AGERCA : Rôles et responsabilités au sein de la communauté haïtienne 

En termes d’historicité, l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA) a été créée en 2007 dans le but d’encourager le secteur privé des affaires à apporter son appui au Système National de Gestion de Risques et des Désastres (SNGRD). Par conséquent, l’AGERCA devient le point focal incontournable pour le secteur des entreprises privées et la société civile au sein de ce système. Elle soutient le SNGRD en promouvant le Partenariat Public-Privé (PPP) afin de créer une grande complémentarité de partage d’expertise dans le domaine de la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) au sein des entreprises.

A rappeler que le SNGRD est coordonné par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) de concert avec ses différents partenaires.

Au niveau international, l’AGERCA est le point focal pour Haïti de deux grandes plateformes :

  1. Connecting Business Initiative (CBI) qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) et le Bureau des Nations Unis pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) ;
  2. ARISE qui est une initiative de regroupement du secteur privé supportée par le Bureau des Nations-Unies pour la Réduction des Risques et des Désastres (UNDRR).

A noter que ces deux plateformes facilitent les efforts de résilience du secteur privé dans les 5 continents et promeuvent les bonnes pratiques des institutions membres des différents réseaux à l’échelle internationale.

Quelles sont les missions de l’AGERCA ?

L’AGERCA a deux grandes missions qui sont :

  1. Encourager les entreprises et les communautés de la société civile à identifier les risques auxquels elles sont exposées et à rechercher des solutions efficaces afin d’éviter toute rupture définitive dans leur fonctionnement et leurs activités économiques et sociales ;
  2. Promouvoir les bonnes pratiques en GRD et coordonner les actions de réponse du secteur privé et de la société civile en cas de crise ou de catastrophe naturelle.

Dans le cadre de la première mission, l’AGERCA réalise des activités de prévention et de préparation à travers des séances de formation et de sensibilisation ainsi que la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques.

Pour la deuxième, l’AGERCA réalise des ateliers virtuels et présentiels sur thématiques liées à la Gestion des Risques et des Désastres (GRD). Elle fait de la promotion des bonnes pratiques en GRD à travers ses différents canaux de communication et son système de réseautage. En plus, durant les temps de crise ou en situation d’urgence, l’AGERCA assiste les victimes d’une catastrophe au côté de la DGPC et des autres partenaires à travers la coordination des actions du secteur privé et de la société civile. 

Photo AGERCA : Des jeunes volonataires de l’AGERCA et de la Protection Civile mobilisés pour assister les victimes du séisme du 14 Aout 2021.

Quels sont les rôles et responsabilités de l’AGERCA ?

Haïti est un pays très vulnérable pour des facteurs divers notamment par sa position géographique et son caractère de pays sous-développé. L’AGERCA cherche à réduire l’impact des risques de désastre au sein des différentes communautés de la société civile et au sein des entreprises par la mise en place de certains mécanismes de gestion des risques notamment de Plans de Continuité des Activités (PCA), l’animation de séminaires et d’ateliers de formation ainsi que des forums avec des experts dans plusieurs domaines de la Gestion des Risques et des Désastres. L’ensemble de ces actions permettent aux entreprises et à la communauté en général d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement du système de gestion des risques.

En temps normal, l’AGERCA :

  1. Participe à des réunions stratégiques et ateliers de planification pour mettre en place des mécanismes de gestion des risques ;
  2. Représente le secteur privé dans les Exercices de Simulation (SIMEX) organisé par les partenaires du SNGRD au niveau national ;
  3. Organise régulièrement des activités de prévention au sein des institutions membres ;
  4. Anime des sessions et ateliers de formation gratuites dans différentes communautés vulnérables ;
  5. Reste en connexion avec les acteurs du SNGRD pour faire remonter au niveau des acteurs du secteur privé et au grand public en général les informations diverses relatives à la GRD ainsi que la météo ;
  6. Mobilise des moyens pour renforcer les actions du SNGRD ;
  7. Entre autres.

