Journée Mondiale du Sida – L’égalité, un atout pour l’éradication de l’épidémie du sida

La dernière phase du VIH provoque la maladie SIDA qui provoque un déficit immunitaire chez l’homme aggravant la santé de tous ceux qui en sont atteints et est considérée mondialement comme une maladie incurable. Le VIH peut être transmis de différentes façons ; par des rapports sexuels non protégés avec une personne infectée, par l’utilisation d’aiguilles, de seringues ou d’autres instruments tranchants contaminés ou par une transfusion sanguine avec du sang contaminé. Elle peut également être transmise d’une mère infectée à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Il convient également de noter que le virus ne peut pas vivre pendant une minute à température ambiante.

Selon l’ONUSIDA, les premiers signes cliniques du Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise (SIDA) ont été décrits en juin 1981 aux États-Unis. Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), qui affaiblit le système immunitaire, a été identifié en 1983. Depuis le début de l’épidémie, 79.3 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 36.3 millions de personnes sont mortes de maladies liées au sida. En 2020, 37.7 millions de personnes vivaient avec le VIH. Le VIH/SIDA reste une préoccupation nationale majeure, en particulier pour les populations à risque et marginalisées. En 2018, environ 160 000 personnes vivaient avec le VIH en Haïti et 7 300 nouvelles infections au VIH ont été enregistrées. Le SIDA est avant tout une maladie qui est soumise à de nombreux préjugés quoique les études et les recherches montrent qu’il s’agit de la dernière phase du virus VIH. Malgré cela, les Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) sont encore stigmatisées.

Pour cette journée mondiale, les Nations Unies ont mis en avant le thème « ÉGALISER » qui est un appel à l’action pour que chacun s’engage à éradiquer complètement cette épidémie. Pour corroborer ce thème, l’ONUSIDA a déclaré : « Pour mettre fin au SIDA, nous devons nous attaquer aux inégalités de ressources ».  Le thème s’attaque à cet aspect afin d’éliminer toute sorte de stigmatisation et de discrimination envers les Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH).

L’AGERCA, en tant que partenaire de l’Université Georgetown aux Etats-Unis à travers le projet TIDE, durant sa dernière série de formation réalisée au mois de septembre, a mis en évidence le fait que la majorité des personnes infectées peuvent vivre sans avoir aucun élément détectant la maladie. Ces dernières peuvent donc passer toute leur vie avec le virus et ne sont pas très vulnérables. Avec un support médical régulier, elles deviennent conscientes de leur situation et adoptent un style de vie qui leur permet d’intégrer tout type de travail. Par conséquent, des méthodes préventives peuvent être adoptées pour inclure les PVVIH dans les différentes couches de la société sans impacter leur environnement. Parmi ces méthodes, nous pouvons citer la PreP (Prophylaxie de Préexposition) qui est la plus connue mais toujours à sa phase incubatrice en Haïti. Des programmes ont été mis en place avec un ensemble de composantes classées en priorités de travail : dépistage et traitement, prévention et éducation, soutien social, prévention de la transmission mère-enfant, le tout réalisé au niveau de la société civile pour une meilleure connaissance du VIH.

Le SIDA est parmi les maladies encore mal comprises par plus d’un. On n’accorde pas une attention spécifique pour améliorer la connaissance de chacun non seulement pour une meilleure prise en charge du VIH et aussi pour se familiariser avec les bases de cette maladie. De 2011 à 2019, des projets et institutions se sont concentrés sur ce fait pour augmenter la sensibilisation et la formation des communautés afin de réduire l’impact de la maladie et aussi pour enlever le mépris qu’il y a autour du virus en Haïti. Depuis 2017, selon la FOSREF, une grande amélioration et préparation sur la propagation de la maladie a été constatée. Les sessions de formation réalisées par l’AGERCA sur cette thématique rentrent dans la même ligne du thème pour la journée mondiale de la lutte contre le VIH/SIDA qui est « ÉGALISER » et n’est qu’un début de ce plaidoyer contre la stigmatisation et la discrimination.

