Ouragan Elsa – Bulletin spécial sur l’évolution de la situation météorologique avec un niveau de vigilance rouge

Prévision sur Haiti par rapport à l’Ouragan Elsa

L’Ouragan ELSA de catégorie 1 se rapproche au fur et à mesure du Sud-est de l’Ile d’Haïti en s’affaiblissant un peu. Toutefois, Les trajectoires prévues montrent encore que son œil devrait côtoyer la proximité des régions sud d’Haïti en après-midi et en soirée d’aujourd’hui du Samedi 03 Juillet 2021.

Des prévisions de forts cumuls de pluies pouvant atteindre 100 à 150 mm dans les plaines, voire 200 mm sur les hauteurs du massif de la selle, de la Hotte et des Montagne de la Gonâve,

De fortes rafales de vents allant de 118 à 130 km/h et des conditions maritimes dangereuses pouvant occasionner des inondations sévères, de crues éclaires, des glissements de terrains, des coulées de boues et des inondations côtières sont possibles notamment sur la partie sud du pays à l’approche et au passage de ce système cyclonique pour aujourd’hui.

Le Centre de Prévision Météorologique (CPM) de l’unité Hydrométéorologique (UHM) de concert avec le SPGRD et la DGPC, l’OFNAC, l’AAN et le SEMANAH informe à la population que les vols et les embarcations en provenance ou à destination des ports et aéroports sur la région sud du pays sont temporairement interdits jusqu’à nouvel ordre.

Aussi, la Direction Générale de la Protection Civile et le  SPGRD  de concert avec l’UHM maintiennent   ce Samedi 03 juillet  à 5h am, l’activation du Plan National de Gestion des Risques et des Désastres avec un niveau de Vigilance rouge  (C’est-à-dire Risque d’impacts d’intensités forts à violents ) sur le pays,  notamment sur le Sud’Est , l’Ouest, les Nippes, le Sud et la Grand’Anse demande à la population Haïtienne  de   faire preuve de vigilance,  de rester à l’écoute des bulletins météorologiques de l’UHM , des conseils  des autorités de leurs zones respectives pour savoir les comportements à adopter à l’occasion du passage  de ce système  cyclonique et de se préparer a s’évacuer dans les zones concernées si jamais les  autorités auraient pris une telle décision durant les prochaines heures.

Quelques consignes à respecter

  • Restez à l’écoute des bulletins Météorologiques ;
  • Appliquez les consignes émises par les autorités locales ;
  • Mettez en lieu sûr les papiers importants ;
  • Préparez des  kits alimentaires ;
  • Se préparer à évacuer, les zones exposées aux inondations et glissements de terrain : (bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, etc.) ;
  • Ne pas traverser les rivières en crues sous aucun prétexte ;
  • En cas d’orages et de vents violents, ne vous abritez pas près des fenêtres et en zone boisée ;
  • Sécurisez tout ce qui peut être emporté par le vent et qui se trouve à l’extérieur de la maison : poubelle, outillage, affiches, lampes, décoratives, ampoules ;
  • Descendez tout objet lourd haut placé : antennes, enseignes et autres.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mai 2021

La République d’Haïti est exposée à un aléa sismique majeur résultant de la présence de failles actives dont la Faille Septentrionale (SF) et la faille Enriquillo Plantain Garden (EPGF), deux structures de direction plus ou moins E-W qui parcourent respectivement le nord et le sud du territoire. Cet aléa sismique, associé au niveau élevé de vulnérabilité de la population, donne lieu à un haut risque sismique capable de provoquer des catastrophes telles que celle liée au séisme du 12 janvier 2010. Des séismes majeurs (par exemple, 1751, 1770, 1842) provoquant des pertes énormes ont eu lieu par le passé en Haïti et continueront de se produire. Pour preuve, 8 ans après le 12 janvier 2010, soit le 6 octobre 2018, un séisme de magnitude seulement 5,9 (environ 35 fois moins fort qu’un séisme de magnitude 7) fut à l’origine de dégâts significatifs dans le nord-ouest du pays.