En temps de crise, l’AGERCA :

  1. Mobilise ses ressources en permanence dans la salle de gestion de crise du Centre d’Operations d’Urgence National (COUN) ;
  2. Fait remonter les informations cruciales au secteur privé et à la société civile incluant la Diaspora haïtienne ;
  3. Participe aux réunions de débriefing quotidiennes de la Diaspora haïtienne avec la DGPC ;
  4. Partage la liste des besoins aux différents acteurs ;
  5. Partage avec les acteurs humanitaires internationaux, la diaspora et toutes les organisations qui interviennent dans la gestion et la réponse la liste des fournisseurs préférentiels pour l’achat local des besoins pour la réponse ;
  6. Coordonne les actions humanitaires du secteur privé, de la société civile et de la Diaspora haïtienne ;
  7. Assiste à la logistique au niveau du COUN et sur le terrain ;
  8. Supporte les besoins en communication :
  9. Des différents Centres d’Opération d’Urgence (COU) – Internet, sms blast pour les communautés à risque et celles affectées…
  10. De tous les membres actifs des Centres d’Opération d’Urgence – Lignes téléphoniques ouvertes avec un accès illimité à l’internet, les appels, les messages textes…
  11. Entre autres.

Rejoignez notre communauté

L’AGERCA compte actuellement une trentaine de membres composés de plusieurs types d’institution évoluant au sein de la communauté haïtienne. En termes de votre contribution sociale, l’AGERCA invite toutes les institutions du secteur privé et de la société civile à rejoindre sa communauté dans la poursuite de ses différentes missions.  

DANJE YO POU NOU TOUT !

Les Forums de l’AGERCA dans le cadre du programme CRR2022

Prenant compte de la vulnérabilité de notre pays en cas de catastrophe, l’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des Activités (AGERCA) a mis en place une série d’activités dans le cadre d’un programme nommé CRR2022 (Campagne de Renforcement de la Résilience 2022) de concert avec ses partenaires. Au cours de ces differentes activités, les experts ont transmis des informations importantes pouvant servir à la construction de la résilience des institutions du secteur privé et de la société civile.  Cependant, certaines de ces informations sont parfois négligées par des décideurs stratégiques au sein de ces institutions. 

L’AGERCA étant la représentante du secteur privé et de la société civile dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD), a déjà réalisé plusieurs forums et continue de planifier d’autres séances. Chaque module de ces forums a touché toute la chaine de gestion des risques en ajoutant des exercices applicables à tous les types d’institutions. Ces forums sont donc utilisés comme des sessions de formation, débat, instruction préventive et déclaration sur les dangers.

Dans ce contexte, les forums ont été ouverts au grand public pour savoir plus sur la gestion des risques et des désastres afin d’améliorer son comportement face aux différentes menaces auxquelles toute la communauté haïtienne est exposée. La participation des bénéficiaires aux forums est une opportunité pour mieux identifier les enjeux de ces phénomènes et les bonnes réactions à adopter. Il faut savoir que certains de ces phénomènes sont incontournables et affectent tous les secteurs au niveau mondial notamment les menaces naturelles. Donc, le renforcement de la résilience aux catastrophes est essentiel pour réduire les effets négatifs de ses impacts au sein de toutes les institutions.

Les forums sectoriels et formations déjà réalisés :

Les thématiques élaborées dans le cadre de ces forums sont les suivantes :

  • Secteurs de la banque et de l’assurance, analyse et perspective en matière de GRD
  • Secteurs de l’éducation et des télécommunications, analyse et perspectives en GRD
  • Secteurs industriels, analyse et perspectives en GRD
  • Secteurs divers, analyse et perspectives en GRD

Au cours de ces forums, nous avons eu la participation de plus de 200 personnes représentant des institutions diverses au niveau du secteur privé et de la société civile.

En plus des forums réalisés en mars dernier, l’AGERCA a poursuivi les activités de cette campagne avec des sessions de formation virtuelles et présentielles sur différents thèmes de la Gestion des Risques et de Désastres (GRD) afin de renforcer la résilience des institutions haïtiennes.

En termes de résultats, plus d’une centaine d’institutions du secteur privé et de la société civile ont bénéficié de ces formations gratuites présentées par les formateurs certifiés de l’AGERCA en plus des autres activités. Les thématiques élaborées dans ces séances de formation sont les suivantes :

  • Séance de formation pour les aléas naturels et anthropiques ;
  • Séance sur le Plan d’Urgence Familial (PUF) ;
  • Plan de Continuité des Activités (PCA) ;
  • Exercice de simulation de table (SIMEX de Table) ;
  • Visite de sûreté et sécurité ;
  • Plan d’évacuation pour les entreprises ;
  • Entre autres.

