12 Janvier 2010 – 12 Janvier 2022 : 12 ans après, le pays est encore plus vulnérable qu’avant ce séisme dévastateur

12 janvier 2010 – 12 janvier 2022, 12 ans après ce séisme dévastateur qui a causé la mort d’environ 220.000 personnes dont nous saluons la mémoire ici, force est de constater que notre cher pays est toujours si ce n’est davantage, autant vulnérable aux aléas qu’il ne l’était à l’époque.

Au-delà de ces pertes incommensurables en vie humaine, la perte économique de plus de 7.804 milliards de dollars US selon le Rapport d’évaluation du gouvernement, 2010, aurait dû porter les instances dirigeantes à prendre des dispositions multiples afin non seulement d’éviter que tel drame humain ne se reproduise mais aussi prévenir une autre catastrophe économique. En effet, investir dans la protection coûte 100 fois moins cher que dans la réparation.

Comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Il est temps que toutes les bonnes volontés à tous les niveaux de la vie nationale se regroupent pour bâtir une Haïti résiliente, étape par étape, chacun à son niveau. Parmi les tâches à achever, on peut citer :

  1. La mise en place de politiques publiques prenant en compte les risques ;
  2. Le renforcement de la conscientisation générale de la population ;
  3. L’implication plus forte de la société civile ;
  4. L’implémentation de projets durables au bénéfice des communautés les plus vulnérables.

L’AGERCA étant la représentante du secteur privé et de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), renouvelle son engagement pour continuer à jouer son rôle d’accompagner le SNGRD dans la construction de la résilience du pays.

AGERCA – Note de presse : Remerciement aux institutions qui ont contribué dans la réponse du séisme 14 août

Après une année 2021 remplie de difficultés de toutes sortes, nous voici déjà en 2022, à la veille de l’anniversaire de cette tragédie qui a marqué à jamais le pays et dont les stigmates sont toujours visibles. L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA), représentante du secteur privé et de la société civile renouvelle son engagement auprès de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) pour collaborer dans le cadre de la Gestion des Risques de Désastre en Haïti.

Malheureusement comme cela devient une triste habitude, 2021 a apporté son lot de catastrophes naturelles et autres qui ont laissé des traces indélébiles avec un goût amer dans la bouche de toute la population haïtienne, en particulier avec le séisme du 14 Août dans la péninsule du grand Sud du pays puis l’incendie terrible du Cap-Haitien dans la nuit du 13 au 14 décembre 2021 parmi tant d’autres tragédies et cette insécurité galopante qui ne fait qu’ajouter à l’instabilité politique et vice versa.  

Nous avons déjà raté beaucoup d’occasions de relancer l’économie de ce pays, condition sine qua none pour nous préparer à faire face aux grands défis. Alors nous devons faire que cette année 2022 nous permette enfin d’entrevoir la sortie du tunnel et préparer un avenir meilleur pour nos enfants. Les menaces naturelles font partie de notre vie, nous devons nous préparer à y faire face et être en mesure de les gérer au mieux afin d’en minimiser les effets.

Par la présente, l’AGERCA adresse un sincère remerciement aux institutions suivantes :  BRANA, Culligan, AIC, DIGICEL, AHF, Papyrus, Matpar, Reinbold Import Export, TVB, HERO, Bandari, les groupes Canez et REBO, Shippex, One Diaspora, Casami, EKO Dépôt, Ibo Kinkay, Codevi, Enmarcolda, Val d’Or, Cemex, Farmatrix, Séjourné, Quality Sewing, Industrie San Miguel Haïti, les stations de média partenaires, les chambres de commerce et associations patronales ainsi que toutes les autres institutions pour leurs contributions incommensurables dans le cadre de la réponse suite au séisme du 14 août dernier sans oublier bien sur la DGPC, partenaire essentiel. Tous les supports, en nature et en espèce, ont été reçus avec un sentiment de gratitude car ils ont apporté joie et espérance aux victimes.

De manière particulière, l’AGERCA envoie un remerciement spécial à tous les membres du secteur privé des affaires, de la société civile mais encore une fois à la DGPC pour leurs contributions et assistance à chaque situation de crise que nous connaissons en Haïti.

Pour cette nouvelle année, l’AGERCA partage avec vous ses vœux de bonheur, de paix, d’amour et de sérénité afin de passer une excellente année en toute sûreté et sécurité par rapport aux différentes menaces auxquelles le pays est exposé.

Danje a pou nou tout !  

Construire la résilience d’Haïti par l’éducation, l’engagement citoyen et la gestion des risques

Haïti a une longue histoire quant aux risques naturels, dont deux tremblements de terre majeurs depuis 2010, ainsi qu’à l’instabilité politique et à la pauvreté. En raison de son contexte géomorphologique et sismotectonique, Haïti est extrêmement vulnérable aux risques naturels comme le séisme de magnitude 7,2 qui a frappé le pays le 14 août 2021, faisant 2 000 morts et le séisme de magnitude 7,0 de 2010, qui a causé 200 000 morts et des pertes et des dommages estimés à 11 milliards de dollars.

Renforcer les capacités et encourager l’action citoyenne en matière de prévention des risques

Tirant les leçons de cette expérience, Haïti s’est fixé pour objectif d’améliorer sa résilience et de renforcer les capacités techniques nécessaires pour répondre de manière efficace à ces aléas. Certains de ces efforts incluent l’installation de 12 capteurs sismologiques professionnels à travers le pays par l’Université d’État d’Haïti en 2020, une démarche qui a permis au pays d’enregistrer, de localiser et d’analyser rapidement l’activité sismique sur le territoire, y compris les tremblements de terre et les répliques.