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que les séismes ne sont pas prévisibles et peuvent survenir à tout moment en Haïti. Les actions de prévention du risque demeurent en vigueur : respect des réglementations parasismiques, aménagement intérieur des lieux de vie, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

L’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 mai 2021 est marquée par la survenue de 43 séismes de magnitudes comprises entre 1,4 et 4, selon les observations faites à partir des réseaux locaux et régionaux.

Ces séismes, de magnitudes faibles à modérées peuvent être classés comme suit:

  • 24, soit 55,81%, sont survenus en mer, ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies ;
  • Le nombre de séismes observés pour le mois de mai 2021 a donc augmenté de 34,88 % par rapport au mois d’avril 2021 au cours duquel 28 événements sismiques ont été enregistrés ;
  • 53,49%, soit 23, des séismes notés ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km ;
  • 93,02%, soit 40, des séismes notés ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1) ;
  • Les séismes les plus profonds sont essentiellement localisés dans le Nord-Ouest et le Sud-Est ;
  • Les départements les plus sollicités sont le Nord-Ouest et le Sud-Est, avec respectivement 19 et 8 séismes pour un pourcentage respectif de 44,19% et 18,6% (Voir tableau 1 ci-dessous).

Depuis le mois de janvier 2021, les départements du Nord-Ouest et du Sud-Est accusent une forte sismicité. A l’inverse, les données enregistrées montrent une diminution de l’activité sismique au niveau de l’Ouest et des Nippes pour les 2 derniers mois. Une telle diminution ne signifie cependant pas que ces départements sont en train de devenir inactifs sismiquement. La vigilance est donc toujours recommandée.

Communiqué de presse – 1e Juin 2021, lancement officiel de la saison cyclonique, préparons-nous d’avantage !

Le grand rendez-vous annuel avec les phénomènes météorologiques s’annonce. C’est la saison cyclonique 2021 ou la saison des ouragans dans l’Atlantique qui s’étend du 1e juin au 30 novembre dans les zones suivantes : l’océan Atlantique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Il est plus que temps de se préparer et de faire progresser la résilience aux catastrophes dans nos communautés. Ce travail ne revient pas seulement à la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) mais à toutes les citoyennes et tous les citoyens responsables de ce pays.

Comme l’année dernière, cette période cyclonique sera plus compliquée car elle coïncide avec une recrudescence du nouveau coronavirus en Haïti. Jusqu’au mois de mai dernier, le bilan s’élevait à 14,037 cas confirmés et 292 morts. Tous les mécanismes de gestion d’urgence notamment en cas d’alerte au cyclone, doivent prendre en compte la crise sanitaire liée à la COVID19.

L’équipe du projet de météorologie tropicale de l’Université d’État du Colorado prévoit une saison des ouragans dans l’Atlantique supérieure à la moyenne. L’équipe prévoit 17 tempêtes nommées, dont 8 ouragans. Par ailleurs, Le Centre de Prévision Climatique (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoit une probabilité de 60% pour une saison au-dessus de la normale.

L’AGERCA veut vous rappeler qu’il est extrêmement important de rester vigilants et de respecter les consignes des autorités en cas d’alerte au cyclone. Il faut aussi surveiller et vérifier les fausses informations qui peuvent créer la panique au sein de la population.

Les noms prévus pour la saison cyclonique 2021 sont les suivants : Bill, Claudette, Danny, Elsa, Fred, Grace, Henri, Ida, Julian, Kate, Larry, Mindy, Nicholas, Odette, Peter, Rose, Sam, Teresa, Victor. Encore une fois cette année, le secteur privé renouvelle son engagement à travers l’AGERCA pour apporter son soutien en cas d’urgence auprès des populations affectées.