Dans cet objectif de réduction de l’impact du virus, des stratégies ont été adoptées pour soutenir dans un temps limité des approches avec de nouvelles ambitions basées sur les leçons apprises des maladies infectieuses surtout lors de la pandémie de COVID-19. En ce sens, le VIH/SIDA n’est pas une humiliation, voire une fatalité. La solidarité doit être portée aux PVVIH pour leur garantir une assurance en apportant le soutien psychologique dont ils nécessitent. Le secteur privé à travers l’AGERCA vient en appui en soutenant et mobilisant des partenaires pour une meilleure orientation dans la réduction de la discrimination et la stigmatisation du VIRUS. Cette année, célébrons la vie durant la journée mondiale du SIDA à travers l’inclusion sociale.

L’AGERCA plaide pour l’inclusion des PVVIH !

Haïti a déjà vécu plusieurs vagues de tsunami au cours des 190 dernières années

Pour vous donner une petite piqûre de rappel, un tsunami est une série de vagues qui sort au fond de l’océan pour envahir la terre ferme.

Il y a plusieurs causes qui peuvent déclencher un tsunami :

  • Un séisme sous-marin de magnitude minimale 6.5 et de profondeur maximale 50 km ;
  • Un volcan sous-marin ;
  • Une météorite qui tombe dans la mer.

Toutes ces situations peuvent provoquer des vagues de tsunamis.

La région caribéenne a déjà subi plusieurs vagues de tsunami, soit au moins 75 au cours des 500 dernières années avec un bilan de plus de 3.000 morts.

Pour sa part, Haïti a déjà subi plusieurs vagues de tsunami. Par exemple, le tsunami qui a tué 300 personnes dans le nord faisait suite au tremblement de terre du 7 mai 1842. Suite au tremblement de terre du 12 Janvier 2010, un tsunami a été déclaré dans l’ouest notamment à Leogane et a fait 7 morts. (Source : SEMANAH, UNESCO)

Haïti est un pays où tous ces 10 départements, sauf le centre, sont exposés au risque tsunami car il y a au moins une ville de ces départements qui s’expose à la mer. En plus, ce pays est traversé par la grande faille maritime septentrionale, notamment au niveau des départements du Nord’Est, du Nord et du Nord’Ouest. Cela augmente le niveau de matérialisation de cette menace.

Parmi toutes les villes côtières d’Haïti, il y a seulement Fort-Liberté dans le département du Nord’Est, qui est une ville prête au tsunami. Cette reconnaissance n’est pas donnée gratuitement. Il y a un ensemble d’indicateurs et des procédures à respecter pour être reconnu comme une ville prête au tsunami.

Fort-Liberté est une ville côtière située au Nord-Est de l’île d’Haïti et qui compte environ 20 000 habitants. Cette ville a été sévèrement touchée par le tsunami de 1842 mentionné plus haut. C’est une très bonne stratégie de renforcer la capacité de préparation de cette ville par cette initiative qui a pour but de la rendre prête au tsunami (Tsunami ready community).

L’exposition d’Haïti face au risque de tsunami est naturelle car c’est un pays situé au bord de la mer avec plus de 1700 km de côte. Par conséquent, ce pays est déjà une victime de tsunami, il pourra encore affecter si toutes les conditions sont réunies.

Au final, l’AGERCA invite les entreprises, les Organisations de la Société Civile (OSC) et toute la population de manière générale, à agir de manière responsable en respectant les consignes de sécurité pour faire face au tsunami. De son côté, l’AGERCA va continuer à sensibiliser la population haïtienne par rapport à ce grand danger auquel le pays est exposé.

