Commémoration du 14ème anniversaire du séisme dévastateur en Haïti

12 Janvier 2024 – Communiqué de presse : Commémoration du 14ème anniversaire du séisme dévastateur en Haïti pour ne pas oublier !

Il y a exactement 14 ans, le 12 janvier 2010, Haïti a été frappé par un des séismes les plus meurtriers et dévastateurs au monde, laissant derrière lui un paysage de destruction et un peuple en deuil. Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour commémorer cette tragédie, honorer les victimes et témoigner de la résilience du peuple haïtien face à l’adversité.

Ce séisme, d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter, est survenu à 16h53, heure locale. Son épicentre était situé approximativement à 25 km de Port-au-Prince, la capitale du pays. Il a fait plus de 220.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sans-abris selon un bilan établi par le gouvernement Haïtien.

Malgré les efforts considérables déployés pour reconstruire et soutenir les communautés touchées, cette tragédie a laissé des séquelles visibles au sein de la population Port-au-princienne comme pour nous rappeler notre exposition et vulnérabilité face à cet aléa.

Certes des capacités ont été renforcées dans la réduction des risques notamment dans la prévention par des campagnes de sensibilisation de la population sur les comportements à adopter avant, pendant et après un séisme. Cependant, les défis demeurent, et la commémoration de cet anniversaire est également l’occasion de réaffirmer notre engagement à supporter toutes les initiatives visant au développement durable d’Haïti.

Nous appelons le secteur privé, la société civile, les acteurs politiques et la communauté internationale à continuer de soutenir Haïti dans son parcours vers la stabilité et la résilience.

En ce jour de mémoire, unissons nos prières pour tous les morts et victimes de cette journée tragique mais aussi celles et ceux qui souffrent chaque jour !

IN MEMORIA

Tout savoir sur l’AGERCA ici

BME – Bulletin annuel de 2023 des activités sismiques en Haïti

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME), se fait encore le plaisir de vous présenter le bilan des activités sismiques observées en Haïti durant les douze (12) mois de l’année 2023. Les données qui y figurent, évidemment traitées et analysées, sont collectées à partir des réseaux sismologiques locaux (Ayiti-séismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine). Ce bilan se présente comme suit : Quantité, magnitude et profondeur des séismes enregistrés

828 séismes ont été enregistrés au cours de l’année 2023, contrairement à l’année dernière qui en a connu 1451 en raison surtout des répliques continues observées dans la partie Ouest de la presqu’île du Sud, engendrées par le séisme majeur du 14 août 2021. Le Graphique 1 montre que la répartition mensuelle de ces séismes est très inégale et affiche une valeur moyenne de 69 séismes par mois. Il indique également que le nombre de séismes a été plus élevé au début de l’année en janvier et en février, alors que l’activité sismique s’est révélée moins intense en juillet et en août, contrairement à la croyance qui veut qu’elle paraisse plus élevée durant les mois les plus chauds de l’année.

La magnitude des 828 séismes enregistrés est comprise entre 0,6 et 5,5, ce qui qualifie les séismes observés de très mineurs à modérés. Les magnitudes inférieures ou égales à 3 sont au nombre de 729, ce qui représente 88 % des séismes de l’année.

Les 99 séismes restant (12 %) ont des magnitudes variant de 3,1 à 5,5, dont 89 de 3,1 à 3,9, 8 de 4 à 4,8 et 2 de 5,5. La plus grande magnitude pour l’année 2023 a été de 5,5 survenue en février à l’Ouest de Môle Saint Nicolas (Nord-Ouest) et en juin entre les villes d’Abricot et de Jérémie (Grand’Anse).

En mer, le nombre de séismes enregistrés pour l’année s’élève à environ 408, soit 49,3 %, avec une forte concentration au Nord de Jérémie et à l’Ouest de la presqu’île du Nord-Ouest. Les séismes survenus en mer sont susceptibles de provoquer des tsunamis lorsque les conditions sont réunies : magnitude supérieure à 6,5, profondeur inférieure à 50 km, failles en mer.