Selon la Direction Générale de la Protection Civile, la saison cyclonique de l’an dernier a fait environ 31 morts, 8 disparus, 8 blessés et autres dégâts matériels. Cette année, pendant la période pluvieuse du mois d’avril, nous avons déjà enregistré 3 décès et des centaines de sinistrés. Dans le but d’éviter de compter des victimes durant cette saison cyclonique nous devons impérativement respecter les consignes de sécurité et les partager avec nos proches. Alors agissons ensemble pour sauver des vies !

COVID19 : La crise sanitaire mondiale et après ? D’où l’intérêt de se doter d’un Plan de Continuité d’Activité !

La crise sanitaire causée par la COVID19 a bouleversé l’économie mondiale. Les entreprises n’étaient pas prêtes pour faire face à une crise d’une si grande ampleur. Une récente enquête sur la continuité des activités de Gartner, une entreprise de consultation, montre que seulement 12% des entreprises étaient parfaitement préparées à l’impact du coronavirus. La COVID19 montre aux dirigeants des entreprises combien il est extrêmement important de se doter d’un Plan de Continuité des Activités (PCA) pour construire la résilience de leur entreprise face aux autres potentiels risques qu’elle serait exposée.

A quoi sert un Plan de Continuité des Activités (PCA) ?

Si on se base sur la définition de la norme internationale de gestion de la continuité des activités, un PCA est un outil stratégique qui sert de guide aux organisations (entreprises) pour répondre, rétablir, reprendre et retrouver un niveau de fonctionnement à la suite d’une interruption causée par une menace naturelle ou anthropique.

La crise sanitaire mondiale montre qu’il ne faut pas prendre en compte seulement les risques qui se trouvent au niveau de l’environnement immédiat de l’entreprise mais aussi les risques nationaux et internationaux.

Un Plan de Continuité des Activités (PCA) sert à :

  1. Permettre à l’entreprise d’identifier les potentielles menaces qui peuvent affecter son fonctionnement habituel ;
  2. Élaborer les scénarios plausibles pour faire face aux différentes menaces ;
  3. Assurer la survie de l’entreprise dans les situations de crise ;
  4. Anticiper les actions à entreprendre en cas de situation d’urgence tout en partageant les rôles et les responsabilités pour éviter la prise de mauvaise décision ;
  5. Construire la résilience de l’entreprise afin de continuer à servir sa clientèle pendant et même après une situation d’urgence ;
  6. Protéger le personnel de l’entreprise pour assurer la continuité des opérations critiques ;
  7. Entre autres.

Le coronavirus et le Plan de Continuité des Activités (PCA)

Le coronavirus a changé partiellement et/ou complètement le mode de fonctionnement de certaines entreprises. Lors du commencement de la crise, certains dirigeants d’entreprise étaient obligés d’imposer le télétravail à un groupe ou tout le personnel dans le but de limiter la propagation du virus et continuer les opérations vitales de l’entreprise. Tandis que si l’entreprise disposait d’un PCA, cette décision devrait être automatiquement activée dans cette période de crise. Pour certaines entreprises, le télétravail est une grande première dans leur mode de fonctionnement. Donc, elles ont intérêt à analyser cette expérience pour regarder quel est son apport au sein de l’entreprise.

Certains dirigeants d’entreprise ne donnaient pas trop d’importance à cet outil qu’est le Plan de Continuité des Activités (PCA) mais le nouveau coronavirus peut être considéré comme une incitation pour les encourager à mettre en place cet outil stratégique au sein de l’entreprise.

CHERS ENTREPRENEURS, PASSEZ A L’ACTION !
AYEZ LE PCA POUR VOTRE ENTREPRISE…

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mars 2021

Le bilan sismique du mois de mars 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit :

45 séismes de magnitudes comprises entre 1,0 et 4,5 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de mars 2021, ces séismes sont qualifiés de très mineurs à mineurs. Par rapport au mois de février 2021 durant lequel 54 séismes ont été notés, le mois de mars a enregistré 9 séismes en moins.