 Prochain forum sur la préparation de la saison cyclonique 2022 entre le secteur privé et la protection civile

Notre prochaine session virtuelle aura lieu le mardi 14 juin de 9h00 à 11h00 sur la plateforme Zoom sur le thème suivant : ” La Protection Civile et le Secteur Privé, deux acteurs clés pour mieux préparer la saison cyclonique en Haïti “. Cette session sera animée par Dr Jerry Chandler, Directeur Général de la protection civile.

C’est une bonne occasion de resserrer les liens qui existent déjà entre le secteur privé et la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) coordonnant les actions du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). Cette session permettra aussi de mettre en avant les différents projets pour préparer et mieux gérer tous les éventuels phénomènes météorologiques au cours de la saison cyclonique 2022.

Déjà, nous souhaitons une bonne participation à tout le monde !

Haïti – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mai 2022

Selon les observations faites à partir des réseaux locaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), l’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 mai 2022 est marquée par la survenue de 117 séismes de magnitudes comprises entre 1.3 et 4.5 (voir figure 1 ci-dessous). Par rapport au mois d’avril 2022 durant lequel 108 séismes ont été observés, le mois de mai a donc enregistré 9 séismes de plus, soit une augmentation de 7.69% environ.

Parmi les séismes enregistrés, 5 ont été ressentis par la population ; ces derniers, de magnitude allant de 4 à 4.5, ont leur épicentre localisé dans les départements des Nippes, Nord-Ouest et Sud-Est. Il est à noter que 96 séismes, soit 82%, ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1a) et 82, soit 70%, ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b). De plus, 58 séismes, soit 49.6%, sont survenus en mer avec 1 le long de la faille Nord Hispaniola et 7 le long de la faille septentrionale; ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies.

Figure 1. Cartes des épicentres des séismes enregistrés au cours du mois de mai 2022. a) Le diamètre est proportionnel à la magnitude; b) La taille des cercles fournit une indication de la profondeur de ces séismes. Les traits rouges correspondent au tracé de failles majeures connues. FNH = Faille Nord Hispaniola; FS = Faille septentrionale; FEPG = Faille Enriquillo Plantain Garden; FM = Faille des Matheux.

Tel qu’indiqué dans la figure 2 ci-dessous, 82,05% de ces séismes, soit 96 ont été localisés dans les 3 départements affectés par le séisme du 14 août 2021, avec 10 dans le Sud, 38 dans les Nippes et 48 dans la Grand’Anse. Durant le mois de mai 2022, le département de la Grand’Anse a donc été le plus secoué.

Figure 2. Courbes évolutives des séismes enregistrés dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud du 14 août 2021 au 31 mai 2022.

Du 14 août 2021 au 31 mai 2022 (9 mois 16 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent donc de subir les conséquences de ce séisme majeur (Figure 2). En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 954 séismes, la Grand’Anse en a connu 811 et le Sud 322, soit un total de 2087 séismes. Il faut toutefois noter qu’un fort pourcentage des séismes enregistrés dans la Grand’Anse ont leur épicentre localisé en mer au nord de Jérémie, le long de la zone de faille Nord – Grand’Anse – Nippes (Figure 1).

Pour savoir quoi faire en cas de seisme, cliquez ici

Communiqué de Presse : Collaboration entre Haïti Climat et AGERCA

Port-au-Prince, le 1er juin 2022 .- La plateforme multimédia Haïti Climat, par le biais de son émission hebdomadaire du même nom diffusée sur les ondes de la radio Magik 9 (100.9), annonce officiellement sa collaboration avec l’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des activités (AGERCA), une initiative privée qui se donne pour mission notamment de promouvoir les bonnes pratiques en GRD par des séances de formation et coordonner les actions de réponse du secteur privée et de la société civile en cas de crise ou de catastrophe naturelle.

