Ce que vous devez savoir sur les gestes qui peuvent sauver des vies en situation de détresse

Avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse et ne pas pouvoir intervenir par manque de connaissance peut causer un sentiment de culpabilité surtout s’il s’agit d’un proche.

De ce fait, il est crucial d’apprendre un minimum sur les bons gestes qui peuvent sauver des vies et de les pratiquer à travers des exercices de simulations.

Les situations de détresse et les gestes appropriés

L’étouffement

Que faire en cas d’étouffement de l’enfant ou du nourrisson ?
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Comment réagir face à un adulte qui s’étouffe ?
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Le saignement

Les gestes appropriés en cas de saignement.
Pour savoir cliquez ici

L’inconscient

Comment mettre une personne en Position Latérale de Sécurité (PLS) ?
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L’arrêt cardiaque ou le malaise cardiaque

Comment faire un massage cardiaque ?
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Comment utiliser un défibrillateur ?
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La brûlure

Les gestes d’urgence face à une brûlure
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Chaque année, des milliers de personnes meurent par faute d’une petite action mineure envers une personne en situation de détresse. Avec l’application des conseils ci-dessus, vous pouvez arriver à sauver une ou plusieurs vies. Chaque année, cinq millions de personnes sont victimes d’un accident de la vie courante. Parmi ces victimes, on compte un million d’enfants. On peut arriver à réduire ces tragédies si beaucoup de personnes connaissent et pratiquent les gestes qui sauvent. Alors, formez-vous pour sauver des vies !

Le rôle de la mairie dans la Gestion des Risques de Désastre (GRD) pour construire des communautés résilientes en Haiti

Dans l’organigramme du Système National de Gestion des Risques de Désastre (SNGRD), les mairies sont considérées comme les responsables de la protection civile au niveau de la commune. Au sein de certaines communes du pays, il existe une structure qui s’appelle Comité Communal de Protection Civile (CCPC). Ce comité est composé des maires et de représentants d’institutions déconcentrées et des citoyens bénévoles. Ils sont les premiers à intervenir au niveau de la commune, avec l’appui des brigadiers volontaires, dans la prévention et la Gestion des Risques de Désastre en raison de leur proximité avec la population. Pour aller plus loin, il existe au niveau des sections communales des Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) gérés par les représentants et représentantes de la localité.

Dans le cadre de la Gestion des Risques de Désastre (GRD), les mairies ont un rôle crucial depuis la phase de prévention, jusqu’aux phases de réponse et rétablissement. Parmi ces rôles, on trouve ceux de :

Prévenir et préparer contre toutes sortes de menaces

Pour éviter une situation de catastrophe dans une commune, il faut travailler en amont pour prévenir et se préparer contre toutes les sortes de menaces, avec la mise en place de tous les dispositifs nécessaires pour assurer la protection de la population au niveau de la commune.

En termes de prévention contre les risques, notamment contre le risque sismique, lors des constructions, la mairie détient la responsabilité de délivrer un permis de construction et elle doit aussi s’assurer que la construction est conforme aux normes de construction et que le terrain n’est pas localisé dans une zone à risque. La délivrance du permis de construction permettrait à la mairie d’avoir le contrôle des bâtiments construits pour éviter toutes sortes de construction anarchique qui écroulerait suite à une petite secousse sismique de magnitude 5 ou 6 sur l’échelle de Richter. Cette intervention en amont pourrait avoir un impact considérable dans la réduction des dégâts causés par les séismes au niveau des communes.

Les données de l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) révèlent qu’en 2015, le nombre de ménages pour la ville de Port-au-Prince était de 210 782, soit plus d’un million de personnes. De 2015 à 2019, les chantiers se sont multipliés. La mairie au niveau de cette commune ne dispose d’aucun chiffre sur les nouvelles maisons construites ou sur la quantité de permis délivrés durant ces quatre années. Ce manque de contrôle dans les constructions augmente le niveau de vulnérabilité de la ville face aux risques de désastre.