Les séismes survenus à une profondeur inférieure ou égale à 10 km sont au nombre de 443, soit 53,5 %. Ces séismes sont qualifiés de superficiels, car ils se produisent dans la partie la plus superficielle de la croûte terrestre, leur impact en surface est plus perceptible que les séismes localisés à une grande profondeur.

Les séismes enregistrés au cours de l’année 2023 sont répartis à travers les dix (10) départements géographiques du pays et montrent encore une inégale activité sismique par département.

Les Graphiques 2 et 4 indiquent une répartition géographique en deux périodes : la première va de Janvier à Juin et la seconde de Juillet à Décembre. Au cours de la première période, le nombre de séismes enregistré a été de 487, soit 58,8 %, avec en tête de liste, les départements de la Grand’Anse et des Nippes. Ce classement résulte des conséquences du séisme majeur de magnitude 7,2 survenu le 14 août 2021 avec son épicentre situé dans les Nippes et dont les répliques ont bouleversé la répartition de l’activité sismique des différents départements géographiques.

En comparant ce classement (Graphique 2) avec celui du 14 août au 31 décembre 2021 (Graphique 3), après le séisme majeur dans les Nippes, on constate peu de variation dans la répartition départementale des activités sismiques. Les départements les plus impactés ont été la Grand’Anse et les Nippes, tendance qui a persisté jusqu’en Juin 2023.

La seconde période a connu 341 séismes, soit 41,1 % et a montré un classement départemental décroissant allant du Nord-Ouest au Nord (Graphique 4).

En comparant les activités sismiques de ce classement (Graphique 4) avec celui observé entre le 1er janvier et le 13 août 2021 (Graphique 5), avant le séisme majeur, on constate encore très peu de variation dans les activités sismiques départementales qui montrent, dans les deux cas, une décroissance allant du Nord-Ouest au Centre, indiquant ainsi la fin probable des répliques et un retour aux activités sismiques d’avant le séisme du 14 août 2021.

Les courbes évolutives des séismes enregistrés dans les trois (3) départements les plus affectés par le séisme du 14 août 2021 sont indiquées ci-dessous pour la période allant du 14 août 2021 au 31 Décembre 2023.

L’analyse de ces courbes dénote une activité sismique caractérisée par une certaine variabilité incluant à la fois des répliques et des séismes sporadiques témoignant d’une intensification de l’activité sismique dans ces 3 départements. Rappelons que les répliques sont des séismes qui se produisent généralement après un tremblement de terre principal dans la zone épicentrale de ce dernier. Elles sont susceptibles de générer de fortes conséquences pour la population. De magnitude plus faible, elles s’expliquent par le fait que le choc principal provoque une modification du champ de contrainte régional en induisant des ruptures secondaires de moindre énergie. Autrement dit, les répliques sismiques sont de petites secousses résultant des ajustements effectués par la croûte terrestre autour de la faille où s’est produit le séisme principal. Ce phénomène est connu aussi sous le nom d’ISOSTASIE, c’est-à-dire la capacité qu’a la Terre à retrouver son équilibre lorsque ce dernier est rompu. Des lois en sismologie décrivent la décroissance de leur nombre au cours du temps.

Pendant la période allant du 14 août 2021 au 31 Décembre 2023, les stations sismiques ont enregistré pour les trois départements un total de 2915 séismes (Figure 2), assimilés pour la plupart à des répliques, de magnitude inférieure ou égale à 5,5. Le Tableau 5 montre la décroissance de ces activités sismiques dans les trois départements, affichant une nette diminution à partir du mois d’Août 2022.

Située sur la plaque caraïbe, la République d’Haïti peut être affectée par un séisme majeur, éventuellement associé à un tsunami proche, si l’événement est localisé à proximité des côtes haïtiennes, notamment dans les zones d’Oriente (Cuba), de Kingston (Jamaïque), de la côte Nord de la République Dominicaine et/ou de la frontière reliant les deux pays. Notons qu’Haïti peut être affectée également par des tsunamis lointains venant de l’arc antillais ou même de l’Europe.