Les 4 départements géographiques les plus sollicités par les petits séismes du mois de mars sont :

  • le Sud-Est avec 12 séismes sur 45, soit 26,7 % ;
  • les Nippes avec 11 séismes sur 45, soit 24,5 % ;
  • le Nord-Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 % ;
  • l’Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 %.

Ce qui fait un total de 37 séismes sur 45 pour les quatre départements, soit 82,4 % des séismes enregistrés pour le mois.

Les activités sismiques ont repris dans le département des Nippes au cours du mois mars après avoir subi une petite crise sismique à la date du 23 février dernier au cours de laquelle au moins quatre (4) secousses sismiques de magnitudes comprises entre 3,3 et 4,2 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées et ressenties au nord de Petit Trou de Nippes, respectivement à 02h37’08’’a.m. (M=4,1), à 02h38’03’’ a.m. (M=4,2), à 04h02’42’’ a.m (M=3.3) et à 06h59’13’’ a.m. (M=4,1).

35 séismes (77,8 %) se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies. Les séismes du mois de mars 2021 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 0 et 38 km, donc des séismes peu profonds.

Pour savoir quoi faire en cas de tremblement de terre cliquez ici.

Source : Bureau des Mines et de l’Energie d’Haiti

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 28 février 2021

La République d’Haïti est exposée à un aléa sismique majeur résultant de la présence de failles actives dont la faille Septentrionale (SF) et la faille Enriquillo Plantain Garden (EPGF), deux structures de direction plus ou moins E-W qui parcourent respectivement le nord et le sud du territoire. Cet aléa sismique, associé au niveau élevé de vulnérabilité de la population, donne lieu à un haut risque sismique capable de provoquer des catastrophes telles que celle liée au séisme du 12 janvier 2010. Des séismes majeurs (par exemple ceux de 1751, 1770, 1842) provoquant des pertes énormes ont eu lieu par le passé en Haïti et continueront de se produire. Pour preuve, 8 ans après le 12 janvier 2010, soit le 6 octobre 2018, un séisme de magnitude seulement 5,9 (environ 35 fois moins fort qu’un séisme de magnitude 7) fut à l’origine de dégâts significatifs dans le nord-ouest du pays.

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que les séismes ne sont pas prévisibles et peuvent survenir à tout moment en Haïti. Les actions de prévention du risque demeurent en vigueur : respect des réglementations parasismiques, aménagement intérieur des lieux de vie, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

L’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 28 février 2021 est marquée par la survenue de 54 séismes de magnitudes comprises entre 1,3 et 4,5, selon les observations faites à partir des réseaux locaux et régionaux. (voir figure 1a ci-dessous).

Ces séismes, de magnitudes faibles à modérées peuvent être classés comme suit :

  • Quatre (4) ont été ressentis par la population; l’épicentre de ces séismes a été localisé dans le département des Nippes, au nord d’Anse-à-Veau. Vingt neuf (29), soit 53,70%, sont survenus en mer, ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies ;
  • Le nombre de séismes observés pour le mois de février 2021 a donc augmenté de 35,19 % par rapport au mois de janvier 2021 au cours duquel 35 événements sismiques ont été enregistrés. 27,78%, soit 15 de ces séismes ont une magnitude comprise entre 3 et 4,5 ;
  • 75,93%, soit 41, des séismes notés ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b) ;
  • Les départements les plus sollicités sont les Nippes et l’Ouest, avec respectivement 12 et 11 séismes pour un pourcentage respectif de 22,22% et 20,37% (Voir tableau 1 ci-dessous). Il faut toutefois noter une activité sismique significative dans le Nord et le Nord-Ouest qui accusent 16,67% de la totalité des événements enregistrés, soit 9 séismes.

Pour savoir les bons réflexes en cas de tremblement de terre, cliquez ici.