Pour le risque d’incendie dans une commune, la mairie doit disposer au moins d’un corps de pompiers digne de son nom pour intervenir en cas d’incendie. En Haïti, on peut compter sur les doigts le nombre de commune qui dispose d’un corps de pompiers.

Informer et sensibiliser les populations contre les menaces

Rendre accessible les informations sur les menaces auxquelles une commune est exposée, fait partie du rôle d’une mairie. De ce fait, la mise en place de l’outil DICRIM (Dossier d’Information Communal sur les Risques Naturels Majeurs) revêt une importance capitale. Le DICRIM a pour but d’informer la population sur les risques existants au niveau de la commune et les moyens de s’en protéger pour éviter d’être victime.

Assister et rétablir les populations touchées par une menace

Comme susmentionné, les responsables communaux sont les premiers à intervenir pour assister une population affectée par une menace car la premiere réponse est d’abord locale. Dans le cas où la situation dépasse les capacités des responsables communaux, ils peuvent demander de l’aide au niveau départemental et même au niveau central mais la coordination communale de l’assistance humanitaire doit être assurée par les responsables communaux.

En conclusion, le niveau de la vulnérabilité de la population de toutes les communes en Haïti se dégrade de jour en jour. Si les responsables communaux jouaient leur rôle de manière efficace et efficiente avec le moyen dont ils disposent, le pays pourrait être plus résilient face aux risques de catastrophe.

1e Décembre : Journée mondiale de lutte contre le SIDA, ce que vous devez savoir sur cette maladie

« Solidarité mondiale et responsabilité partagée », C’est le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Lancée en 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la journée mondiale de lutte contre le SIDA a été la première journée internationale dédiée à la santé au niveau mondial. En outre, elle devient, d’une part, une journée de manifestation de support aux personnes vivant avec le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) et d’autre part, une journée de commémoration aux personnes victimes de cette maladie. Selon les Nations Unies, le VIH est considère comme un problème majeur de santé publique dans le monde car il a causé la mort à environ 33 millions de personnes jusqu’à présent.

D’après les dernières estimations, environ 38 millions de personnes sont infectées par ce virus à la fin de 2019. Au cours de cette même période, environ 25,4 millions de personnes avaient accès à un traitement antirétroviral grâce aux efforts déployés dans le secteur.

En Haïti, nous avons la AHF (AIDS Healthcare Foundation), organisation internationale membre de l’AGERCA, qui travaille d’arrache-pied pour sensibiliser et éduquer la population contre le VIH. En plus, cette organisation assiste aussi les personnes infectées par le virus afin de les aider à mieux vivre et en toute sérénité en leur offrant le traitement gratuit. Selon le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), le nombre de personne vivant avec le VIH  en Haïti est estimé à environ 160,000.

Facteurs de risque

Selon les Nations Unies, les facteurs ci-dessous peuvent vous exposer à un niveau élevé pour contracter le VIH :

  • la pénétration anale ou vaginale non protégée ;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible (IST) – syphilis, herpès, chlamydiose, gonorrhée ou vaginose bactérienne par exemple ;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, d’autres matériels d’injection ou de solutions contaminées lors de l’injection de drogues ;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes de tissus, les actes médicaux qui amènent à couper ou percer la peau dans des conditions non stériles ; et
  • les piqûres d’aiguille accidentelles, notamment chez les agents de santé.

Prévention contre le VIH

Quelques conseils préventifs contre le VIH :

  • utilisation du préservatif masculin ou féminin ;
  • dépistage et conseil pour le VIH et les IST ;
  • circoncision médicale volontaire de l’homme ;
  • Entre autres.

Comme dit le thème de cette journée symbolique : « solidarité mondiale et responsabilité partagée ». La responsabilité de la protection de votre santé contre cette pandémie est entre vos mains. Restons ferme et solidaire pour éradiquer le VIH.