Une autre initiative est une campagne pour installer des stations semi-professionnelles à faible coût dans les maisons privées. Grâce à ces capteurs placés gratuitement chez des particuliers, le séisme du 14 août 2021 et les centaines de répliques qui ont suivi, ont pu être enregistrés par les stations sismologiques locales, dont celle du port de Saint-Louis-du-Sud.

Dans le passé, les séismes de faible magnitude pouvaient passer inaperçus car les stations régionales ne pouvaient pas les détecter. Aujourd’hui, même les séismes de magnitude inférieure à 2 sont détectés et enregistrés par le réseau local de stations sismologiques.

Toutes ces avancées techniques, en plus des contributions des citoyens, sont indispensables pour mieux comprendre les processus physiques mis en jeu lors des séismes, estimer les risques sismiques et limiter les dommages et les effets meurtriers des événements sismiques.

Éduquer les générations futures

L’autonomisation des jeunes est également devenue un enjeu stratégique. Une campagne de formation lancée par l’Université d’État d’Haïti, a permis à des dizaines d’étudiants haïtiens de poursuivre leurs études doctorales à l’étranger, rendant la nation moins dépendante des chercheurs étrangers.

Par ailleurs, suite au séisme de 2010, l’Unité de Recherche de la Faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti, avec l’appui du PNUD, propose désormais le premier master en Géosciences. Un nombre total de 50 étudiants haïtiens se sont inscrits dans ce programme d’éducation depuis son lancement.

De la gestion des risques sismiques au relèvement post-catastrophe

En plus de sa contribution à la prévention des catastrophes, suite au séisme de 2021, le PNUD a travaillé avec la Direction générale de la protection civile dans la gestion et le traitement des données au Centre national des opérations d’urgence et aux Centres départementaux des opérations d’urgence, facilitant la systématisation des informations, pour une meilleure évaluation des besoins qui permet le relèvement durable du Grand Sud.
 
Malgré tous les efforts déployés depuis 2010, il existe encore de nombreux défis dans la gestion des risques de catastrophe en Haïti, notamment des défis budgétaires auxquels sont confrontées les institutions de l’État telles que l’Université d’État d’Haïti, la Direction générale de la protection civile et l’Unité technique de sismologie. Pour résoudre ces problèmes, le PNUD a soutenu ces institutions par l’achat d’équipements géophysiques et de gestion des urgences, l’acquisition de stations sismologiques, la formation et le développement d’outils de prévention et de gestion des catastrophes.
 
L’appui du PNUD à la prévention et à la gestion des catastrophes en Haïti va au-delà du risque sismique. Il contribue également à travers des études multi-aléas dans plusieurs départements du pays en termes de gestion des risques de catastrophe et de relèvement. Avec cette approche territoriale basée sur la connaissance des risques, le PNUD aide Haïti à renforcer ses capacités et à devenir plus résilient face aux catastrophes naturelles.

Source : Sadrac Saint-Fleur – Risk and Disaster Management Expert, UNDP Haiti

AHF sensibilise la population capoise sur le VIH/SIDA, AGERCA l’a rejoint pour sensibiliser sur les menaces naturelles

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du SIDA, L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a rejoint la AIDS Healthcare Foundation (AHF) dans sa mobilisation pour sensibiliser la population capoise contre le VIH/SIDA. Pour sa part, l’AGERCA a profité de cette occasion pour vulgariser les consignes de sûreté et de sécurité face aux aléas naturels auxquels cette ville exposée.

Le thème retenu pour cette année est le suivant : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au SIDA, mettre fin aux pandémies

Chaque année, l’AHF commémore la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Cette année, elle a décentralisé cette activité en ciblant directement la population capoise.

Dans le cadre de cette mobilisation, les deux institutions ont prévu de réaliser les activités suivantes :

  1. Sensibiliser certaines écoles de la ville sur le VIH/SIDA et sur les menaces naturelles ;
  2. Afficher des banderoles dans les rues ;
  3. Sillonner la ville avec un Sound-truck pour diffuser des messages de sensibilisation sur le VIH/SIDA et les menaces naturelles ;
  4. Diffuser des messages de sensibilisation avec des pancartes ;
  5. Distribuer des préservatifs ;
  6. Entre autres.

A rappeler que tout le département du Nord est exposé à un risque énorme de tremblement de terre parce qu’il est traversé par la grande faille septentrionale. Par rapport à l’amplification des constructions anarchiques au niveau de cette ville, elle risque de subir une catastrophe tragique et même pire celle du 7 Mai 1842 qui a quasiment détruit la ville du Cap-Haïtien dans cette période.

En ce qui a trait à la pandémie VIH/SIDA, le pays compte plus de 100.000 personnes infectées. Selon les Nations Unies, le VIH est considéré comme un problème majeur de santé publique dans le monde car il a causé la mort à environ 33 millions de personnes jusqu’à présent.

Selon les Nations Unies, les facteurs ci-dessous peuvent vous exposer à un niveau élevé pour contracter le VIH :

  • la pénétration anale ou vaginale non protégée ;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST) – syphilis, herpès, chlamydiose, gonorrhée ou vaginose bactérienne par exemple ;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, d’autres matériels d’injection ou de solutions contaminées lors de l’injection de drogues ;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes de tissus, les actes médicaux qui amènent à couper ou percer la peau dans des conditions non stériles ; et
  • les piqûres d’aiguille accidentelles, notamment chez les agents de santé.