Le 18 mai 2023, la République Dominicaine a enregistré un séisme de magnitude 4,9 localisé au Sud de Puerto Plata, soit à 123 km au Sud de Fort Liberté. Le 30 octobre 2023 un séisme de magnitude 5,8 est survenu à la Jamaïque au Nord de Kingston, soit à une distance de 237 km à l’Ouest de Tiburon en Haïti. Le 10 novembre 2023, une secousse de magnitude 5,1, a été localisée en République Dominicaine à 13 km au Sud–Est de Monte Christi et à 27 km à l’Est de Fort Liberté. Dans les trois cas précités, les secousses ont été ressenties en Haïti, créant des paniques, malgré leurs magnitudes modérées, notamment dans la zone frontalière Nord, dans le Sud et la Grand’Anse. Une magnitude supérieure ou égale à 6 hors d’Haïti, ne manquera pas de causer dans le pays des dégâts matériels et des pertes en vies humaines, en raison de notre très grande vulnérabilité.

Voir les graphiques et les figures ici

AGERCA – Astuces de sûreté et de sécurité pour cette période de fête

L’insécurité est un type de risque anthropique car il est causé par le biais des actions humaines. On ne peut ignorer cette menace car elle est présente et s’augmente de jour en jour notamment au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Cette situation d’insécurité a provoqué le déplacement des milliers de personnes à l’intérieur du pays et des centaines de pertes en vie humaine.

Les cas d’enlèvement et de séquestration contre rançon sont les plus courants pendant ces périodes. Cette situation crée beaucoup de panique au sein de la population haïtienne.

Le plus souvent, certaines personnes sont victimes d’un acte de banditisme à cause d’une négligence ou d’un manque de prudence.

Pendant cette période de fête de Noël et de fin d’année, il est extrêmement important de faire très attention et d’être très vigilant dans toutes vos activités.

L’AGERCA aimerait partager avec vous quelques astuces de sûreté et de sécurité pouvant réduire votre exposition aux actes de banditisme :

  • Informez vos proches de vos parcours ;
  • Sortez en groupe si possible ;
  • Évitez de sortir seul/seule la nuit sauf en cas d’extrême urgence ;
  • A l’extérieur, donnez toute votre attention à tout ce qui se passe autour de vous en voiture, à moto ou à pied ;
  • Identifiez au préalable les actions à entreprendre en cas d’urgence ;
  • Évitez d’être distrait par votre téléphone ;
  • Évitez les zones dangereuses et les détours peu fréquentés ;
  • Evitez de trop vous exposer sur les réseaux sociaux ;
  • Assurez-vous que toutes les portes de votre maison ou bureau sont bien fermées ;
  • Restez courtois.e avec tout le monde ;
  • Partagez ces astuces avec vos proches ;
  • Evitez de resister en cas de tentative de kidnapping ;
  • Modifiez ces itineraires quand cela est possible ;
  • Entre autres.

Forum sur la GRD – Des universitaires sensibilisés sur les menaces naturelles

L’AGERCA, de concert avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et la Croix-Rouge Haïtienne (CRH), a organisé du 9 au 11 novembre dernier, trois journées de formation sur la Gestion des Risques de Désastre (GRD) pour plus d’une centaine d’universitaires venant de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Cette activité a été supportée par la USAID, Digicel, Miyamoto International et Ti Koze sou Konstriksyon.

Au cours de cette activité, il y a eu des intervenants de marque qui ont rehaussé l’éclat de ces trois jours de formation. Ils ont abordé les thématiques suivantes :

  1. Risque sismique
  2. Risque tsunamique
  3. Risque cyclonique
  4. Gestes qui sauvent

Les étudiants ont exprimé leurs satisfactions suite à ces trois jours de formation car ils ont estimé que les connaissances partagées étaient très nécessaires pour renforcer leurs compétences. Il faut noter qu’un bon nombre de participants sont dans le domaine de la construction, un secteur lié à la GRD.