Rappel des consignes de sécurité face au tsunami ici

La diaspora haïtienne a réalisé son premier SIMEX hydrométéorologique

ONE DIASPORA, un consortium d’organisations de la diaspora haïtienne a mené un exercice de simulation hydrométéorologique le 29 octobre à Washington DC, aux États-Unis, afin de tester la procédure de coordination d’urgence de la diaspora haïtienne en Haïti. L’activité a été menée en collaboration avec les partenaires suivants : Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA), Organisation Internationale de la Migration (OIM), Programme Alimentaire Mondial (PAM), Haiti Renewal Alliance (HRA), Gaskov Clerge Foundation (GCF), Mantènwa, Haitian American Nurses Association (HANA), Mandodo Foundation, JAYJ Foundation.

L’AGERCA a participé directement à cette activité. En tant que représentant de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), elle est donc le point focal de la diaspora haïtienne dans le domaine de la gestion des risques et de la coordination humanitaire en Haïti.

En temps de crise, l’AGERCA assure avec l’appui de la DGPC, la coordination de l’aide sur le terrain au coté des organisations locales pour le compte de la diaspora haïtienne. Le premier processus de coordination a été ainsi experimenté après le tremblement de terre du 14 août 2021 entre l’AGERCA, la DGPC et la diaspora haïtienne.

Dans cette perspective, l’AGERCA poursuit son travail avec la diaspora haïtienne dans la réponse humanitaire et la prévention des risques auxquels le pays est exposé. Elle appelle donc à la mobilisation de tous les acteurs pour une meilleure assistance humanitaire en Haïti, incluant les couches externes et internes du pays.

Message pour la Journée mondiale de la Réduction des Risques de Catastrophe

Port-au-Prince, 13 octobre 2022 : Message de la Direction Générale de la Protection Civile à l’occasion de la Journée mondiale de la Réduction des Risques de Catastrophe

En 1989, l’Assemblée des Nations-Unies a désigné le 13 octobre comme la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe afin de promouvoir une culture mondiale incluant la prévention, l’atténuation et la préparation. Depuis, pour informer le public sur la gestion des risques de catastrophe et mettre en évidence les progrès réalisés dans la réduction des risques et des pertes de vies, de moyens de subsistance et de santé dans le monde, un thème a été retenu par les partenaires travaillant dans ce domaine.

Pour 2022, le thème choisi est : ” accroître de manière significative la disponibilité et l’accès des populations aux systèmes d’alerte précoce multirisques et aux informations et évaluations des risques de catastrophes d’ici 2030 ″.  Ce dernier est plutôt tiré de l’objectif (G) intitulé : ” améliorer sensiblement l’accès des populations aux systèmes d’alerte précoce multirisques et aux informations et évaluations des risques de catastrophes d’ici 2030 “.

En ce qui concerne Haïti, le Système National de gestion des risques de désastres (SNGRD), malgré les multiples contraintes, n’est pas insensible à cette journée. D’ailleurs, trois (3)  des quatre axes stratégiques du Plan National de Gestion des Risques de désastres (PNGRD), qui est le document de référence par excellence du système, sont essentiellement axés sur la prévention.  

Haiti étant un pays à haut risque de catastrophe, le thème de cette année “alerte précoce” nous concerne directement. En effet, face aux multiples risques auxquels le pays est exposé, nous devons être en mesure d’encourager les personnes et les communautés vulnérables à agir de manière appropriée et en temps utile afin de réduire les risques de traumatismes, de décès et de dommages matériels et environnementaux. Dans cette optique, la direction générale de la Protection civile, en collaboration avec l’UHM, le SEMANAH, la CNIGS, la CNSA et la Banque mondiale, dans le cadre du Projet de gestion des risques et de résilience aux aléas climatiques (PGRAC), est sur le point de lancer le service d’alerte précoce multi-aléas (SAPMAH), Il s’agit d’un service national d’alerte précoce et de communication pour les événements hydro-climatiques, grâce auquel nous espérons que d’ici 2030, comme le préconise le cadre d’action de Sendai, nous réussirons à améliorer considérablement l’accès des populations aux systèmes d’alerte précoce multi-aléas et aux informations sur les risques de catastrophes et leur évaluation.