Quelques conseils préventifs contre le VIH :

  • Utilisation du préservatif masculin ou féminin lors des rapports sexuels
  • Dépistage et conseil pour le VIH et les IST
  • Circoncision médicale volontaire de l’homme
  • Entre autres,

La AHF a réitéré son thème de l’année dernière ; « SIDA, l’autre pandémie » pour rappeler à toutes et à tous que même en période de pandémie de Covid-19, on ne doit pas baisser les bras dans la lutte pour l’éradication du VIH/SIDA dans le monde. La responsabilité de la protection de votre santé contre ces pandémies est entre vos mains. Restons ferme et solidaire pour éradiquer le VIH.

L’AGERCA, pour sa part, renouvelle son engagement de continuer à sensibiliser la population contre les menaces naturelles à travers le pays.

COP26 – Compilation de certains articles sur les actualités de la conférence sur le changement climatique

COP26 à Glasgow : qu’est-ce que la COP26 ? 

“Il est minuit moins une” pour la planète, a rappelé Boris Johnson, hôte de la COP26 qui se tient à Glasgow (Écosse) jusqu’au 12 novembre. Six ans après la COP21 et les accords de Paris, ce sommet va permettre de dresser un premier bilan. Mais pour bien comprendre les enjeux de cette 26ème édition, David Gilberg et Achren Verdian retracent l’histoire de la COP. Climat

Regarder la vidéo ici : https://bit.ly/3wHbtcX

COP26 | Le PNUD, avec le support de ses partenaires, appuie Haïti dans ses efforts pour atteindre ses objectifs dans la lutte contre les changements climatiques

La Conférence des Parties (COP) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un évènement annuel initié depuis 1945 qui offre aux représentants des 197 États-parties et des citoyens du monde entier un espace d’échanges et de débats autour des enjeux et défis liés au changement climatique. Cette année encore, la COP26 constitue une occasion unique pour les pays de débattre de l’urgence et des opportunités d’une économie zéro carbone, des mesures d’adaptation liées aux changements climatiques ainsi que de poursuivre les actions menées pour respecter les engagements pris en 2015 à Paris.

Lire la suite ici : https://bit.ly/3oqnYFJ

Haïti sollicité pour négocier au nom des petits états insulaires sur le financement de l’adaptation au changement climatique

La République d’Haïti a été sollicitée par les pays membres de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS, en anglais) pour mener en leur nom les négociations sur le financement de l’adaptation climatique au cours de cette COP26 à Glasgow, en Écosse. Pour le ministre Cadet, le temps des belles intentions doit être révolu. A noter que la Barbade par le biais de sa présidente, conduit les négociations générales pour l’AOSIS.

Lire la suite ici : https://bit.ly/30gZuHf

COP26 : Accord surprise entre la Chine et les Etats-Unis pour le « renforcement de l’action climatique »

C’est la surprise de cette fin de COP. La Chine et les Etats-Unis, premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, ont annoncé mercredi à la COP26 un accord surpris, relançant les espoirs à deux jours de la fin de cette conférence cruciale sur le climat.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, hôte de la conférence de Glasgow, venait à peine de lancer un appel à une « impulsion forte » dans les discussions, assurant qu’il n’y aurait « pas d’excuses » pour échouer, lorsque Pékin et Washington ont annoncé une « déclaration conjointe sur le renforcement de l’action climatique ».

Lire la suite ici : https://bit.ly/3wDEJB8

Déclaration de Glasgow sur la reforestation : Plus de 110 pays dont Haiti s’y engagent 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson est monté sur le podium ce 2 novembre 2021 pour annoncer qu’au moins 110 pays représentant 85% des forêts de la planète avaient signé la déclaration pivot des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres, adoptée lors de la COP26, s’engageant à stopper et à inverser la déforestation d’ici 2030.

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COP26 : « Pas de blabla », l’ONU présente l’engagement du secteur privé en matière de financement climatique

C’était la « Journée de la finance », mercredi, à la COP26, la Conférence des Nations Unies sur le climat, et les projecteurs étaient braqués sur une grande annonce : près de 500 entreprises mondiales de services financiers ont convenu d’aligner 130.000 milliards de dollars – environ 40 % des actifs financiers mondiaux – avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, notamment la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C.

Lire la suite ici : https://bit.ly/3omTJ2G

Haiti sollicité pour négocier au nom des petits états insulaires sur le financement de l’adaptation au changement climatique

La République d’Haïti a été sollicitée par les pays membres de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS, en anglais) pour mener en leur nom les négociations sur le financement de l’adaptation climatique au cours de cette COP26 à Glasgow, en Écosse. Pour le ministre Cadet, le temps des belles intentions doit être révolu. A noter que la Barbade par le biais de sa présidente, conduit les négociations générales pour l’AOSIS.

« C’est un honneur pour Haïti de représenter ces pays pour négocier en leur nom sur la question du financement climatique […] Ces pays qui ressemblent à Haïti comprennent le sens de son engagement dans la lutte contre les changements climatiques et reconnaissent sa capacité à comprendre la dynamique et les enjeux de cette lutte », a renchéri Ministre Cadet. 

Toutefois, ces négociations ne seront pas de tout repos, tant les étapes à franchir pour mettre tous les acteurs d’accord sur la question semblent ardues.

Sans un plan de travail avec un objectif mondial d’adaptation et comment le financer, « la COP26 sera considérée comme un échec par l’Afrique », a déclaré le Gabonais Lee White au nom du Groupe africain.

 « Nous restons extrêmement préoccupés par l’absence de progrès sur les questions financières. Nos partenaires n’ont aucun appétit pour discuter de notre mandat de travailler sur la définition du financement climatique », a déclaré à la réunion plénière le porte-parole du G77+Chine, Ahmadou Sebory Touré.