Dans le cadre de cette collaboration, AGERCA assure la présentation hebdomadaire d’une nouvelle rubrique sur la « gestion des risques et des catastrophes naturelles » à l’émission radiophonique Haïti Climat. À travers cette rubrique, AGERCA entend fournir à la population haïtienne durant cinq (5) minutes des conseils pratiques sur comment se prémunir contre les risques et les catastrophes naturelles.
Haïti est actuellement classée parmi les trois (3) pays les plus vulnérables au monde face aux effets néfastes du réchauffement climatique en raison notamment de sa faible capacité de réponse aux catastrophes naturelles. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), entre 1990 et 2016, Haïti est le pays le plus touché des Caraïbes par les catastrophes naturelles (3 sécheresses, 1 épidémie, 22 inondations, 23 tempêtes et ouragans). Haïti a subi 53 milliards de dollars de dommages entre 1990 et 2016, ce qui représente 39% des dommages enregistrés dans l’ensemble de la région.

Un rapport de la Banque mondiale publié en 2014 établit que la production comptant pour 56% du PIB du pays est située dans des zones à risque de catastrophe, et les inondations récurrentes entraîneraient donc un impact économique de l’ordre de 2% du PIB. En termes d’impact de la dégradation de l’environnement, les dommages annuels moyens associés aux cyclones tropicaux estimés par le Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement sur une période de 10 ans, coûtent à Haïti plus de 442 millions USD par an.

Ces catastrophes, à n’en pas douter, contribuent à instaurer une situation généralisée de paupérisation qui fragilise de plus en plus les couches déjà vulnérables tout en accentuant l’extrême pauvreté à laquelle une majorité de la population est confrontée.

La plateforme multimédia Haïti Climat, du fait de sa mission de favoriser une meilleure compréhension des impacts des risques et des désastres sur l’économie et le développement du pays, se félicite d’entamer cette nouvelle collaboration avec AGERCA, point focal du secteur privé des affaires et de la société civile au sein du Système National de Gestion des risques et des Désastres (SNGRD), coordonné par la Direction Générale de la Protection Civile (DPC).

À propos de AGERCA

AGERCA a été créée en 2008 à la suite d’un concours de la PADF (Pan American Development Foundation) pour la région caraïbéenne dans le but d’encourager le secteur privé des affaires à apporter son appui au Système National de Gestion de Risques et de Désastres (SNGRD). L’AGERCA travaille avec les entreprises et les organisations de la société civile dans le but de renforcer leur résilience face aux différents risques auxquels nous sommes exposés. Cette alliance agit donc dans les 3 niveaux : la prévention, la gestion et la réponse de l’urgence. Elle met en place toute une série de mécanismes de gestion des risques au bénéfice de la communauté haïtienne. Cliquez ici pour savoir plus

À propos de Haïti Climat

« Haïti Climat » est la première plateforme multimédia haïtienne spécialisée dans le traitement et la production de contenus sur les thèmes liés à l’environnement, aux effets du changement climatique et au développement des énergies renouvelables, dans le but de favoriser une meilleure compréhension de leur impact sur l’économie et le développement du pays. Le projet « Haïti Climat » répond à la nécessité de sensibiliser, d’informer et de former la population haïtienne en général sur les thématiques précisées. Cliquez ici pour savoir plus

Pour authentification et infos supplémentaires :
haiticlimatmag@gmail.com | 509 3861-3646
communication@agerca.ht | 509 3494-9178

Haiti – Saison cyclonique 2022, préparons nous d’avantage !

Le grand événement météorologique annuel est arrivé. Nous sommes dans la saison cyclonique 2022, ou saison des ouragans de l’Atlantique, qui commence ce 1er juin et se termine le 30 novembre dans l’océan Atlantique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. C’est une période de préparation et de progression en matière de résilience aux catastrophes dans nos communautés. Ce travail se veut une collaboration entre les entités étatiques représentées dans le Système National de la Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et l’AGERCA représentant le secteur privé et la société civile.

Les prévisions des experts annoncent une saison cyclonique supérieure à la moyenne dans l’Atlantique, similaire à l’année précédente, avec un cumul de 14 à 21 phénomènes cycloniques, de 6 à 10 ouragans, dont 3 à 6 sont de portée majeure.

L’AGERCA tient à vous rappeler qu’il est extrêmement important de rester vigilant tout en respectant les instructions des autorités en cas d’alerte cyclonique. Il est important de surveiller et de vérifier les fausses informations propices à des risques de panique.