En matière de formation en Gestion des Risques de Désastre (GRD, l’AGERCA est la référence

Un participant du FORUM

Selon la Directrice Exécutive de l’AGERCA, Mme Fania Joseph, ces étudiants formés sont considérés comme des ambassadeurs de la GRD pour l’AGERCA. Elle les encourage à dupliquer ces connaissances avec leurs proches afin de les sensibiliser sur les risques auxquels nous sommes exposés en Haïti.

En termes de perspective, l’AGERCA de concert avec ses partenaires souhaite planifier une prochaine séance de formation sur d’autres thématiques pour ce même groupe d’étudiant.

L’AGERCA encourage les autres acteurs du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD) à travailler avec les jeunes du secteur universitaire car ils sont des acteurs remplis de motivation. Ils ont manifestement exprimé leurs intérêts à travailler à titre de volontaire dans le cadre de la gestion des risques à un niveau très technique dépendamment de leur domaine d’étude.

Offrons-leur ensemble une opportunité d’appuyer le SNGRD !

Listes des intrants médicaux pour les personnes déplacées internes

Les personnes déplacées de la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui se trouvent actuellement dans les abris provisoires suite aux violences des gangs armés ont de multiples besoins médicaux urgents.

Pour répondre à cette urgence, l’AGERCA en support au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et à la DGPC, vous présente cette liste d’articles médicaux divers nécessaires pour assister les personnes victimes dans les abris provisoires.

Nous vous invitons tous à apporter votre soutien à cette cause humanitaire qui nécessite une intervention immédiate.

Les besoins sont les suivants :

  • Amoxicilline 250mg/5ml fl 100 ml, unité
  • Aquatabs 33 mg, tab
  • Bandage plâtré 10 cm x 2.7 m, rouleaux
  • Bandage élastique 4” x 10m, rouleaux
  • Coton pour plâtre, rouleaux
  • Ciprofloxacine 500 mg, B/100 cp
  • Cathéter IV 18 G, pcs
  • Cathéter IV 22 G, pcs
  • Ceftriaxone 1g, B/5 amp
  • Compresse de gaze 10cmx10cm, paq/100
  • Chlorure de sodium, flc de 1000 cc
  • Diclofénac 25mg/3ml, B/10 amp
  • Fil suture 3-0, B/12 pcs
  • Gants d’examen M, Box/100 pcs
  • Gants chirurgicaux size 8, B/50 pcs
  • Dextrose 5%, flc 1000 cc
  • Dextrose 5%, 0.9%, flc 500 cc
  • Lidocaïne 2% inj, amp
  • Néomycine / Bacitracine cr 5g/500UI, tube
  • Paracétamol 500mg, B/1000 cp
  • Perfuseurs 1 voie, pcs
  • Plateau de lacération, pcs
  • Povidone iodée, flac 100 cc
  • Ringer Lactate flac 1000 cc
  • Sac Mortuaire, pcs
  • Savon Toilette 113 gr, pcs
  • Sel de réhydratation orale, sachet 1L
  • Sparadrap 2.5 cm x 9.1 m, B/12 pcs
  • Masques chirurgicaux, pcs
  • Hand sanitizer, flc 8-4 oz

À noter que cette liste de besoin est validée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).

Communiqué de presse – Distribution d’aide aux personnes déplacées internes

L’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA), le Centre d’Analyse et de Recherche en Droits de l’Homme (CARDH), la Chambre de Commerce et d’Industrie Haïtiano-Canadienne (CCIHC), l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) et l’Association Touristique d’Haïti (ATH) suite à la mobilisation de leurs membres ont procédé à une première distribution de dons dans la période allant du 1er au 12 octobre dernier dans le but de répondre à certains besoins urgents des personnes déplacées suite aux violences des gangs armés au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Suite à son engagement pris le 11 septembre dernier dans une note de presse conjointe, les signataires ont procédé à la remise d’un premier lot de dons à des réfugiés de Carrefour-Feuilles et du Fort National durant plusieurs jours.