Ce service fera partie de l’arsenal du SNGRD pour faciliter une large connaissance des communautés des dangers et des vulnérabilités, étroitement liée à la capacité de préparation et de réponse et permettre la circulation des informations vitales et utiles en situation d’urgence.

La DGPC reste mobilisée dans les bons moments comme dans les périodes difficiles pour continuer a accompagner la population et tacher d’améliorer le cadre de la GRD en Haïti afin d’atteindre les objectifs fixés pour 2030.

Bulletin spécial pour lever la vigilance jaune émise sur le pays (Ouragan Fiona)

Description :

  • L’OURAGAN majeur FIONA
  • Localisation : Latitude 22.0N/Longitude 71.4W
  • Soit à environ 65 km au NNW des îles Turks et Caïques ;
  • Vent max : 185 Km/h ;
  • Déplacement : Nord- Nord-Ouest à 15 km/h ;
  • Pression Minimale : 961 Hpa.

Observations sur Haïti
Temps nuageux et parfois pluvieux, notamment sur le Nord-ouest, le Nord, le Nord-est, le Centre, l’Artibonite, le Sud-est et de l’Ouest.

Prévision sur Haïti par rapport à FIONA
A 11h AM, le centre de l’ouragan « FIONA » se trouve à environ 65 km NNO des îles Turks and caicos soit à plus de 240 KM au Nord du Cap-Haïtien. Selon les prévisions de trajectoires la puissante perturbation devrait continuer sa route au niveau l’Atlantique Nord . Même si indirectememt quelques cellules convectives en provenance de sa queue pourraient toujours occasionner des averses moderées parfois fortes à la mi journée et en soirée d’aujourd’hui ,notamment sur les régions Nord, Sud, sud’ est, l’Ouest et la Grand’Anses du pays, FIONA ne représente aucune menace directe pour la République d’Haiti.

En conséquence, le Centre de Prévision Météorologique (CPM) de l’UHM du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) de concert avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et le SPGRD du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres annonce la levée du niveau de vigilance jaune émis sur le pays et du même coup la suspension des bulletins de vigilance.

Les interdictions émises pour les opérations de cabotage sur les régions côtières Nord-ouest, Nord et Nord-est sont aussi levées, mais les voiliers œuvrant au niveau de ces régions côtières doivent rester dans les périmètres côtiers sans s’aventurer au large.

Toutefois, il est demandé à la population des zones à risques d’inondations, d’éboulements et de glissements de terrain de rester vigilante et de respecter les consignes de sécurité habituelles.

Cliquez ici pour savoir les consignes de sécurité.

Bulletin spécial de Cyclone tropical #5 (Vigilance Jaune)

Description :

  • Tempête tropicale FIONA
  • Localisation : Latitude 17.2N/Longitude 66.1W
  • Soit à environ 105 km SSE de Porto Rico ;
  • Vent max : 110 Km/h ;
  • Déplacement : Ouest – Nord- Ouest à 13 km/h ;
  • Pression Minimale : 991 Hpa ;

Observations sur Haïti
Temps partiellement nuageux par endroits sur plusieurs départements d’Haïti et clément ailleurs.

Prévision sur Haïti par rapport au passage de la Tempête tropicale FIONA
A 8h AM, le centre de la Tempête Tropicale « FIONA » est localisé à 105km au Sud- Sud’Est de Porto-Rico . Selon les prévisions de trajectoires et d’intensités , la tempete FIONA risque de se transformer en OURAGAN de Catégorie 1 et son centre est toujours prévu de traverser le Porto-rico aujourd’hui pour ensuite côtoyer les côtes Est , Nord et Nord’Est de la République Dominicaine ce soir et demain.Un avertissement et une veille d’Ouragan sont dejà en vigueur pour ces deux pays.

Trajectoire du passage de la tempête tropicale FIONA

Selon les dernieres observations , avec un renforcement du vent à 105km/h et une pression centrale qui se creuse davantage à 991hpa, le système possède donc tous les ingredients necessaires pour évoluer en ouragan en s’approchant de porto-rico et de la République Dominicaine durant les prochaines heures .

