question du financement climatique […] Ces pays qui ressemblent à Haïti comprennent le sens de son engagement dans la lutte contre les changements climatiques et reconnaissent sa capacité à comprendre la dynamique et les enjeux de cette lutte », a renchéri Ministre Cadet. 

Toutefois, ces négociations ne seront pas de tout repos, tant les étapes à franchir pour mettre tous les acteurs d’accord sur la question semblent ardues.

Sans un plan de travail avec un objectif mondial d’adaptation et comment le financer, « la COP26 sera considérée comme un échec par l’Afrique », a déclaré le Gabonais Lee White au nom du Groupe africain.

 « Nous restons extrêmement préoccupés par l’absence de progrès sur les questions financières. Nos partenaires n’ont aucun appétit pour discuter de notre mandat de travailler sur la définition du financement climatique », a déclaré à la réunion plénière le porte-parole du G77+Chine, Ahmadou Sebory Touré.

Un plan sur la façon de mesurer l’adaptation et de fixer des objectifs pour l’améliorer devrait être la priorité absolue pour l’Égypte, qui a été choisie par le Groupe africain pour accueillir la COP27 de l’année prochaine.

Par ailleurs, si le projet de pacte de Glasgow de mercredi dernier fait référence pour la première fois aux combustibles fossiles, c’est la finance qui a dominé la plénière par la suite. La finance a des « liens » avec d’autres questions, notamment l’adaptation et la transparence, a indiqué la ministre égyptienne Yasmine Fouad, qui co-préside les négociations sur les finances.

Source : Haiti Climat

Press release : AGERCA, together with its partner DGPC, supports by coordinating response the international community

The Alliance for Risk Management and Business Continuity (AGERCA) represents the private sector and civil society in the National Risk and Disaster Management System (SNGRD) and continues working in response to damages caused by the earthquake of August 14th which hit the southern peninsula of Haiti. Note that the National Emergency Operation Center (COUN) is part of the SNGRD.

This earthquake directly affected around 690,000 people, which represents 40% of the total population of the three affected departments (Grand’Anse, Nippes, and Sud).

In addition to mobilization efforts at the local level, AGERCA, together with its partner, the General Directorate of Civil Protection (DGPC), supports by coordinating response from members of the international community by facilitating the collection and transportation of humanitarian aid from the Haitian diaspora of the United States to Haiti free of charge from September 17th to 22nd, 2021.

Since the beginning of the response, AGERCA and DGPC have been working with the “ONE Diaspora” platform which brings together organizations from the Haitian diaspora for a better coordination of the response in times of emergency. We invite the diaspora community to work with a single diaspora platform for a better coordination and streamlining of the relief to the affected community.

AGERCA takes this opportunity to invite once again the entire Haitian Diaspora community in the United States in general to show solidarity with the victims of this earthquake. All donations can be delivered to the two SHIPPEX addresses below with an AGERCA / DGPC label. These donations will be distributed in the three departments under the coordination of AGERCA and the General Directorate of Civil Protection (DGPC).

SHIPPEX MIAMI
Adress
: 8441 NW 68th st, Miami, FL 33166
Phone : +1 786 318 7029

SHIPPEX NEW YORK
Adress
: 136 N. Main st, Spring Valley, NY 10977
Phone : +1 845 598 0726

This initiative is possible thanks to the invaluable support of SHIPPEX and ENMARCOLDA / CROWLEY.

Nòt pou laprès : AGERCA, ansanm ak patnè li DGPC, sipòte bezwen kowòdinasyon pou kominote entènasyonal

Alyans pou jesyon ris ak kontinite aktivite yo (AGERCA) se reprezantan sektè prive a ak sosyete sivil la nan Sistèm Nasyonal Jesyon Ris ak Dezas (SNGRD) ap kontinye fè tout jefò pou kontribye nan faz repons lan aprè tranblemann tè 14 dawout la ki te frape zòn Sid peyi dayiti a. Sant Operasyon Ijans Nasyonal la (COUN) se yon estrikti anndan SNGRD a.

Tranblemann tè a afekte dirèkteman anviwon 690,000 moun, sa ki reprezante 40% popilasyon twa depatman ki afekte yo (Grandans, Nip, Sid).

Anplis mobilizasyon nan nivo lokal la, AGERCA, ansanm ak patnè li Direksyon Jeneral Pwoteksyon Sivil (DGPC), sipòte bezwen kowòdinasyon kòm yon pati nan repons lan pou kominote entènasyonal la lè li fasilite ranmase ak transpò èd imanitè nan men dyaspora ayisyen soti Ozetazini pou rive Ayiti gratis nan jou pou soti 17 rive 22 septanm 2021.