Un plan sur la façon de mesurer l’adaptation et de fixer des objectifs pour l’améliorer devrait être la priorité absolue pour l’Égypte, qui a été choisie par le Groupe africain pour accueillir la COP27 de l’année prochaine.

Par ailleurs, si le projet de pacte de Glasgow de mercredi dernier fait référence pour la première fois aux combustibles fossiles, c’est la finance qui a dominé la plénière par la suite. La finance a des « liens » avec d’autres questions, notamment l’adaptation et la transparence, a indiqué la ministre égyptienne Yasmine Fouad, qui co-préside les négociations sur les finances.

Source : Haiti Climat

Note de presse – L’AGERCA de concert avec la DGPC supporte le besoin de coordination pour la communauté internationale

L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) en tant que représentant du secteur privé et de la Société civile au niveau du Système National de la Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) continue à mettre tout en oeuvre pour apporter sa contribution dans la phase de réponse après le séisme du 14 Août dernier qui a frappé la péninsule Sud d’Haïti. A noter que le Centre d’Opération d’Urgence National (COUN) est une structure intégrante du SNGRD.

Ce séisme a directement affecté environ 690 000 personnes, ce qui représente 40 % de la population totale des trois départements touchés (Grand’Anse, Nippes, Sud).

En plus de la mobilisation au niveau local, l’AGERCA, de concert avec son partenaire la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), supporte le besoin de coordination dans le cadre de la réponse pour la communauté internationale en facilitant la collecte et le transport de l’aide humanitaire venant de la diaspora haïtienne des États Unis vers Haïti gratuitement durant la période allant du 17 au 22 septembre 2021.

Depuis le début de la réponse, l’AGERCA et la DGPC sont en collaboration avec la plateforme “ONE Diaspora” qui regroupe des organisations de la diaspora haïtienne pour une meilleure coordination de la réponse en période d’urgence. Toutes les organisations de la diaspora haïtienne sont priées de s’inscrire afin d’apporter leur support et une meilleure coordination et rationalisation des secours à la communauté touchée.

L’AGERCA profite pour inviter une fois de plus toute la communauté de la Diaspora Haïtienne aux USA en générale à faire preuve de solidarité envers les victimes de ce séisme. Tous les dons peuvent être livrés aux deux adresses de SHIPPEX ci-dessous avec un label AGERCA/DPC. Ces dons seront distribués dans les trois départements sous la coordination de l’AGERCA et de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC).

SHIPPEX MIAMI
Adresse
: 8441 NW 68th st, Miami, FL 33166
Téléphone : +1 786 318 7029

SHIPPEX NEW YORK
Adresse
: 136 N. Main st, Spring Valley, NY 10977
Téléphone : +1 845 598 0726

Cette initiative a trouvé le support incommensurable de SHIPPEX et de la ENMARCOLDA / CROWLEY.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Août 2021

Le bilan sismique pour la période allant du 1er au 31 août 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), fait état de 595 séismes. L’activité sismique au cours de cette période est cependant dominée par la survenue, le 14 août 2021 à 8h 29mn 07s, heure locale (UTC – 4), d’un séisme de magnitude 7.2 sur l’échelle de Richter.

Selon les premiers calculs, l’épicentre de cet événement a été localisé sur le système de failles Enriquillo Plantain Garden à 18.49o de latitude nord et -73.59o de longitude ouest, à une profondeur de 10 km. Ce séisme s’est produit dans le département des Nippes, plus précisément dans la commune des Baradères à 12 km de Saint-Louis du Sud, 6 km de L’Azile et 10 km de Petit Trou de Nippes. Les répliques qui en résultent, au nombre de 578 au 31 août 2021, ont leur épicentre localisé sur les départements des Nippes, du Sud et de la Grand’Anse avec des magnitudes allant de 1.4 à 5.8. Elles risquent de se produire pendant encore plusieurs semaines à des fréquences et des magnitudes de plus en plus faibles. L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que la prudence est toujours de mise.

Depuis 2015, les données enregistrées par l’UTS montrent un réveil de l’activité sismique au niveau des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques liés au tremblement de terre du 27 octobre 1952. Pour rappel, le mardi 13 octobre 2015, à 7h58 am, une panique a été déclenchée dans cette zone suite à une légère secousse sismique de magnitude 4.6. Cette dernière dont l’épicentre a été localisé en mer à 9 km au nord de la ville de Anse-à-Veau a été particulièrement ressentie dans les communes d’Anse-à-Veau, de Petite-Rivière de Nippes, de Baconnois et d’Arnaud. En 2019, ce département a été le 3e plus sollicité après le sud-est et l’ouest avec 26 séismes à son actif sur 301 au total.

L’année 2021 a déjà vu se produire 34 séismes de magnitude allant de 1.8 à 4.7 au niveau de ce même département jusqu’au mois de juillet. De telles observations indiquent un réveil des segments de failles qui parcourent cette zone et qui semblent avoir été endormis depuis la séquence des répliques du séisme du 27 octobre 1952. C’est donc dans le souci de contribuer à la prévention du risque sismique dans la zone de Anse-à-Veau que le projet « PRD ARES EQ risk Haïti » a été mis sur pied, en juin 2019, bien avant le séisme du 14 août, par l’Université de Liège, l’Université de Namur en Belgique et l’Unité de Recherche en Géosciences de la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti, en collaboration avec le Bureau des Mines et de l’Energie. Deux thèses de doctorat sont en cours dans le cadre de ce projet : l’une, à l’Université de Liège, ayant pour objectif la construction de modèles géologiques pour la réalisation des simulations de secousses sismiques à l’aide de données géophysiques et d’outils géostatistiques au niveau de la commune de Anse-à-Veau et l’autre, à l’Université de Namur, axée sur le comportement social de la population par rapport au risque sismique.