Un Plan de Continuité des Activités (PCA), un outil essentiel pour la survie d’une entreprise en cas de crise

Lorsqu’une entreprise ne planifie pas pour une situation de crise, elle perd de l’argent, des clients, et beaucoup d’avantages qui peuvent l’aider à mieux se positionner face à ses concurrents. Parfois, les dirigeants d’entreprises ont tendance à mettre la gestion des risques sur le dos des assureurs. Il faut savoir qu’une entreprise d’assurance ne va pas couvrir tous les dégâts causés par une menace. Donc, pour réduire toutes ces incertitudes, la solution se base dans la mise en place d’un Plan de Continuité des Activités (PCA) qui est un outil essentiel pour la survie d’une entreprise en cas de crise.

Pourquoi un Plan de Continuité des Activités (PCA) ?

La norme internationale de gestion de la continuité des activités (ISO 22301), définit un Plan de Continuité des Activités (PCA) comme étant l’ensemble des procédures documentées servant de guide aux organisations pour répondre, rétablir, reprendre et retrouver un niveau de fonctionnement prédéfini à la suite d’une interruption.

Raison 1 : Une connaissance approfondie des menaces auxquelles l’entreprise est exposée

Comme dit la citation « Un problème identifié est à moitié résolu ». Donc, lorsque les responsables vont identifier toutes les menaces auxquelles l’entreprise est exposée, ils vont aussi penser aux stratégies qu’ils vont mettre en place pour atténuer ou prévenir les risques de catastrophe pour l’entreprise. L’identification des menaces est une phase préliminaire dans la mise en place d’un PCA.

Raison 2 : Des actions précises en cas de crise  

Une connaissance approfondie des menaces et des dégâts qui en découlent, suscite automatiquement la mise en place au préalable des actions précises à adopter en cas de besoin. Cette démarche va apaiser le niveau de pression et permettre au personnel de réagir avec plus de sérénité. Par contre, une entreprise qui ne se prépare pas pour une situation de crise peut se trouver dans beaucoup plus de difficultés à se rétablir après la période des urgences.

Raison 3 : Un avantage concurrentiel exceptionnel

Avoir la possibilité de rester ouvert pour offrir vos services et/ou produits à vos clients en cas de crise est un avantage concurrentiel exceptionnel. Ceci va créer une sorte de confiance entre la clientèle et votre entreprise car vous serez toujours là pour leur servir même en cas de crise. En plus de ça, ce niveau de résilience peut permettre à votre entreprise de gagner des contrats d’affaires extraordinaires.

Somme toute, l’AGERCA a pour mission de vous appuyer techniquement dans la mise en place de votre Plan de Continuité des Activités (PCA) afin de rendre vos entreprises plus résilientes face aux risques de catastrophe.

Note de presse – 13 Octobre : Journée internationale de la Réduction des Risques de Catastrophe (RRC)

Le thème retenu par la coopération internationale pour cette journée mondiale est le suivant : « La gouvernance des risques de catastrophe ». Ce thème oblige les autorités à agir en se fondant sur des bases scientifiques et en mettant en place des stratégies nationales et locales contre tous les types de menace que ce soit naturelle ou anthropique.

La gouvernance des risques de catastrophe ne se limite pas seulement au niveau des autorités étatiques d’un gouvernement mais de toutes les couches de la population pour avoir ce qu’on appelle une gouvernance intégrée. Lors de la prise de décision, il faut prendre en compte le Partenariat Public Privé (PPP) et aussi les intérêts de la société civile. Par rapport au niveau de la vulnérabilité d’Haïti face aux risques de catastrophe, une stratégie de gouvernance intégrée aura un impact positif dans la construction de la résilience du pays. Ces cent dernières années, une centaine de catastrophes ont causé la mort à plus de 250 000 personnes, des pertes et dommages matériels énormes, notamment au niveau du logement, de l’agriculture et des infrastructures.

En termes de dispositif pour une meilleure gestion des risques de catastrophe en Haïti, la Direction Générale de la Protection Civile a publié récemment le plan national de gestion des risques de catastrophe. Cet outil est un grand pas pour le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) et il va apporter une grande contribution dans le cadre de la gouvernance des risques dans le pays.