Depi nan kòmansman repons lan, AGERCA ak DGPC ap travay ak platfòm “ONE Diaspora” ki reyini anpil òganizasyon nan dyaspora ayisyen an pou pèmèt yon pi bon kowòdinasyon repons lan nan moman ijans yo. Nou mande tout òganizasyon ayisyen pou yo enskri nan platfòm “ONE DIASPORA” a pou yo pote sipò yo ak fasilite yon pi bon kowòdinasyon ak pi bon jesyon pou èd yo rive jwenn viktim yo.

AGERCA pwofite okazyon sa a pou envite yon lòt fwa ankò tout kominote dyaspora ayisyen Ozetazini an jeneral pou montre solidarite ak viktim tranblemann tè sa a. Nap resevwa don yo nan 2 adrès SHIPPEX ki anba yo avèk yon etikèt AGERCA / DGPC. Don sa yo pral distribye nan 3 depatman yo anba kowòdinasyon AGERCA ak Direksyon Jeneral Pwoteksyon Sivil (DGPC).

SHIPPEX MIAMI
Adrès
: 8441 NW 68th st, Miami, FL 33166
telefòn : +1 786 318 7029

SHIPPEX NEW YORK
Adrès
: 136 N. Main st, Spring Valley, NY 10977
Telefòn : +1 845 598 0726

Inisyativ sa a jwenn gwo sipò SHIPPEX ak ENMARCOLDA / CROWLEY.

Note de presse – L’AGERCA de concert avec la DGPC supporte le besoin de coordination pour la communauté internationale

L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) en tant que représentant du secteur privé et de la Société civile au niveau du Système National de la Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) continue à mettre tout en oeuvre pour apporter sa contribution dans la phase de réponse après le séisme du 14 Août dernier qui a frappé la péninsule Sud d’Haïti. A noter que le Centre d’Opération d’Urgence National (COUN) est une structure intégrante du SNGRD.

Ce séisme a directement affecté environ 690 000 personnes, ce qui représente 40 % de la population totale des trois départements touchés (Grand’Anse, Nippes, Sud).

En plus de la mobilisation au niveau local, l’AGERCA, de concert avec son partenaire la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), supporte le besoin de coordination dans le cadre de la réponse pour la communauté internationale en facilitant la collecte et le transport de l’aide humanitaire venant de la diaspora haïtienne des États Unis vers Haïti gratuitement durant la période allant du 17 au 22 septembre 2021.

Depuis le début de la réponse, l’AGERCA et la DGPC sont en collaboration avec la plateforme “ONE Diaspora” qui regroupe des organisations de la diaspora haïtienne pour une meilleure coordination de la réponse en période d’urgence. Toutes les organisations de la diaspora haïtienne sont priées de s’inscrire afin d’apporter leur support et une meilleure coordination et rationalisation des secours à la communauté touchée.

L’AGERCA profite pour inviter une fois de plus toute la communauté de la Diaspora Haïtienne aux USA en générale à faire preuve de solidarité envers les victimes de ce séisme. Tous les dons peuvent être livrés aux deux adresses de SHIPPEX ci-dessous avec un label AGERCA/DPC. Ces dons seront distribués dans les trois départements sous la coordination de l’AGERCA et de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC).

SHIPPEX MIAMI
Adresse
: 8441 NW 68th st, Miami, FL 33166
Téléphone : +1 786 318 7029

SHIPPEX NEW YORK
Adresse
: 136 N. Main st, Spring Valley, NY 10977
Téléphone : +1 845 598 0726

Cette initiative a trouvé le support incommensurable de SHIPPEX et de la ENMARCOLDA / CROWLEY.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Août 2021

Le bilan sismique pour la période allant du 1er au 31 août 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), fait état de 595 séismes. L’activité sismique au cours de cette période est cependant dominée par la survenue, le 14 août 2021 à 8h 29mn 07s, heure locale (UTC – 4), d’un séisme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter.

Selon les premiers calculs, l’épicentre de cet événement a été localisé sur le système de failles Enriquillo Plantain Garden à 18.49o de latitude nord et -73.59o de longitude ouest, à une profondeur de 10 km. Ce séisme s’est produit dans le département des Nippes, plus précisément dans la commune des Baradères à 12 km de Saint-Louis du Sud, 6 km de L’Azile et 10 km de Petit Trou de Nippes. Les répliques qui en résultent, au nombre de 578 au 31 août 2021, ont leur épicentre localisé sur les départements des Nippes, du Sud et de la Grand’Anse avec des magnitudes allant de 1.4 à 5.8. Elles risquent de se produire pendant encore plusieurs semaines à des fréquences et des magnitudes de plus en plus faibles. L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que la prudence est toujours de mise.