Le séisme du 14 août 2021 s’est produit 11 ans après celui du 12 janvier 2010 et frappa la portion sud-ouest d’Haïti en touchant particulièrement 3 départements : la Grand’Anse, les Nippes et le Sud. Les effets notés sont des glissements de terrain, des chutes de blocs, des ruptures de sols en surface. Des dégâts énormes ont été enregistrés : 2248 morts, 12763 blessés, 329 personnes disparues 53815 maisons détruites et 83770 maisons endommagées, d’après le bilan de la Direction Générale de la Protection Civile. Des chiffres qui, d’un point de vue nominal, sont nettement inférieurs à ceux occasionnés par le séisme du 12 janvier 2010 mais élevés lorsque l’on considère la magnitude relativement modérée du séisme et la densité de population et des habitats dans les zones affectées.

Par ailleurs, si le séisme du 12 janvier 2010 a été une surprise pour la population haïtienne qui n’était pas habituée à ce phénomène naturel et dont la mémoire n’a pas été entretenue, celui du 14 août 2021 n’en était pas vraiment une, étant donné qu’il s’est produit 11 ans après le 12 janvier 2010 et moins de 3 ans après le séisme du 6 octobre 2018 qui a lieu dans le département du Nord-Ouest.

Les plus forts dommages ont été enregistrés dans le département du sud, en particulier les villes des Cayes, Camp-Perrin et Maniche. D’après la carte géologique au 1/250000 d’Haïti de Boisson et Momplaisir, 1987, les facies de la ville des Cayes et d’une bonne partie de Camp-Perrin et Maniche sont constitués par des alluvions quaternaires. Une étude de microzonage sismique de la ville des Cayes effectuée en 2014 par Betegard Jeudi a mis en évidence des sols de classe C dans les régions montagneuses dont les vitesses les plus élevées sont de l’ordre 650 m/s. Toujours selon cette même étude, les zones se trouvant en plaine sont encore plus fragiles avec des sols de classe D caractérisés par des vitesses allant de 180 à 350 m/s. Et des sols de catégorie E avec des vitesses atteignant 140 m/s sont aussi retrouvés au niveau des côtes (cf : Figure 3 ci-dessous). Ainsi, mis à part d’autres facteurs comme la qualité des constructions ou celle des matériaux utilisés pour ces constructions, la nature et la faible vitesse de ces sols constituent des paramètres ayant pu contribuer à la distribution des dégâts observés aux Cayes et dans des zones similaires.

AGERCA – Haiti : Rapport de situation #10 du tremblement de terre dans le Sud de la Protection Civile

Les Nations unies et leurs partenaires ont lancé, ce mercredi 25 août, un appel de 187,3 millions de dollars pour fournir l’aide d’urgence à plus de 800 mille personnes touchées par le tremblement de terre du 14 août dans le Grand Sud du pays.

Les opérations de distributions massives et regroupées se poursuivent dans les zones affectées. La direction générale de la Protection civile, des agences des Nations unies et d’autres organisations internationales, ainsi que des pays amis ont transporté et distribué, rien qu’en passant par les structures de coordination, de l’aide des milliers de familles.

Le ministère de la Santé publique et de la Population poursuit ses interventions, de manière coordonnée, dans les trois départements directement touchés par le séisme (prise en charge des victimes, accès et continuité des services institutionnels et ambulatoires, acquisition et distribution d’intrants et de médicaments…), avec l’appui d’un nombre grandissant de partenaires.

Bilan partiel des dégâts

Bilan humain

Le bilan humain pour les trois départements est de 2 207 morts, 320 personnes disparues et 12 268 blessés. Le nombre de maisons détruites ou endommagées n’a pas changé depuis le dernier rapport.

Infrastructures

Infrastructures routières – Les ponts jetés sur la Grand’Anse, la Voldrogue, Guinaudée et Roseaux ont tous été endommagés par le tremblement de terre du 14 août. Le passage des véhicules sur le pont Dumarsais Estimé (rivière de la Grand’Anse) est interdit depuis environ une semaine. Les Travaux publics sont en train d’aménager une déviation via la localité de Gébeau, à l’entrée sud de la ville de Jérémie.

Par ailleurs, obstrué par un glissement de terrain, le tronçon reliant les localités de Latibolière et de Sassier, dans la 4e section communale de Jérémie, est toujours coupé.

Bâtiments publics – Dans la Grand’Anse, les complexes administratifs de Jérémie, de Beaumont et de Corail ; les commissariats de Jérémie (y compris la prison), de Pestel et de Corail ; le bureau électoral provisoire de Beaumont ont tous subi des dommages. Au total, dix commissariats de la Police national d’Haïti ont été détruits.

Infrastructures portuaires – Les wharfs de Jérémie et d’Anse d’Hainault (département de la Grand’Anse) sont fortement endommagés. Le quai de Corail est endommagé et celui de Pestel, détruit. Agriculture Culture.- Des pertes de jardins, détruits ou ensevelis, ont été signalées à Roseaux, aux Îles Cayemites et à Pestel (Grand’Anse). Il faut ajouter à cela, plusieurs hectares de terre cultivée inondées à la suite du passage du cyclone Grace.

Élevage – Des pertes de bétail ont été signalées à Roseaux, aux Îles Cayemites et à Pestel. Pêche.- Les communautés de pêcheurs ont perdu du matériel de pêche au niveau de ces trois commues.