Le rôle de la mairie dans la Gestion des Risques de Désastre (GRD) pour construire des communautés résilientes en Haiti

Dans l’organigramme du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD), les mairies sont considérées comme les responsables de la protection civile au niveau de la commune. Au sein de certaines communes du pays, il existe une structure qui s’appelle Comité Communal de Protection Civile (CCPC). Ce comité est composé des maires et de représentants d’institutions déconcentrées et des citoyens bénévoles. Ils sont les premiers à intervenir au niveau de la commune, avec l’appui des brigadiers volontaires, dans la prévention et la Gestion des Risques de Désastre en raison de leur proximité avec la population. Pour aller plus loin, il existe au niveau des sections communales des Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) gérés par les représentants et représentantes de la localité.

Dans le cadre de la Gestion des Risques de Désastre (GRD), les mairies ont un rôle crucial depuis la phase de prévention, jusqu’aux phases de réponse et rétablissement. Parmi ces rôles, on trouve ceux de :

Prévenir et préparer contre toutes sortes de menaces

Pour éviter une situation de catastrophe dans une commune, il faut travailler en amont pour prévenir et se préparer contre toutes les sortes de menaces, avec la mise en place de tous les dispositifs nécessaires pour assurer la protection de la population au niveau de la commune.

En termes de prévention contre les risques, notamment contre le risque sismique, lors des constructions, la mairie détient la responsabilité de délivrer un permis de construction et elle doit aussi s’assurer que la construction est conforme aux normes de construction et que le terrain n’est pas localisé dans une zone à risque. La délivrance du permis de construction permettrait à la mairie d’avoir le contrôle des bâtiments construits pour éviter toutes sortes de construction anarchique qui écroulerait suite à une petite secousse sismique de magnitude 5 ou 6 sur l’échelle de Richter. Cette intervention en amont pourrait avoir un impact considérable dans la réduction des dégâts causés par les séismes au niveau des communes.

Les données de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) révèlent qu’en 2015, le nombre de ménages pour la ville de Port-au-Prince était de 210 782, soit plus d’un million de personnes. De 2015 à 2019, les chantiers se sont multipliés. La mairie au niveau de cette commune ne dispose d’aucun chiffre sur les nouvelles maisons construites ou sur la quantité de permis délivrés durant ces quatre années. Ce manque de contrôle dans les constructions augmente le niveau de vulnérabilité de la ville face aux risques de désastre.

Pour le risque d’incendie dans une commune, la mairie doit disposer au moins d’un corps de pompiers digne de son nom pour intervenir en cas d’incendie. En Haïti, on peut compter sur les doigts le nombre de commune qui dispose d’un corps de pompiers.

Informer et sensibiliser les populations contre les menaces

Rendre accessible les informations sur les menaces auxquelles une commune est exposée, fait partie du rôle d’une mairie. De ce fait, la mise en place de l’outil DICRIM (Dossier d’Information Communal sur les Risques Naturels Majeurs) revêt une importance capitale. Le DICRIM a pour but d’informer la population sur les risques existants au niveau de la commune et les moyens de s’en protéger pour éviter d’être victime.

Assister et rétablir les populations touchées par une menace

Comme susmentionné, les responsables communaux sont les premiers à intervenir pour assister une population affectée par une menace car la premiere réponse est d’abord locale. Dans le cas où la situation dépasse les capacités des responsables communaux, ils peuvent demander de l’aide au niveau départemental et même au niveau central mais la coordination communale de l’assistance humanitaire doit être assurée par les responsables communaux.

En conclusion, le niveau de la vulnérabilité de la population de toutes les communes en Haïti se dégrade de jour en jour. Si les responsables communaux jouaient leur rôle de manière efficace et efficiente avec le moyen dont ils disposent, le pays pourrait être plus résilient face aux risques de catastrophe.

Communiqué de presse : 12 Janvier 2010 – 12 Janvier 2021, 11 ans plus tard, quel constat pour le pays ?

Le 12 janvier a marqué la mémoire et devient une date inoubliable pour tous les haïtiens.