Les noms des cyclones de la saison 2022 dans la zone Atlantique sont les suivants : Alex, Bonnie, Colin, Danielle, Earl, Fiona, Gaston, Hermine, Ian, Julia, Karl, Lisa, Martin, Nicole, Owen, Paula, Richard, Shary, Tobias, Virginia et Walter. Une fois encore cette année, le secteur privé renouvelle son engagement à travers l’AGERCA en apportant son soutien en cas d’urgence à la population.

Afin d’éviter trop de dégâts pour cette saison cyclonique, nous devons impérativement respecter les consignes de sécurité et les partager avec nos proches. Tenant compte de cela, l’AGERCA demande à chaque communauté du pays d’agir ensemble pour préserver des vies et des biens !

Business networks & partners come together to improve disaster resilience

Geneva, 16 May 2022 – Private sector representatives from 14 countries have come together at the eighth Humanitarian Networks and Partnerships Weeks (HNPW) to share experiences and best practices about the role of local businesses in preparing for, responding to and recovering from disasters. Almost two dozen business leaders, members of the OCHA / UNDP Connecting Business initiative (CBi), met in-person for the first time in two years at the annual humanitarian conference hosted by the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) and the Swiss Agency for Development and Cooperation, at the International Conference Centre Geneva (CICG).

The fight against the climate crisis and localization of humanitarian response, both among HNPW’s nine areas of common concern, were identified by CBi partners and Member Networks as key issues where local businesses can help make a difference in people’s lives.

Humanitarian action is all about bringing people together. When a disaster strikes, first responders are the local communities, the local businesses. For OCHA, the private sector is one of our most important partners to collectively respond better and quicker, said Edem Wosornu, Chief of OCHA’s Response Support Branch.

At CBi’s public event on localization, “Act local, think global: humanitarian action and the private sector”, representatives from the United States Agency for International Development (USAID), the Alliance for Risk Management and Business Continuity (AGERCA, Haiti), the Asia Pacific Alliance for Disaster Management Sri Lanka (A-PAD SL), and the Philippine Disaster Resilience Foundation (PDRF), insisted on the need to channel more humanitarian funding toward local businesses.

COVID-19 has brought a renewed sense of urgency in the need to support local and national actors. When countries went into lockdown, in many cases there were only local actors to deliver assistance,” explained Marcos Neto, the Director of UNDP’s Sustainable Finance Hub. But local businesses need support, they need to be involved in decision-making processes of humanitarian response, and they have the means to deliver assistance in accordance with humanitarian principles.

CBi also hosted a public session on the climate crisis, “Feeling the Heat, how local businesses respond to the climate emergency”, highlighting examples of climate action from the Fiji Business Disaster Resilience Council (FBDRC) the Turkish Enterprise and Business Confederation (TÜRKONFED), The Madagascar Private Sector Humanitarian Platform (PSHP), and UNICEF.

Jemilah Mahmood from the Sunway Centre for Planetary Health urged local businesses to get involved in the protection of planetary health: Trust is key. Businesses are most trusted and have the capacity to nudge political will. With that trust, come responsibility and power.

Discussions are still ongoing at HNPW, with over 6,000 participants ranging from United Nations agencies to non-governmental organizations (NGOs), academia and the private sector working on key topics in today’s humanitarian field and how better to partner to address them. 

CBi will hold a final online public session on Wednesday 18 May, “Acting before crises hit: anticipatory action and the private sector”, in partnership with the International Federation for the Red Cross (IFRC) and the Anticipation Hub, focusing on the role of how businesses can support the ongoing shift to more effective, efficient, and dignified humanitarian response through anticipatory action.

The CBi Member Networks and business leaders represented at HNPW included: Plateforme Humanitaire du Secteur Privé de Côte d’Ivoire (PHSP Côte d’Ivoire), Fiji Business Disaster Resilience Council (FBDRC), Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités (AGERCA, Haiti), The Indonesian Chamber of Commerce and Industry (KADIN), Madagascar Private Sector Humanitarian Platform (PSHP), Centro Nacional de Apoyo para Contingencias Epidemiologicas y Desastres (CENACED, Mexico), The Philippine Disaster Resilience Foundation (PDRF), Asia-Pacific Alliance for Disaster Management Sri Lanka (A-PAD SL), The Turkish Enterprise and Business Confederation (TÜRKONFED), The Viet Nam Chamber of Commerce and Industry (VCCI). Prospective networks were also represented, including Consejo Hondureño de la Empresa Privada (COHEP, Honduras), the Kenya Private Sector Alliance (KEPSA), the Pacific Islands Forum Secretariat (PIFS) and Hombro a Hombro (Peru).