Actions entreprises

Coordination et information du public

Les actions de contrôle, de supervision et de coordination sont conduites au quotidien au Centre d’opérations d’urgence national (COUN) et dans les trois centres départementaux qui sont activés. Ces derniers continuent d’accueillir des acteurs humanitaires, arrivés au pays pour apporter leur soutien à la coordination et les opérations sur le terrain.

Recherche et Sauvetage

La mission est maintenue, mais n’a pas évolué ces dernières 72 heures.

Abris temporaires

Un total de 858 bâches ont été distribués respectivement dans deux sections communales de Beaumont (Chardonnette et Mouline), à Duchity, dans la section communale de Tozia, et à Maniche, dans le Sud.

Assistance à la population

Les distributions groupées se poursuivent. Après une première expérience menée conjointement par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Unicef et le Programme alimentaire mondial (PAM), ces mêmes acteurs ont convoyé, ce 25 août vers Camp-Perrin (Sud), d’autres biens. La Protection civile haïtienne, de concert avec Armée Américaine, USAID, SouthCom et OCHA), a servi des familles à Maniche.

En dépit des contraintes liées à l’accès à certaines zones affectées par le tremblement de terre, la réponse se poursuit aussi dans la Grand’Anse. L’entrepôt d’urgence de la Protection civile départementale, le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), l’OIM et des dons de particuliers permettent d’atteindre les personnes affectées. Néanmoins, les besoins en matière d’abris ; d’eau, d’assainissement, et d’hygiène ; de nourriture et de prise en charge sanitaire demeurent toujours urgents dans plusieurs communautés.

Produits alimentaires – Le FAES a fourni 3 450 kits aliments et du pain, distribués aux personnes affectées à Jérémie, à Roseaux, Îles Cayemites, Corail et Marfranc. Dans le Sud, le FAES a distribué 2 550 kits alimentaires (Chantal, Ducis, 3e et 4e sections communales de Torbeck). Par ailleurs, le Programme alimentaire mondial a distribué des kits alimentaires à 1 510 familles, à Port-Salut et à Maniche, ainsi que 1 730 plats chauds.

Produits non-alimentaires – Entre le 23 et le 25 août, l’OIM, l’Unicef et le PAM ont assisté 2 200 familles respectivement à Melon (Maniche, Sud) et à Camp-Perrin (Sud). Les bénéficiaires ont reçu bâche, lots de produits d’hygiène, couverture et sceau.

La Protection civile haïtienne, de concert avec l’Armée Américaine, l’USAID, SouthCom et OCHA), a hélitransporté des tentes, des bâches, des couvertures de laine, des moustiquaires pour 1 000 familles à Maniche. Le maire de la commune, accompagné de policiers haïtiens, de volontaires de la Protection civile, d’une équipe de sapeurs-pompiers de Gressier, détachés dans le Sud, et d’un groupe d’étudiants volontaires, en a assuré la distribution.

À Maniche, à Camp-Perrin 1 473 lots de produits d’hygiène ont été distribués à des familles victimes du tremblement de terre du 14 août [CRS, World Vision, Concern Worldwide, Habitat, JPHRO et Core, DiakonieKatastrophenHilfe].

Eau, assainissement et hygiène

L’approvisionnement en eau est partiellement rétabli dans plusieurs communautés, grâce à la distribution direct de récipients d’eau, la mobilisation de camions citernes, l’installation de citernes souples (avec ou sans rampe de distribution) ou d’unités de potabilisation d’eau.

La Direction nationale de l’eau potable et de l’Assainissement (Dinepa) alimente régulièrement, au site de Papa Nouma (Cayes), une citerne souple d’une capacité de 2m3, installée par MSF Belgique, pour assurer l’accès à l’eau aux victimes du tremblement de terre. De nouveaux robinets seront ajoutés aux rampes de distribution des deux points d’eau du Parc Larco (Cayes), pour en augmenter la capacité.

L’office régional de l’eau et de l’assainissement (Orepa Sud) a installé, avec l’appui de MSF Belgique, une station de pompage dans la rivière de Chardonnières, qui permet, après traitement, d’approvisionner la population par camion ou en alimentant deux réservoirs de 5m3. Toutes les communes du département sont dotés de camions de distribution d‘eau potable [Unicef].

Dans les Nippes, la distribution de l’eau est également assurée par camion à Petit-Trou de Nippes [MSF Hollande].

Santé

Le 24 août, trois nouvelles organisations sont venues appuyer le ministère de la Santé publique et de la Population dans le Sud. Les blocs opérations de l’hôpital Immaculée Conception (HIC) des Cayes et de l’Ofatma bénéficient respectivement d’un appui supplémentaire de MSF France et de Cadena, avec 3 chirurgiens. Huit physiothérapeutes sont par ailleurs présents dans ces deux hôpitaux pour aider les patients – dont le cas le nécessite – à rétablir leur fonctionnement physique optimal.

Parallèlement les interventions (prise en charge des victimes, accès et continuité des services institutionnels et ambulatoires, acquisition et distribution d’intrants et de médicaments…) se poursuivent dans les trois départements directement touchés par le séisme.

Dans le Sud, au moins 340 patients ont été vus dans les hôpitaux et via les opérations de clinique mobile, dont 8 ont été opérés à l’hôpital mobile installé à l’Université américaine des Cayes. Plusieurs personnes ont reçu un appui psychosocial, dont 70 dans la section communale de Marceline, à Camp-Perrin [ACF, ESPERE]. De plus, des générateurs d’oxygène sont réparés et le département a reçu 26 concentrateurs d’oxygène [Project Hope].