Au cours de son approchement prévu sur les côtes l’Est, Nord et Nord’Est de la République Dominicaine, les cellules convectives en provenance des bandes périphériques de cette perturbation risquent de générer des rafales de vents soutenues, spontanées, de fortes averses orageuses allant de 70 à 100 millimètres de pluies sur Haiti, notamment dans les regions du Nord et des conditions de grosses mers seront également possibles sur les côtes du Nord.

A noter que le centre de la tempête ou le future OURAGAN FIONA ne va pas traverser la République d’Haiti selon cette nouvelle trajectoire Ouest – Nord- Ouest empruntée . Le pays n’aura donc pas gand-chose à craindre quant aux effets directs de cette perturbation cyclonique.

En conséquence, l’UHM du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural(MARNDR) de concert avec la Direction Générale de la Protection Civile et le SPGRD du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres maintient ce Dimanche 18 Septembre 2022 à 8h00 AM le niveau de Vigilance Jaune (i.e. risque d’impact d’intensité Faible à modérée) face aux ménaces de fortes pluies, de forts vents et de grosses mers durant le passage de ce système de lundi à mardi dans la région.

Le SPGRD de concert avec l’UHM, la DGPC et le SEMANAH demande également à la population Haïtienne de faire preuve de prudence et de rester à l’écoute des bulletins météorologiques de l’UHM et des conseils des autorités de leurs zones respectives pour savoir les comportements à adopter à l’occasion du passage de cet évènement cyclonique.

Cliquez ici pour savoir les consignes de sécurité

Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Juillet 2022

Selon les observations faites à partir des réseaux locaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), l’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 juillet 2022 est marquée par la survenue de 138 séismes de magnitudes comprises entre 1,3 et 5,2 (voir figure 1 ci-dessous). Par rapport au mois de juin 2022 durant lequel 113 séismes ont été observés, le mois de juillet a donc enregistré 25 séismes de plus, soit une augmentation de 22,12% environ.

Parmi les séismes notés, un seul, de magnitude 5,2 a été ressenti par la population. L’épicentre de ce dernier est localisé en mer, au Nord de Fort-Liberté dans le département du Nord-Est, au droit de la frontière haitiano-dominicaine. Il est à noter que 89,9% des séismes enregistrés, soit 124, ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1a) et 60,1%, soit 83, ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b). De plus, 60 séismes, soit 43,5%, sont survenus en mer; ce qui laisse supposer un risque de tsunami si toutes les conditions avaient été réunies (magnitude minimum de 6,5 et profondeur maximum de 50 km, faille en mer, etc.).

Figure 1. Cartes des épicentres des séismes enregistrés au cours du mois de juillet 2022. a) Le diamètre est proportionnel à la magnitude; b) La taille des cercles fournit une indication de la profondeur de ces séismes. Les traits rouges correspondent au tracé de failles majeures connues. FNH = Faille Nord Hispaniola; FS = Faille septentrionale; FEPG = Faille Enriquillo Plantain Garden; FM = Faille des Matheux.

Tel qu’indiqué dans la figure 2 ci-dessous, 84% de ces séismes, soit 116 ont été localisés dans les 3 départements affectés par le séisme du 14 août 2021, avec 15 dans le Sud, 34 dans les Nippes et 67 dans la Grand’Anse. Durant le mois de juillet 2022, le département de la Grand’Anse a donc été le plus secoué.

Figure 2. Courbes évolutives des séismes enregistrés dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud du 14 août 2021 au 31 juillet 2022.

Du 14 août 2021 au 31 juillet 2022 (11 mois 16 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent donc de subir les conséquences de ce séisme majeur (Figure 2). En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 1116 séismes, la Grand’Anse en a connu 930 et le Sud 359, soit un total de 2305 séismes. Il faut toutefois noter qu’un fort pourcentage des séismes enregistrés dans la Grand’Anse ont leur épicentre localisé en mer au nord de Jérémie, le long de la zone de faille Nord – Grand’Anse – Nippes (Figure 1).

Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 30 Juin 2022

Selon les observations faites à partir des réseaux locaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), l’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 30 juin 2022 est marquée par la survenue de 113 séismes de magnitudes comprises entre 1.2 et 4.2 (voir figure 1 ci-dessous). Par rapport au mois de mai 2022 durant lequel 117 séismes ont été observés, l’activité sismique du mois de juin s’est révélée plus ou moins stable avec une légère diminution de 3.54%.

Parmi les séismes notés, un seul, de magnitude 2.95, a été ressenti par la population. L’épicentre de ce dernier est localisé à Kenskoff dans le département de l’Ouest. Il est à noter que 96.46% des séismes, soit 109, ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1a) et 61.95%, soit 70, ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b). De plus, 51.33% des séismes, soit 58, sont survenus en mer; ce qui laisse supposer un risque de tsunami si toutes les conditions avaient été réunies (magnitude minimum de 6.5 et profondeur maximum de 50 km, faille en mer, etc.).

Figure 1. Cartes des épicentres des séismes enregistrés au cours du mois de juin 2022. a) Le diamètre est proportionnel à la magnitude; b) La taille des cercles fournit une indication de la profondeur de ces séismes. Les traits rouges correspondent au tracé de failles majeures connues. FNH = Faille Nord Hispaniola; FS = Faille septentrionale; FEPG = Faille Enriquillo Plantain Garden; FM = Faille des Matheux.

Tel qu’indiqué dans la figure 2 ci-dessous, 90.3% de ces séismes, soit 102, ont été localisés dans les 3 départements affectés par le séisme du 14 août 2021, avec 22 dans le Sud, 28 dans les Nippes et 52 dans la Grand’Anse. Durant le mois de juin 2022, le département de la Grand’Anse a donc été le plus secoué.

Figure 2. Courbes évolutives des séismes enregistrés dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud du 14 août 2021 au 30 juin 2022.

Du 14 août 2021 au 30 juin 2022 (10 mois 16 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent donc de subir les conséquences de ce séisme majeur (Figure 2). En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 982 séismes, la Grand’Anse en a connu 863 et le Sud 344, soit un total de 2189 séismes. Il faut toutefois noter qu’un fort pourcentage des séismes enregistrés dans la Grand’Anse ont leur épicentre localisé en mer au nord de Jérémie, le long de la zone de faille Nord – Grand’Anse – Nippes (Figure 1).

AGERCA : Rôles et responsabilités au sein de la communauté haïtienne 

En termes d’historicité, l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a été créée en 2007 dans le but d’encourager le secteur privé des affaires à apporter son appui au Système National de Gestion de Risques et des Désastres (SNGRD). Par conséquent, l’AGERCA devient le point focal incontournable pour le secteur des entreprises privées et la société civile au sein de ce système. Elle soutient le SNGRD en promouvant le Partenariat Public-Privé (PPP) afin de créer une grande complémentarité de partage d’expertise dans le domaine de la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) au sein des entreprises.

A rappeler que le SNGRD est coordonné par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) de concert avec ses différents partenaires.

Au niveau international, l’AGERCA est le point focal pour Haïti de deux grandes plateformes :

  1. Connecting Business Initiative (CBI) qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) et le Bureau des Nations Unis pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) ;
  2. ARISE qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Bureau des Nations-Unies pour la Réduction des Risques et des Désastres (UNDRR).

A noter que ces deux plateformes facilitent les efforts de résilience du secteur privé dans les 5 continents et promeuvent les bonnes pratiques des institutions membres des différents réseaux à l’échelle internationale.

Quelles sont les missions de l’AGERCA ?

L’AGERCA a deux grandes missions qui sont :

  1. Encourager les entreprises et les communautés de la société civile à identifier les risques auxquels elles sont exposées et à rechercher des solutions efficaces afin d’éviter toute rupture définitive dans leur fonctionnement et leurs activités économiques et sociales ;
  2. Promouvoir les bonnes pratiques en GRD et coordonner les actions de réponse du secteur privé et de la société civile en cas de crise ou de catastrophe naturelle.