Chargée d’amertume, la date du 12 janvier 2010 marque l’un des tremblements de terre les plus dévastateurs dans le monde. Ce séisme catastrophique, a causé la mort d’environ 230.000 personnes et une perte économique évaluée à près de 8 milliards de dollars, soit environ 100% du PIB d’Haïti selon le rapport d’évaluation des besoins et des dégâts des autorités du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD).

Après cette date et malgré ce sinistre évènement, la population continue de construire dans l’anarchie la plus totale, sans respecter les normes parasismiques établies par les autorités. Pire, beaucoup de gens vivent même sous des maisons fissurées par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 au péril de leur vie.

Par cette note, l’AGERCA exhorte les autorités haïtiennes notamment les mairies à assumer leurs responsabilités en faisant respecter par tous les mécanismes possibles les normes de construction parasismique et éviter de construire dans les zones vulnérables.

11 ans plus tard, on peut tous constater que le pays n’est toujours pas prêt pour faire face à un autre tremblement de terre. Si nous n’agissons pas rapidement, nous risquons d’avoir à faire face à un séisme encore plus ravageur que celui de 2010, avec toutes ses conséquences.

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour le mois de Novembre 2020

Le bilan sismique du mois de novembre 2020, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit :

  • 60 séismes de magnitudes comprises entre 1,3 et 3,4 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de novembre 2020, ces séismes sont qualifiés de très mineurs à mineurs ;
  • Par rapport au mois d’octobre 2020 durant lequel seulement 27 séismes ont été notés, le mois de novembre (60 séismes) a connu une augmentation de l’ordre de 122 % ;
  • Les 3 départements géographiques les plus sollicités par les séismes mineurs du mois de novembre sont :
  1. le Nord-Ouest avec 19 séismes sur 60, soit 31,6 % ;
  2. l’Ouest avec 19 séismes sur 60, soit 31,6 % ;
  3. le Sud-Est avec 16 séismes sur 60, soit 26,6 % ;

Soit un total de 54 séismes sur 60 pour les trois départements, ce qui représente près de 90 % des séismes enregistrés pour le mois.

  • Près d’une vingtaine de séismes se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies ;
  • Les séismes du mois de novembre 2020 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 2 et 66 km, donc des séismes peu profonds ;
  • Durant les onze (11) premiers mois de l’année 2020 (de janvier à novembre), le territoire national a enregistré 472 petits séismes dont 162, soit 34,3 %, sont survenus dans le département du Nord-Ouest et 125, soit 26,5 %, dans le département du Sud-Est.

5 Décembre : Journée mondiale des volontaires pour leurs différentes contributions

Chaque année, la date du 5 décembre est consacrée à la mise en valeur des volontaires du monde entier en tenant compte de leur contribution dans la réalisation d’un ensemble d’actions. Cette année a encore prouvé, avec la crise sanitaire COVID-19, que les volontaires ont un rôle important à jouer dans notre société. Ils ont apporté une très grande contribution dans la sensibilisation et la réponse face à cette pandémie du nouveau coronavirus dans le monde.

En effet, dans le message du Secrétaire Général des Nations  Unies, M. António Guterres, il a mentionné que le volontariat est l’épine dorsale de notre société. C’est pourquoi, en cette Journée internationale des Volontaires, il demande à tous les gouvernements de promouvoir le volontariat, de soutenir l’action des volontaires et de prendre acte de leur contribution à la réalisation des objectifs de développement durable.

Dans le cadre de la Gestion des Risques de Désastre (GRD) en Haïti, le système national dispose d’environ 2,000 brigadiers volontaires. Ils apportent leur contribution tout au long du processus de Gestion des Risques de Désastre, depuis la phase de prévention jusqu’à la phase de relèvement. Ils accompagnent aussi l’AGERCA lors des activités de terrain notamment dans la sensibilisation et la réponse en cas de crise.

Les volontaires méritent notre appréciation et nos remerciements les plus sincères.