Dans la Grand’Anse, l’hôpital Saint-Antoine continue de renforcer plusieurs de ses services, en personnel, matériel, médicaments. Le MSPP a organisé des cliniques mobiles à Pestel et à Corail {MSF France].

Enjeu – La sortie des hôpitaux des victimes du séisme, qui n’ont plus besoin de soins aigus, doit être gérée avec une attention optimale, en vue d’accompagner au mieux les patientes et les patients (suivi post-opératoire, kinésithérapie, santé mentale, abri temporaire pour certains…) et aussi éviter que les hôpitaux fonctionnent en surcapacité. Depuis le 14 août, des centaines de victimes du tremblement de terre ont été transportées hors de la région du Grand Sud, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Deux centres de MSF Belgique et MFS France en ont reçu par exemple 196, dont des dizaines sont passés au bloc opératoire.

Infrastructures

Eau et assainissement – La Direction départementale de l’eau potable et d’assainissement du Sud multiplie les interventions pour rendre l’eau potable disponible dans les zones où ses réseaux ont subi des dommages. Une mission de 40 membres de la Sécurité civile française est arrivée ce mardi au centre d’opérations d’urgence départemental du Sud pour appuyer les actions en matière de traitement d’eau.

Protection

Mission en cours et précision au prochain rapport.

Assistance humanitaire internationale

Ce mercredi 25 août, les Nations unies et leurs partenaires ont lancé appel de 187,3 millions de dollars pour fournir l’aide d’urgence à plus de 800 mille personnes touchées par le tremblement de terre, notamment en matière d’abris, d’eau et d’assainissement, de santé d’urgence, de nourriture, de protection et de relèvement rapide. L’appel ciblera 500 000 personnes parmi les plus vulnérables des 650 000 personnes identifiées comme ayant besoin d’aide.

Recommandations

  • Continuer l’acheminement de l’aide humanitaire venant de Port-au-Prince vers le Grand Sud et étendre sa distribution, en se procurant les ressources logistiques adéquates, à toutes les communes et sections communales affectées par le séisme du 14 août.
  • Mettre en commun les ressources pour effectuer des distributions massives et planifiées afin d’éviter des situations de tension et de frustration de la part des personnes sinistrées.
  • Renforcer la présence des agents la PNH et des volontaires de la Protection civile pour améliorer la sécurité et garantir la réussite des distributions.
  • Renforcer la présence des secteurs au COUD afin de permettre une meilleure coordination avec les partenaires.

AGERCA – Haiti : Rapport de situation #9 du tremblement de terre dans le Sud de la Protection Civile

Signalées disparues, 24 personnes (4 enfants et 20 adultes), coincées à Pic Macaya, ont été retrouvées en vie une semaine après le tremblement de terre. Elles ont été transportées par hélicoptère à Camp-Perrin (Sud) pour être soignées. Elles ont reçu une assistance alimentaire et des kits hygiène.

Les répliques continuent de secouer le Grand Sud, dont une nouvelle de magnitude supérieure à 4, survenue, le dimanche 22 août en soirée, à quelques kilomètres de Baradères. Depuis le tremblement de terre du 14 août 2021, au moins 600 répliques, selon des scientifiques présents en Haïti, ont été enregistrées dans la région, provoquant, pour les plus importants, des mouvements de panique au sein de la population. Aux Cayes (Sud), certaines rues sont occupées, voire bloquées par moments, par des personnes qui ont peur de regagner leur domicile.

Le ministère des Travaux publics, Transport et Communication (MTPTC), poursuit les opérations de déblaiement et de ramassage des débris principalement dans le département du Sud. Au moins 4 communes ont été déjà touchées Maniche, Camp-Perrin, Cavaillon, les Cayes où des dizaines de milliers de mètres cubes de débris sont déjà enlevées.

Ces dernières 48 heures, plusieurs opérations d’acheminement et de distribution de l’assistance humanitaire n’ont pas pu être complétées en raison de certaines contraintes sécuritaires et logistiques. Le Centre d’opérations d’urgence national (COUN) appelle les acteurs humanitaires à une meilleure planification de ces opérations et demande la collaboration de toutes et de tous pour permettre aux communautés affectées de bénéficier de l’aide qui leur est destinée.

Actions entreprises

Coordination et information du public

Le COUN amorce encore plus la nouvelle étape de sa stratégie de distribution de l’aide. Celle-ci est coordonnée sur le terrain par les mairies, les conseils d’administration des sections communales et les structures de Protection civile dont ils ont la charge. Des hélicoptères de l’Armée américaine et des Nations Unies, des bateaux, des camions et des véhicules de terrain sont mobilisés à cet effet.

Cette opération d’envergure sera menée par la direction générale de la Protection civile (DGPC), de concert avec la Police nationale d’Haïti (PNH), dans les communes et sections communales, y compris les localités reculées ou isolées, où les besoins prioritaires persistent. Elle bénéficie également de l’appui d’OCHA et de l’USAID.

Recherche et Sauvetage

Un des groupes de sapeurs-pompiers du Cap-Haïtien (Nord) a bouclé ses opérations dans le Sud, le lundi 23 août 2021. La veille, l’équipe des sapeurs-pompiers de Jacmel (Sud-Est), sur place depuis le lundi 16 août, avait également mis fin à sa mission, aux Cayes, à Camp-Perrin et à Ducis (Sud). Le même jour, un groupe spécialisé de sapeurs-pompiers colombiens avait officiellement terminé ses interventions en Haïti. Parmi les équipes de sauvetage nationales, deux équipes sont toujours dans le Sud pour la poursuite des opérations de recherche et de sauvetage.