Dans le cadre de la première mission, l’AGERCA réalise des activités de prévention et de préparation à travers des séances de formation et de sensibilisation ainsi que la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques.

Pour la deuxième, l’AGERCA réalise des ateliers virtuels et présentiels sur thématiques liées à la Gestion des Risques et des Désastres (GRD). Elle fait de la promotion des bonnes pratiques en GRD à travers ses différents canaux de communication et son système de réseautage. En plus, durant les temps de crise ou en situation d’urgence, l’AGERCA assiste les victimes d’une catastrophe au côté de la DGPC et des autres partenaires à travers la coordination des actions du secteur privé et de la société civile. 

Photo AGERCA : Des jeunes volonataires de l’AGERCA et de la Protection Civile mobilisés pour assister les victimes du séisme du 14 Aout 2021.

Quels sont les rôles et responsabilités de l’AGERCA ?

Haïti est un pays très vulnérable pour des facteurs divers notamment par sa position géographique et son caractère de pays sous-développé. L’AGERCA cherche à réduire l’impact des risques de désastre au sein des différentes communautés de la société civile et au sein des entreprises par la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques notamment de Plans de Continuité des Activités (PCA), l’animation de séminaires et d’ateliers de formation ainsi que des forums avec des experts dans plusieurs domaines de la Gestion des Risques et des Désastres. L’ensemble de ces actions permettent aux entreprises et à la communauté en général d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement du système de gestion des risques.

En temps normal, l’AGERCA :

  1. Participe à des réunions stratégiques et ateliers de planification pour mettre en place des mécanismes de gestion des risques ;
  2. Représente le secteur privé dans les Exercices de Simulation (SIMEX) organisé par les partenaires du SNGRD au niveau national ;
  3. Organise régulièrement des activités de prévention au sein des institutions membres ;
  4. Anime des sessions et ateliers de formation gratuites dans différentes communautés vulnérables ;
  5. Reste en connexion avec les acteurs du SNGRD pour faire remonter au niveau des acteurs du secteur privé et au grand public en général les informations diverses relatives à la GRD ainsi que la météo ;
  6. Mobilise des moyens pour renforcer les actions du SNGRD ;
  7. Entre autres.

En temps de crise, l’AGERCA :

  1. Mobilise ses ressources en permanence dans la salle de gestion de crise du Centre d’Operations d’Urgence National (COUN) ;
  2. Fait remonter les informations cruciales au secteur privé et à la société civile incluant la Diaspora haïtienne ;
  3. Participe aux réunions de débriefing quotidiennes de la Diaspora haïtienne avec la DGPC ;
  4. Partage la liste des besoins aux différents acteurs ;
  5. Partage avec les acteurs humanitaires internationaux, la diaspora et toutes les organisations qui interviennent dans la gestion et la réponse la liste des fournisseurs préférentiels pour l’achat local des besoins pour la réponse ;
  6. Coordonne les actions humanitaires du secteur privé, de la société civile et de la Diaspora haïtienne ;
  7. Assiste à la logistique au niveau du COUN et sur le terrain ;
  8. Supporte les besoins en communication :
  9. Des différents Centres d’Opération d’Urgence (COU) – Internet, sms blast pour les communautés à risque et celles affectées…
  10. De tous les membres actifs des Centres d’Opération d’Urgence – Lignes téléphoniques ouvertes avec un accès illimité à l’internet, les appels, les messages textes…
  11. Entre autres.

Rejoignez notre communauté

L’AGERCA compte actuellement une trentaine de membres composés de plusieurs types d’institution évoluant au sein de la communauté haïtienne. En termes de votre contribution sociale, l’AGERCA invite toutes les institutions du secteur privé et de la société civile à rejoindre sa communauté dans la poursuite de ses différentes missions.  