Les volontaires de l’AGERCA qui ont participé à cet effort ont distribué des articles divers (alimentaires, non-alimentaires, hygiéniques) tels que :

  • 1,350 Plats chauds
  • 655 Matelas
  • 125 Caisses d’eau
  • 200 Gallons de Jif
  • 3,024 Bouteilles d’AquaJif
  • 200 Bâches
  • 200 Sachets de chlore en liquide
  • 80 Lampes solaires
  • 150 Ampoules rechargeables
  • 250 Boites de lait pour bébé
  • 125 Kits hygiéniques
  • 11 Caisses de médicaments divers
  • Habits

Certes ceci est peu au regard des besoins, toutefois les signataires remercient tous les donateurs sans exception et continuent de mobiliser pour venir en aide à ces démunis qui pour la plupart ont tout perdu. Ils invitent aussi les autres communautés de la population Haïtienne au niveau national et de la Diaspora à prêter main-forte à ces victimes qui se trouvent dans les abris provisoires et vivent dans des conditions déplorables sources de développement du choléra. Ce pourquoi la distribution de l’AquaJif afin de traiter l’eau va continuer dans les jours à venir.

Les signataires demandent aux autorités étatiques de mobiliser davantage de ressources pour protéger et venir au secours de ces populations aux abois victimes de cette guerre qui ne dit pas son nom. En effet, dans une presque indifférence, il y a plus de 35.000 personnes qui sont dans l’urgence absolue au niveau des multiples abris provisoires de fortune établis dans différentes régions de la zone metropolitaine de Port-au-Prince, selon le CARDH.

Nous ne pouvons et ne devons les laisser tomber.

ANSANM NOU PI FÒ !
DANJE A POU NOU TOUT !

13 Octobre – Journée Internationale de la Réduction des Risques de Désastre

13 Octobre 2023 – Message de la Direction Générale de la Protection Civile à l’occasion de la Journée Internationale de la Réduction des Risques de Désastre.

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En ce vendredi 13 octobre 2023, la direction générale de la Protection civile d’Haïti se joint à la communauté internationale pour marquer la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes, placée sous le thème “ combattre les inégalités pour un avenir résilient ”.

Cette journée revêt une importance capitale pour notre nation en raison de notre vulnérabilité aux aléas naturels et aux crises créées par l’homme, notamment la gestion des déplacés internes. Elle témoigne de notre détermination à travailler pour un avenir plus sûr et résilient pour tous.

Au fil des années, Haïti a été le témoin de nombreuses tragédies causées par des catastrophes d’origine naturelle, entraînant d’énormes souffrances et des pertes considérables. Des communautés entières ont été dévastées, des vies ont été brisées, et notre progrès entravé. La fragilité de notre environnement physique, combinée à des inégalités socioéconomiques profondes, expose davantage notre nation aux risques et aux retombées des catastrophes. C’est pourquoi il est impératif que nous unissions nos efforts pour réduire ces risques et promouvoir l’égalité d’accès aux ressources nécessaires pour les affronter.

Nous aspirons à un avenir où chaque Haïtienne et chaque Haïtien, indépendamment de sa situation, puisse évoluer dans un environnement sûr et résilient. Le thème de cette année, “Combattre les inégalités pour un avenir résilient,” prend une importance particulière, rappelant que la réduction des risques de catastrophes est un effort collectif visant à éliminer les inégalités et à garantir que personne ne soit laissé pour compte. Au cours de la dernière décennie, la Protection civile haïtienne s’est constamment engagée dans cette démarche, en accordant une attention particulière aux questions liées au genre, à l’accessibilité, au handicap et à l’enfance, notamment au sein du Plan national de gestion des risques de désastre 2019-2030. De plus, nous avons mis en place des points focaux départementaux en matière de protection pour renforcer notre action à l’échelle nationale.