La prévention des risques de catastrophe en Haïti ne va pas se faire seulement avec les actions entreprises par les autorités étatiques mais aussi avec toutes les actions quotidiennes tout en évitant de s’exposer à des dangers. L’AGERCA vous invite à avoir un comportement responsable à l’égard des menaces notamment celles qui sont naturelles car elles sont beaucoup plus dévastatrices. On a besoin de la collaboration de tout le monde pour augmenter le niveau de résilience d’Haïti notamment les médias, les influenceurs et les leaders religieux pour partager les informations de sensibilisation contre les risques de catastrophe. Alors, agissons ensemble !

L’importance du Plan d’Urgence Familial (PUF) pour chaque employé (e) de votre entreprise

Le PUF est un outil de planification, permettant à tous les membres d’une famille de participer, de réfléchir ensemble, de partager les responsabilités et de se préparer pour mieux faire face aux menaces auxquelles ils sont exposés. Le PUF est validé par les autorités de la Direction Protection Civile (DPC) en Haïti et il est adapté à toutes les couches de la population. Il prend en compte tout le cycle de la gestion des risques depuis la phase de préparation jusqu’à la phase de réponse au sein de la famille.

La résilience de votre personnel contribue grandement à celle de votre entreprise

Le personnel d’une entreprise constitue un maillon important dans sa chaine de productivité quel que soit son secteur d’activités. Si une entreprise veut construire sa résilience, elle doit la faire en tenant compte de tous les maillons de la chaine notamment son personnel. L’entreprise, qui se respecte, doit non seulement prendre en compte la résilience de son personnel en son sein mais aussi au niveau même de leur résidence personnelle.

Connaitre la vulnérabilité de votre personnel pour les sensibiliser

Connaitre le niveau de vulnérabilité de votre entreprise est une première démarche mais connaitre aussi celui de votre personnel est une démarche beaucoup plus pertinente car ceci permet de mener à bien les actions de sensibilisation au sein de votre entreprise. Lorsqu’un membre ou un groupe de votre personnel est affecté par un risque quelconque ceci aura automatiquement un impact direct sur la productivité de votre entreprise et risque d’affecter psychologiquement les autres employés (es).

A partir de cette connaissance de la vulnérabilité de votre personnel, l’entreprise peut anticiper les risques auxquels les employés (es) peuvent alors faire face. Ces informations peuvent vous faciliter une bonne prise de décision afin d’éviter d’affecter la productivité de votre entreprise lors des urgences.

Un Plan d’Urgence Familial (PUF) pour chaque employé (e) de votre entreprise

Pour renforcer la résilience de votre personnel par rapport à tous types de risque, l’adoption du Plan d’Urgence Familial (PUF) est recommandée. Ce niveau d’attention, pour la sureté et la sécurité de votre personnel, peut être un élément motivateur et de satisfaction au sein de votre entreprise.

Des familles résilientes forment des communautés résilientes

Lorsque plusieurs entreprises décident d’intégrer cette démarche dans leurs stratégies de Gestion des Ressources Humaines (GRH), une petite communauté résiliente se construit à travers ces familles. Ceci va avoir un impact sur la société en renforçant automatiquement leur niveau de résilience. Par ailleurs, ces actions constituent une contribution sociale indirecte de l’entreprise envers la société.

Investir dans la prévention des risques de catastrophe en entreprise, c’est éviter de perdre d‘avantage en situation de crise

Nous vivons dans un monde exposé à différents types de risques comme : les risques naturels, technologiques et anthropiques. Les institutions du secteur privé notamment les PMEs ont toujours tendance à négliger l’effet dévastateur de ces risques sur l’entreprise plus précisément les risques naturels. Par contre, la gestion des risques de catastrophe devrait être une thématique intégrée dans la planification stratégique annuelle de l’entreprise car en ignorant ces risques ils peuvent désorganiser une planification annuelle bien établie et même conduire l’entreprise à la faillite.