A joint initiative of the United Nations Development Programme (UNDP) and United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), CBi supports private sector engagement before, during and after disasters. Since CBi’s launch in 2016, its Member Networks have responded to more than 100 crises and assisted around 18 million people. Read more in the 2021 CBi Annual Report.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 30 Avril 2022

Selon les observations faites à partir des réseaux locaux (Ayiti-seismes et UTS) et régionaux (Cuba, Jamaïque et République Dominicaine), l’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 30 avril 2022 est marquée par la survenue de 108 séismes de magnitudes comprises entre 1.3 et 5.3 (voir figure 1 ci-dessous). Par rapport au mois de mars 2022 durant lequel 179 séismes ont été observés, le mois d’avril a donc enregistré 71 séismes de moins, soit une diminution de 39.67% environ.

Parmi les séismes notés, 3 ont été ressentis par la population; ces derniers, de magnitude allant de 4 à 5.3, ont leur épicentre localisé dans le département de la Grand’Anse. 78.7%, soit 85 des séismes notés ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1a) et 69.44%, soit 75, ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b). 77, soit 71.3%, sont survenus en mer avec 1 le long de la faille Nord Hispaniola, 4 le long de la faille septentrionale, 3 le long de la faille Enriquillo Plantain Garden et 69 le long du système Nord Grand’Anse – Nippes; ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies.

Figure 1. Cartes des épicentres des séismes enregistrés au cours du mois d’avril 2022. a) Le diamètre est proportionnel à la magnitude; b) La taille des cercles fournit une indication de la profondeur de ces séismes. Les traits rouges correspondent au tracé de failles majeures connues. FNH = Faille Nord Hispaniola; FS = Faille septentrionale; FEPG = Faille Enriquillo Plantain Garden; FM = Faille des Matheux.

Tel qu’indiqué dans la figure 2 ci-dessous, 90.74% de ces séismes, soit 98 ont été localisés dans les 3 départements affectés par le séisme du 14 août 2021, avec 8 dans le Sud, 15 dans les Nippes et 75 dans la Grand’Anse. Durant le mois d’avril 2022, le département de la Grand’Anse a donc été le plus secoué.

Figure 2. Courbes évolutives des séismes enregistrés dans les Nippes, la Grand’Anse et le Sud du 14 août 2021 au 30 avril 2022.

Du 14 août 2021 au 30 avril 2022 (8 mois 16 jours), les trois départements les plus touchés par le séisme du 14 août 2021, continuent donc de subir les conséquences de ce séisme majeur (Figure 2). En effet, les Nippes ont enregistré durant cette période 916 séismes, la Grand’Anse en a connu 763 et le Sud 312, soit un total de 1991 séismes. Il faut toutefois noter qu’un fort pourcentage des séismes enregistrés dans la Grand’Anse ont leur épicentre localisé en mer au nord de Jérémie, le long de la zone de faille Nord – Grand’Anse – Nippes (Figure 1).

Période carnavalesque, les astuces de sûreté et de sécurité à respecter pour éviter d’être victime

Au moment de la période carnavalesque qui est une activité de foule et d’ambiance musicale, on enregistre presque chaque année des cas de victime de toute sorte au sein de la population.

Le plus souvent au moment de l’ambiance, certaines personnes ont tendance à ignorer les consignes de sûreté et de sécurité.

Au cours de cette période carnavalesque, l’AGERCA profite de cette occasion pour partager avec vous quelques consigner à respecter afin d’éviter d’être victime :