Depuis 2015, les données enregistrées par l’UTS montrent un réveil de l’activité sismique au niveau des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques liés au tremblement de terre du 27 octobre 1952. Pour rappel, le mardi 13 octobre 2015, à 7h58 am, une panique a été déclenchée dans cette zone suite à une légère secousse sismique de magnitude 4.6. Cette dernière dont l’épicentre a été localisé en mer à 9 km au nord de la ville de Anse-à-Veau a été particulièrement ressentie dans les communes d’Anse-à-Veau, de Petite-Rivière de Nippes, de Baconnois et d’Arnaud. En 2019, ce département a été le 3e plus sollicité après le sud-est et l’ouest avec 26 séismes à son actif sur 301 au total.

L’année 2021 a déjà vu se produire 34 séismes de magnitude allant de 1.8 à 4.7 au niveau de ce même département jusqu’au mois de juillet. De telles observations indiquent un réveil des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques du séisme du 27 octobre 1952. C’est donc dans le souci de contribuer à la prévention du risque sismique dans la zone de Anse-à-Veau que le projet « PRD ARES EQ risk Haïti » a été mis sur pied, en juin 2019, bien avant le séisme du 14 août, par l’Université de Liège, l’Université de Namur en Belgique et l’Unité de Recherche en Géosciences de la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti, en collaboration avec le Bureau des Mines et de l’Energie. Deux thèses de doctorat sont en cours dans le cadre de ce projet : l’une, à l’Université de Liège, ayant pour objectif la construction de modèles géologiques pour la réalisation des simulations de secousses sismiques à l’aide de données géophysiques et d’outils géostatistiques au niveau de la commune de Anse-à-Veau et l’autre, à l’Université de Namur, axée sur le comportement social de la population par rapport au risque sismique.

Le séisme du 14 août 2021 s’est produit 11 ans après celui du 12 janvier 2010 et frappa la portion sud-ouest d’Haïti en touchant particulièrement 3 départements : la Grand’Anse, les Nippes et le Sud. Les effets notés sont des glissements de terrain, des chutes de blocs, des ruptures de sols en surface. Des dégâts énormes ont été enregistrés : 2248 morts, 12763 blessés, 329 personnes disparues 53815 maisons détruites et 83770 maisons endommagées, d’après le bilan de la Direction Générale de la Protection Civile. Des chiffres qui, d’un point de vue nominal, sont nettement inférieurs à ceux occasionnés par le séisme du 12 janvier 2010 mais élevés lorsque l’on considère la magnitude relativement modérée du séisme et la densité de population et des habitats dans les zones affectées.

Par ailleurs, si le séisme du 12 janvier 2010 a été une surprise pour la population haïtienne qui n’était pas habituée à ce phénomène naturel et dont la mémoire n’a pas été entretenue, celui du 14 août 2021 n’en était pas vraiment une, étant donné qu’il s’est produit 11 ans après le 12 janvier 2010 et moins de 3 ans après le séisme du 6 octobre 2018 qui a lieu dans le département du Nord-Ouest.

Les plus forts dommages ont été enregistrés dans le département du sud, en particulier les villes des Cayes, Camp-Perrin et Maniche. D’après la carte géologique au 1/250000 d’Haïti de Boisson et Momplaisir, 1987, les facies de la ville des Cayes et d’une bonne partie de Camp-Perrin et Maniche sont constitués par des alluvions quaternaires. Une étude de microzonage sismique de la ville des Cayes effectuée en 2014 par Betegard Jeudi a mis en évidence des sols de classe C dans les régions montagneuses dont les vitesses les plus élevées sont de l’ordre 650 m/s. Toujours selon cette même étude, les zones se trouvant en plaine sont encore plus fragiles avec des sols de classe D caractérisés par des vitesses allant de 180 à 350 m/s. Et des sols de catégorie E avec des vitesses atteignant 140 m/s sont aussi retrouvés au niveau des côtes (cf : Figure 3 ci-dessous). Ainsi, mis à part d’autres facteurs comme la qualité des constructions ou celle des matériaux utilisés pour ces constructions, la nature et la faible vitesse de ces sols constituent des paramètres ayant pu contribuer à la distribution des dégâts observés aux Cayes et dans des zones similaires.