Après le séisme du 12 Janvier 2010 en Haïti, un rapport d’étude d’une firme de management et de la continuité des activités, a révélé que 50% des PMEs qui n’avaient pas de Plan de Continuité des Activités (PCA) ont fermé leurs portes définitivement. Pour éviter une telle situation, il faut que les entreprises investissent dans la prévention et la préparation contre ces risques.

Prévenir vaut mieux que réagir

En temps normal, les entreprises ont la possibilité de mettre en place tous les dispositifs nécessaires pour prévenir, préparer et atténuer les risques de catastrophe auxquels l’entreprise est exposée. Parmi les dispositifs, l’entreprise peut décider de :

  1. Mettre en place un Plan de Continuité des Activités (PCA) ;
  2. Planifier des séances de formation pour son personnel sur la Gestion des Risques et des Désastres ;
  3. Pratiquer des exercices de simulation avec son personnel afin de travailler leurs réflexes en cas d’urgence ;
  4. Mettre en place un plan d’évacuation au sein de l’entreprise ;
  5. Faciliter son personnel à avoir un Plan d’Urgence Familial (PUF) ;
  6. Entre autres.

En gestion des risques il faut utiliser la démarche proactive, il ne faut pas attendre que votre entreprise subisse un choc pour réagir. Cette bonne pratique vous évitera de perdre d’avantage et de dépenser beaucoup plus dans la reconstruction ou le renforcement. Les résultats d’une étude faite par Swiss Re, démontre que $ 1 USD investi dans la prévention et la préparation permet d’économiser environ $ 7 USD lors d’une situation de crise.

Une année passée sans être affectée par une situation de crise ne veut pas dire de réduire les dispositifs mis en place car certaines menaces sont imprévisibles comme c’est le cas des séismes. Donc, la gestion des risques de catastrophe au sein d’une entreprise est un travail en permanence. C’est le moment d’agir.

Haïti représentée par l’AGERCA dans une formation sur le Plan de Continuité des Activités en Martinique

Dans le cadre d’un projet d’appui à l’intégration régionale caribéenne sur le phénomène du changement climatique, une séance de formation s’est tenue en Martinique sur le Plan de Continuité des Activités avec des experts du bureau des nations pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR ci-devant UNISDR). Ce projet regroupe 5 pays de la caraïbe : Haïti, Martinique, Saint-Lucia, Dominique et Guadeloupe et il est financé par le gouvernement Français à hauteur de 200.000 Euros. Haïti a été représentée par l’AGERCA, qui est une association du secteur privé Haïtien et de la Société Civile. Elle travaille avec ces deux entités dans le secteur de la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) pour leur permettre d’être plus résilientes face aux risques auxquels Haïti est exposée.

Cette formation de formateurs (trices) sur le Plan de Continuité des Activités a été réalisée du 24 au 25 Avril dernier au local de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique (CCIM) dans le but de permettre aux représentants et représentantes des pays de dupliquer cette formation avec les entreprises et les plateformes d’entreprises. Ce qui va permettre aux entreprises d’être plus résilientes face aux risques de changement climatique et géologique ainsi que les risques anthropiques. En 2018, les pertes économiques enregistrées par les catastrophes naturelles et anthropiques s’élèvent à environ 115 Milliards de dollars. De plus en plus les entreprises veulent investir dans la construction de leur résilience car un dollar investit dans la résilience est égal à 105 dollars économisés dans la reconstruction.

Lors du déroulement de cette formation, les formateurs ont partagé des informations sur les différentes stratégies que peuvent utiliser une entreprise pour mettre en place un Plan de Continuité des Activités qui va renforcer sa résilience et aussi à identifier des opportunités lors des situations de catastrophe. Les participants ont aussi partagé leur bonne pratique et leur expérience.
De notre côté, l’AGERCA se donne pour objectif de faire une promotion de grande envergure du Plan de Continuité des Activités en Haïti. Nous allons travailler avec les associations d’entreprise de tous les secteurs et nous allons même travailler avec le secteur public parce que ce n’est pas seulement le secteur privé qui doit avoir un plan pour continuer ses activités, le secteur public aussi doit en avoir.