  • Sortir en groupe ;
  • Respecter les consignes données par les organisateurs de l’évenement et les forces de l’ordre ;
  • Eviter de porter des objets tranchants pour ne pas blesser les autres ;
  • Laisser libre les axes rouges (permettant la circulation des véhicules de secours) ;
  • Respecter les zones de stationnement prévues ;
  • Eviter de laisser des articles dans les voitures qui pourraient attirer des voleurs ;
  • Eviter d’utiliser des bouteilles en verre ;
  • Eviter de boire trop d’alcool et de ne pas en boire si vous allez conduire ;
  • Respecter les limitations de vitesse sur la route ;
  • Porter des vêtements clairs pour être vu la nuit ou au mieux un gilet réfléchissant et une lampe de poche ;
  • Eviter de rester dans la foule si vous êtes asthmatique ;
  • Attacher la ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière quand vous êtes en voiture ;
  • Mettre et attacher le casque pour les deux ou trois roues motorisées, passagers y compris ;
  • Respecter les distances de sécurité entre les véhicules et les adapter au trafic et aux conditions météorologiques ;
  • Signaler les forces de l’ordre en cas d’action violente remarquée ;
  • Eviter les bousculades dans la foule ;
  • Avoir un kit de premier secours dans votre voiture ;
  • Eviter de rester près des chars musicaux ;

Ces astuces de sûreté et de sécurité peuvent sauver votre vie et celle de vos proches si vous les respectez correctement. Vous pouvez les partager avec vos proches (amis et familles) pour qu’ils puissent être sensibilisés sur les bons comportements à adopter dans cette activité de foule.

On n’aimerait pas compter des victimes cette année au cours de la période carnavalesque. Alors agissons de manière responsable.

Bon carnaval à tous et à toutes !

Haïti, pays à haut risque sismique : Est-il possible de prévoir des séismes dans une date précise ?

Généralement, un message alarmant, qu’il soit vrai ou faux, circule très rapidement sur les réseaux sociaux notamment via WhatsApp et crée ainsi la panique au sein de la population profane.

Sur les réseaux sociaux, toute forme d’information circule. Certaines d’entre elles sont vraies mais d’autres fausses. Parmi les fausses informations, nous rencontrons souvent des messages qui précisent, la date, l’heure, et le lieu où il va avoir un séisme.

En Haïti, très souvent on entend dire que bientôt, un séisme touchera encore le pays mais que celui-là sera plus dévastateur que celui du 12 janvier 2010… Du coup, on se demande si c’est possible de prévoir des séismes !

NON, NON, absolument NON !  On ne peut pas prévoir les séismes !

Jusqu’à présent, les chercheurs ne trouvent pas encore la formule ou les outils nécessaires pouvant servir à prévoir les séismes dans un temps et dans un lieu bien précis. Selon l’Ingénieur Géologue Claude Prépetit, on peut faire une prévision à long terme, c’est-à-dire, dans quelle période un séisme peut frapper une région quelconque qui dispose d’une activité sismique.

Par exemple, en Haïti notamment dans le département du Nord, un séisme d’une forte magnitude peut se produire à n’importe quel moment selon les prévisions géologiques. C’est le même cas de figure pour la Californie aux Etats Unis d’Amérique, qui attend un séisme de grande magnitude que les américains appellent « the big one ».

Une prévision efficace des séismes comprend 4 éléments : La date, l’heure, le lieu et la magnitude de ce séisme. 

Mise au point sur la sismicité d’Haïti

Haïti est un pays qui détient une activité sismique très active avec deux grandes failles et d’autres petites failles. On a la faille septentrionale qui traverse le grand Nord et la faille de la presqu’île du Sud qui traverse le grand Sud.

En plus de notre sismicité active, ce pays est très vulnérable par rapport à cette menace parce qu’on multiplie de jour en jour nos constructions anarchiques notamment en milieu urbain, ce qui risque de produire une catastrophe à n’importe quel moment. Pour le bien-être de votre santé, restez vigilant par rapport aux fausses informations pour éviter de paniquer. L’AGERCA profite de cette occasion pour vous inviter à rester connecté avec les sources officielles comme la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) pour des informations liées à la sismicité du pays. Suivez aussi l’AGERCA qui divulgue ces informations officielles sur toutes ses pages sur les réseaux sociaux et sur son site internet.

Rapport de situation #2 – Inondations dans les départements des Nippes, du Nord et Nord-Est

Faits saillants

  • Le bilan provisoire actualisé fait état de 5 décès, 1 disparu et 2 581 ménages affectés dans 22 communes des départements du Nord-Ouest, Nord, Nord-Est et des Nippes ;
  • Les besoins les plus urgents sont des abris, des kits alimentaires et d’hygiène et l’eau potable ;
  • L’accès aux zones affectées reste très difficile en raison de l’état des routes et des infrastructures endommagées par les fortes précipitations ;
  • Plus de 1 900 personnes se sont réfugiés dans des abris provisoires au Cap-Haïtien et à Fort-Liberté.