La direction générale de la Protection civile s’engage à poursuivre ses efforts visant à renforcer la résilience de notre pays. Cela comprend la mise en place de politiques de gestion des risques, l’amélioration de notre infrastructure de secours, la sensibilisation du public et la formation continue de nos équipes. Nous collaborons étroitement avec nos partenaires nationaux et internationaux pour assurer une réponse rapide et efficace en cas de catastrophe.

La Protection civile encourage chaque Haïtienne et chaque Haïtien à prendre des mesures pour se préparer aux catastrophes, à connaître les risques spécifiques de leur région et à s’engager dans la construction d’une société plus résiliente. Ensemble, nous pouvons surmonter les défis qui se dressent devant nous.

En cette Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes, rappelons-nous que la réduction des risques liés aux aléas naturels est un investissement dans notre avenir et dans celui des générations futures. Engageons-nous à combattre les inégalités pour un avenir résilient et à bâtir une Haïti plus forte et plus sûre pour tous.

Plis nou egalego, plis n ap djanm devan malè pandye

Pwoteksyon Sivil se nou tout !

Visitez leur site internet ici 

Note de presse – Des secteurs dénoncent et se mobilisent

Depuis tantôt deux semaines le pays fait face à la propagation d’une violence aveugle et terrifiante dont personne ne sait où et comment cela finira. La liste des victimes ne fait que s’allonger, et chaque jour n’est pour beaucoup que le prélude à une nuit d’angoisse et de terreur.

Devant cette situation qui oblige bon nombre de nos concitoyens à fuir les zones d’affrontement, les associations de la Société Civile représentées par l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA), le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) et le Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH), le Secteur Privé représenté par les Associations patronales dont l’Association Des Industries d’Haïti, l’Association Touristique d’Haïti (ATH) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Haitiano-Canadienne (CCIHC), toutes signataires de la présente, dénoncent et condamnent une fois de plus les actes odieux constitutifs “ d’une guerre qui ne dit pas son nom ”, comme l’a si bien écrit le quotidien “ Le Nouvelliste ”.

De plus soucieuses de la situation infernale que confronte une population civile aux abois, les signataires se mobilisent au travers de leurs membres respectifs pour apporter une aide humanitaire aux communautés socio économiquement marginalisées victimes de cette guerre fratricide. Comme l’a si bien dit Che Guevara, “Chaque jour, il faut se battre pour que l’amour de l’humanité se transforme en actes concrets, en actes qui donnent l’exemple, qui mobilisent” !

Les signataires lancent aussi un appel à l’unité nationale face à ce fléau et exhortent tous les acteurs de la vie nationale quelle que soit leur sensibilité, politique, sociale ou autre à se mettre ensemble et trouver des solutions pérennes à cette crise sécuritaire multidimensionnelle.

Les Gouvernants sont enjoints d’exécuter concrètement les mesures nécessaires pour ramener la Sécurité et la Paix de manière décisive, immédiate et durable avec la force de frappe mobilisée de la PNH et de l’Armée, inclus leurs Corps de Génie. De plus, que le Ministère de la Justice sévisse contre les criminels avec la plus grande rigueur prévue par la Loi et que les Ministères des Affaires Sociales et du Travail (MAST) et des Travaux Publics, Transports et Communications ( MTPTC ) enclenchent des projets immédiats à haute intensité de main d’œuvre, d’activités sportives, et de réhabilitations d’infrastructures de base, tels que cliniques, écoles, marchés, réseaux de drainage, d’alimentation d’eau et d’énergie, de Sous-Commissariat de Police Communautaire, etc… dans les quartiers les plus démunis aidant ainsi à ramener un début d’Espoir au sein des populations les plus vulnérables.

Le Pays d’abord !

Forum de solidarité envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA

Il est 10h00 am le Mardi 22 Aout 2023, nous nous retrouvons à la salle Franck de l’Hôtel Montana où nous allons assister à la première édition du Forum de solidarité. Cette initiative est réalisée par Georgetown University et l’AGERCA de concert avec la Fédération Haïtienne des Associations de PVVIH (FEDHAP+) avec l’appui du Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS).