Sauvetage – Signalées disparues, 24 personnes (4 enfants et 20 adultes), coincées à Pic Macaya, ont été retrouvées en vie une semaine après le tremblement de terre. Elles ont été transportées par hélicoptère à Camp-Perrin (Sud) pour être soignées. Elles ont reçu une assistance alimentaire, des kits de cuisine et des kits hygiène fournis par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et Impact. Un agronome travaillant dans la zone a lancé l’alerte ayant permis à des institutions présentes sur place de mener cette opération.

Assistance à la population

Depuis le début de la gestion de la réponse, la DGPC a reçu et distribué des produits alimentaires, des produits d’hygiène, des matelas, des lampes solaires, de l’eau, des masques, des réservoirs pliables et d’autres produits. Les biens distribués par le COUN proviennent de l’entrepôt d’urgence et de dons en provenance de la République dominicaine, du Venezuela, du Mexique, de la Colombie, du Japon, du Chili, du Panama, du Costa Rica, de l’Espagne, du Brésil et l’Argentine. D’autres pays appuient plusieurs secteurs impliqués dans la gestion de l’urgence.

Les COU national et départementaux, qui sont activés, ont demandé aux acteurs humanitaires de se regrouper pour distribuer des quantités plus consistantes de biens et éviter ainsi de créer des frustrations en attirant un nombre de personnes affectées de loin plus important que la quantité de produits disponibles pour distribution.
Les informations en provenance des départements commencent à offrir une vue globale de l’assistance. Néanmoins certains acteurs, institutions ou particuliers, continuent de faire cavalier seul, en contournant les structures de coordination.

Abri temporaire – Le PADF a distribué 305 bâches et 100 lampes de poche à Chardonnière et Port-à Piment (Sud). À Chantal (centre-ville, 1re section communale Fond-Palmiste…) la Croix-Rouge haïtienne a remis un lot de biens comprenant une couverture de laine, des produits d’hygiène en sceau, une bâche, un jerrycan et des ustensiles de cuisine à 61 familles. Pour sa part, le CRS a un stock de bâches et de kits de cuisine capables de couvrir les besoins de 2 500 familles à Camp-Perrin, Maniche et Cavaillon (Sud).

Eau, assainissement et hygiène – La Direction nationale de l’eau potable et de l’Assainissement (Dinepa) a reçu 500 caisses d’eau et de boissons gazeuses de la compagnie privée Tropical SA. Son office régional (Orepa Sud) distribue de l’eau potable par camion, avec l’appui de l’Unicef.

Une autre compagnie privée, Culligan, a fait un don de 11 camions d’eau répartis entre différentes mairies de la région affectée. Le PADF a distribué 800 caisses d’eau et 5 kits sanitaires à Chardonnière et Port-à Piment.

JPHRO/CORE a distribué 481 kits d’urgence pour femmes, hommes et enfants à Cavaillon et Saint Louis du Sud. CRS va bientôt fournir des produits d’hygiène à 2 500 familles à Camp-Perrin, Maniche et Cavaillon (Sud).

Nourriture – Le Programme alimentaire mondial (PAM) a distribué 1 250 rations cuites dans différents hôpitaux de la région du Sud et 300 plats chauds dans la commune de Port Salut. Le PAM a également distribué de l’argent à 731 familles.

Santé

Le secteur santé a organisé, le dimanche 22 août, sous l’obédience du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) une réunion avec l’ensemble des partenaires intervenant dans la réponse sanitaire. Le ministère guide ces derniers et oriente leurs appuis vers les endroits où les besoins sont plus criants.

L’hôpital Immaculée Conception (HIC) et OFATMA des Cayes ont reçu des intrants médicaux de l’Unicef, pour la prise en charge des victimes du séisme. C’est le cas également de 8 autres structures sanitaires.

Infrastructures

Ramassage des débris – Le MTPTC poursuit les opérations de déblaiement, principalement dans le département du Sud. Au moins 4 communes ont été déjà touchées. Il s’agit de Maniche, Camp-Perrin, Cavaillon et les Cayes (opérations toujours en cours). Un important dispositif est mis en place pour accélérer le processus. Il dépend de la disponibilité de 2 500 gallons de carburant pour fonctionnent chaque jour.

Eau et assainissement – La Dinepa multiplie les interventions pour rendre l’eau potable disponible dans les zones où ses réseaux ont subi des dommages. Une mission de 40 membres de la Sécurité civile française est arrivée ce mardi au centre d’opérations d’urgence départemental du Sud pour appuyer les actions en matière de traitement d’eau.

Télécommunications – Le COUD du Sud est désormais doté d’un système satellitaire facilitant l’accès à Internet, grâce à un appui de Télécoms sans frontière.

Assistance humanitaire – Internationale

Ces dernières 48 heures, le COUN a reçu un appui de l’Espagne et du Brésil.

Recommandations

  • Accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire venant de Port-au-Prince vers le Grand Sud et étendre sa distribution à toutes les communes et sections communales affectées par le séisme du 14 août, en se procurant les ressources logistiques adéquates.
  • Conduire l’évaluation des bâtiments dans les délais raisonnables en vue de permettre aux membres de la population de regagner leur domicile.
  • Mettre en commun les ressources pour effectuer des distributions massives et planifiées afin d’éviter des situations de tension et de frustration de la part des personnes sinistrées.
  • Renforcer la présence des agents la PNH et des volontaires de la Protection civile pour améliorer la sécurité et garantir la réussite des distributions.
  • Renforcer la présence des secteurs au COUD afin de permettre une meilleure coordination avec les partenaires.