Contexte

Ce mardi, des précipitations, de moindre intensité, ont continué à arroser les départements de la région Nord du pays mais elles devraient se dissiper dans les prochaines heures. Ces précipitations ont provoqué des crues soudaines dans les principaux cours d’eau des départements touchés, notamment dans le département du Nord les rivières Barre à Saint-Louis du Nord et Bas de Sainte-Anne à Anse-à-Foleur.

A Baradères (département des Nippes), les maisons inondées sont celles situées en bordure de la rivière qui traverse la ville. Aucune perte en vie humaine ou destruction de maisons n’a été enregistrée. Une grande partie des 153 ménages affectés par la crue de la rivière ont déjà regagné leur habitation.

Accès : Département du Nord-Ouest – Dans la ville de Port-de-Paix, l’accès à plusieurs quartiers reste extrêmement difficile en raison de la boue et des eaux stagnantes. L’axe routier Anse à Foleur qui traverse Saint-Louis du Nord est difficile d’accès, tout comme la route entre Port-de-Paix et Jean Rabel. Les difficultés de déplacement retardent les évaluations et les remontées d’informations et entraînent la suspension partielle des activités scolaires et commerciales.

Département du Nord – La route nationale (RN) 3 est relativement praticable, bien que certaines sections dans les zones montagneuses (Milot/Grand Rivière du Nord) soient difficiles en raison de la présence de mares boueuses. De même, l’accès au sud du Cap Haïtien est rendu difficile par la présence de nombreuses mares d’eau sur les routes.
Département du Nord-Est – Le pont qui relie la commune de Ferrier et la route Nationale 6 est endommagé.
Département des Nippes – Pas ou peu de problèmes d’accès ont été signalés, à l’exception de l’accès à l’eau potable dans les zones inondées de Baradères.

Bilan provisoire

Les dernières données partagées par les Coordinateurs départementaux (voir tableau des bilans ci-dessous), font état de quatre (4) décès et d’une (1) personne disparue, dans les départements du Nord-Ouest et du Nord-Est. Le nombre total de ménages affectés, encore provisoire, atteint 2 581 dans les 22 communes affectées. Les communes de Trou du Nord, Ouanaminthe, Caracole, Fort Liberté, Ferrier et Terrier Rouge sont les plus touchées par les inondations.

Actions entreprises

Les COUD du Nord, Nord-Est, Nord-Ouest et Nippes ont été activés et des réunions de coordination avec les partenaires ont été organisées dans les 4 départements. La protection civile du département du Nord-Est a mobilisé 68 brigadiers pour l’évaluation rapide des dégâts dans les communes affectées par les inondations. Les évaluations rapides des dommages et l’identification des besoins coordonnées par la Protection Civile ont été appuyées par les agences des Nations Unies et les ONG internationales présentes dans les quatre départements.

A Fort Liberté, les autorités locales ont activé l’abri provisoire de l’Ecole Nationale Roméo de Malfety pour accueillir 500 personnes. Dans la ville du Cap-Haïtien, 7 abris provisoires (Semi-Lycée Anacaona, Gymnase, Tabernacle, Saint-Martin, Hôtel Benoise, Lycée Toussaint Louverture et école nationale de Blue-Hills) ont été activés pour accueillir un total de 1 446 personnes, dont 480 femmes et 287 enfants. Le Programme alimentaire mondial a distribué 250 repas et les distributions se poursuivront dans les prochains jours. La Direction départementale de la santé a distribué 40 seaux avec robinets contenant des articles d’hygiène et l’ONG Plan International a distribué 50 matelas.

Recommandations

  • Poursuite des évaluations de l’impact sur les habitations, les infrastructures ainsi que dans le secteur de l’agriculture fortement affecté par les inondations ;
  • Déploiement d’équipes d’assainissement dans les communes fortement touchées ;
  • Curage des drains, particulièrement dans les communes de Ouanaminthe, Trou du Nord, Terrier Rouge, Fort-Liberté et Ferrier ;
  • Distributions d’urgence de nourriture, de kits d’hygiène et kits de nettoyage des maisons pour les familles sinistrées – Poursuite des activités de recherche et sauvetage des victimes et disparus dans les zones affectées.