Le thème retenu pour cette première édition est le suivant : ” Se Nan Travay N ap Jwenn Diyite N “. Ce thème marche en commun accord avec l’objectif de ce Forum qui vise à promouvoir les produits des Associations de Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) en Haïti et contribuer à leur autonomisation.

Solidarité partagée par tous les secteurs

Au cours de ce Forum nous avons eu une représentation de presque tous les secteurs de la vie nationale pour apporter leur solidarité envers les Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) dans leurs sangs. Il y avait des représentants de l’Etat, du secteur privé, de la société civile et des Organisations Internationales. Les différentes présentations des intervenants se basaient sur une forme de plaidoyer et de solidarité envers les PVVIH.

Lors d’une présentation, un responsable d’association des PVVIH a déclaré ceci « il est tant que l’état Haïtien prenne la responsabilité d’assurer la gestion complète des 152.000 PVVIH en Haïti. Il a insisté en disant que si un jour les bailleurs décident de ne plus financer les médicaments ARV (Anti-Rétro Viral) et les aliments pour ces personnes qu’allons-nous donc faire ? »

Cette déclaration était tranchante car effectivement les supports en termes de médicaments (ARV) et d’aliments sont supportés par des fonds externes. Il faut noter que cette assistance a un rôle vital dans la survie des PVVIH. Ce responsable a voulu souligner ce point important afin d’encourager l’Etat Haïtien à participer aussi dans cette assistance.

Une autre représentante du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a fait une présentation de la mission de chaque Ministère du pays dans la lutte contre le VIH/SIDA dans le pays. Elle a voulu montrer la transversalité de cette lutte et invité tous les secteurs de la vie nationale à donner leur contribution afin d’arrêter la propagation de ce virus.

D’un autre côté, un intervenant a mis en avant la corrélation qui existe entre les situations d’urgence et la recrudescence des cas de VIH dans le pays. L’intervenant a insisté pour demander aux autorités du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD) de faire une gestion holistique des crises en prenant en compte le risque de propagation du VIH/SIDA dans les abris provisoires recevant les personnes déplacées.

Du coup, une bonne compréhension de la GRD et également le développement d’une culture d’inclusion face aux PVVIH est nécessaires. Ces derniers sont très souvent victimes de préjudices dans la réponse aux urgences vu qu’ils ne sont pas bien situés dans les groupes nécessitant une aide que ce soit médicale ou sociale.

Exposition des produits des associations des PVVIH

Ce Forum a donné l’opportunité aux associations des PVVIH d’exposer leurs produits pour les faire connaitre et pour profiter d’en vendre. Nous avons pu constater différents types de produits comme :

  1. Des produits artisanaux
  2. Des produits de nettoyage
  3. Des produits alimentaires
  4. Entre autres

Les organisateurs ont profité pour inviter les institutions présentes lors de ce forum à visiter les exposants qui étaient sur place et acheter leurs produits afin d’assurer la survie de leurs initiatives. Les participants.es ont été très satisfaits.es de leurs achats.

Le Forum de Solidarité a été un évènement incontournable pour les associations des PVVIH et les institutions qui travaillent avec elles. Selon les feedbacks des différentes parties prenantes de ce forum, il a été une réussite car ils ont pu mettre le projecteur sur les différentes initiatives des associations des PVVIH. Grâce à ce forum, les différents secteurs présents ont fait un plaidoyer extrêmement important pour les associations des PVVIH afin de les faire prendre conscience de leurs capacités tout en favorisant leur automisation.

L’importance cruciale d’un kit d’urgence dans une entreprise

Dans un monde où l’incertitude règne, la sécurité des employés et la résilience des entreprises sont plus essentielles que jamais. Un kit d’urgence bien organisé et complet joue un rôle vital dans la protection des vies, la minimisation des risques et la préservation de la continuité des opérations en cas d’événements imprévus.