DANJE YO POU NOU TOUT !

Les Forums de l’AGERCA dans le cadre du programme CRR2022

Prenant compte de la vulnérabilité de notre pays en cas de catastrophe, l’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des Activités (AGERCA) a mis en place une série d’activités dans le cadre d’un programme nommé CRR2022 (Campagne de Renforcement de la Résilience 2022) de concert avec ses partenaires. Au cours de ces differentes activités, les experts ont transmis des informations importantes pouvant servir à la construction de la résilience des institutions du secteur privé et de la société civile.  Cependant, certaines de ces informations sont parfois négligées par des décideurs stratégiques au sein de ces institutions. 

L’AGERCA étant la représentante du secteur privé et de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), a déjà réalisé plusieurs forums et continue de planifier d’autres séances. Chaque module de ces forums a touché toute la chaine de gestion des risques en ajoutant des exercices applicables à tous les types d’institutions. Ces forums sont donc utilisés comme des sessions de formation, débat, instruction préventive et déclaration sur les dangers.

Dans ce contexte, les forums ont été ouverts au grand public pour savoir plus sur la gestion des risques et des désastres afin d’améliorer son comportement face aux différentes menaces auxquelles toute la communauté haïtienne est exposée. La participation des bénéficiaires aux forums est une opportunité pour mieux identifier les enjeux de ces phénomènes et les bonnes réactions à adopter. Il faut savoir que certains de ces phénomènes sont incontournables et affectent tous les secteurs au niveau mondial notamment les menaces naturelles. Donc, le renforcement de la résilience aux catastrophes est essentiel pour réduire les effets négatifs de ses impacts au sein de toutes les institutions.

Les forums sectoriels et formations déjà réalisés :

Les thématiques élaborées dans le cadre de ces forums sont les suivantes :

  • Secteurs de la banque et de l’assurance, analyse et perspective en matière de GRD
  • Secteurs de l’éducation et des télécommunications, analyse et perspectives en GRD
  • Secteurs industriels, analyse et perspectives en GRD
  • Secteurs divers, analyse et perspectives en GRD

Au cours de ces forums, nous avons eu la participation de plus de 200 personnes représentant des institutions diverses au niveau du secteur privé et de la société civile.

En plus des forums réalisés en mars dernier, l’AGERCA a poursuivi les activités de cette campagne avec des sessions de formation virtuelles et présentielles sur différents thèmes de la Gestion des Risques et de Désastres (GRD) afin de renforcer la résilience des institutions haïtiennes.

En termes de résultats, plus d’une centaine d’institutions du secteur privé et de la société civile ont bénéficié de ces formations gratuites présentées par les formateurs certifiés de l’AGERCA en plus des autres activités. Les thématiques élaborées dans ces séances de formation sont les suivantes :

  • Séance de formation pour les aléas naturels et anthropiques ;
  • Séance sur le Plan d’Urgence Familial (PUF) ;
  • Plan de Continuité des Activités (PCA) ;
  • Exercice de simulation de table (SIMEX de Table) ;
  • Visite de sûreté et sécurité ;
  • Plan d’évacuation pour les entreprises ;
  • Entre autres.

 Prochain forum sur la préparation de la saison cyclonique 2022 entre le secteur privé et la protection civile

Notre prochaine session virtuelle aura lieu le mardi 14 juin de 9h00 à 11h00 sur la plateforme Zoom sur le thème suivant : ” La Protection Civile et le Secteur Privé, deux acteurs clés pour mieux préparer la saison cyclonique en Haïti “. Cette session sera animée par Dr Jerry Chandler, Directeur Général de la protection civile.

C’est une bonne occasion de resserrer les liens qui existent déjà entre le secteur privé et la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) coordonnant les actions du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). Cette session permettra aussi de mettre en avant les différents projets pour préparer et mieux gérer tous les éventuels phénomènes météorologiques au cours de la saison cyclonique 2022.

Déjà, nous souhaitons une bonne participation à tout le monde !