Cet article explore l’importance cruciale d’un kit d’urgence dans une entreprise et souligne pourquoi chaque institution devrait accorder une attention particulière à cette composante essentielle de la gestion de la sécurité.

Sauvegarder la sécurité des employés.es

La sécurité des employés.es est l’une des priorités de toute entreprise responsable. En cas d’urgence, qu’il s’agisse d’un incendie, d’un séisme, d’une inondation, d’une panne de courant ou d’un autre incident grave, un kit d’urgence bien équipé peut faire la différence entre la vie et la mort. Les premiers instants après un événement critique sont souvent les plus cruciaux pour assurer la survie et le bien-être des employés.es. Un kit d’urgence bien préparé contenant des trousses de premiers soins, des lampes de poche, des radios, des couvertures de survie et d’autres fournitures essentielles peut grandement aider à atténuer les blessures et à sauver des vies. Il faut noter aussi que les articles d’un kit d’urgence varient d’une entreprise à une autre dépendamment du secteur d’activités de celle-ci.

Une institution qui ne dispose pas d’un kit d’urgence risque de mettre en péril la vie de ses employés.es en cas d’urgence car elle ne peut pas donner une première réponse immédiate à cette situation. Il faut savoir en situation de crise, la première réponse devrait être locale.

Réduction des risques et des pertes

Les entreprises sont exposées à une variété de risques, qu’ils soient d’origine naturelle ou anthropique. Avoir un kit d’urgence bien pensé et régulièrement mis à jour permet de réduire les risques potentiels et de minimiser les pertes en cas d’incident. Par exemple, en ayant des extincteurs d’incendie bien entretenus et accessibles, les départs de feu peuvent être rapidement maîtrisés avant qu’ils ne se propagent et ne causent des dégâts importants. De même, en ayant un plan d’évacuation clair et en fournissant des équipements de sécurité appropriés dans le kit, les employés peuvent être préparés à réagir rapidement et efficacement face à une situation d’urgence.

Pour lire notre article sur l’importance d’un plan d’évacuation au sein d’une entreprise, CLIQUEZ ICI

Maintien de la continuité des opérations

Une interruption soudaine des opérations peut être coûteuse pour une entreprise, tant en termes de pertes financières que de réputation. Un kit d’urgence bien organisé peut aider à maintenir la continuité des activités en cas de désastre ou d’incident majeur. En ayant des provisions adéquates, des plans d’urgence clairs et des procédures bien documentées, l’entreprise peut minimiser le temps d’arrêt et reprendre ses activités normales plus rapidement après un événement perturbateur.

Renforcement de la culture de la sécurité

En mettant en place un kit d’urgence et en sensibilisant les employés à son existence et à son utilisation, l’entreprise renforce sa culture de la sécurité. Les employés sont plus susceptibles de se sentir valorisés et en sécurité lorsqu’ils savent que leur bien-être est une préoccupation primordiale pour l’organisation. Une culture de la sécurité bien ancrée favorise également la collaboration et la responsabilisation, car chaque membre du personnel sait qu’il a un rôle à jouer dans la protection de soi-même et de ses collègues en cas d’urgence.

Cette culture de sécurité continuera même au sein de la vie familiale des employés.es. Ils vont faire en sorte d’avoir aussi un kit d’urgence dans leur maison dans le but d’assurer les besoins de leurs proches.

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Conclusion

En conclusion, un kit d’urgence est bien plus qu’une simple boîte remplie de fournitures. C’est un outil essentiel et stratégique pour protéger la vie et la santé des employés.es, réduire les risques et les pertes, maintenir la continuité des opérations et renforcer la culture de la sécurité au sein de l’entreprise. Investir dans un kit d’urgence bien équipé, régulièrement mis à jour et associé à une formation appropriée peut faire une énorme différence en cas de situation critique. Il s’agit d’un investissement judicieux pour toute entreprise soucieuse de la sécurité, de la résilience et du bien-être de son personnel, par-dessus tout de sa continuité des activités.