Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mai 2021

La République d’Haïti est exposée à un aléa sismique majeur résultant de la présence de failles actives dont la Faille Septentrionale (SF) et la faille Enriquillo Plantain Garden (EPGF), deux structures de direction plus ou moins E-W qui parcourent respectivement le nord et le sud du territoire. Cet aléa sismique, associé au niveau élevé de vulnérabilité de la population, donne lieu à un haut risque sismique capable de provoquer des catastrophes telles que celle liée au séisme du 12 janvier 2010. Des séismes majeurs (par exemple, 1751, 1770, 1842) provoquant des pertes énormes ont eu lieu par le passé en Haïti et continueront de se produire. Pour preuve, 8 ans après le 12 janvier 2010, soit le 6 octobre 2018, un séisme de magnitude seulement 5,9 (environ 35 fois moins fort qu’un séisme de magnitude 7) fut à l’origine de dégâts significatifs dans le nord-ouest du pays.

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que les séismes ne sont pas prévisibles et peuvent survenir à tout moment en Haïti. Les actions de prévention du risque demeurent en vigueur : respect des réglementations parasismiques, aménagement intérieur des lieux de vie, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

L’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 31 mai 2021 est marquée par la survenue de 43 séismes de magnitudes comprises entre 1,4 et 4, selon les observations faites à partir des réseaux locaux et régionaux.

Ces séismes, de magnitudes faibles à modérées peuvent être classés comme suit:

  • 24, soit 55,81%, sont survenus en mer, ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies ;
  • Le nombre de séismes observés pour le mois de mai 2021 a donc augmenté de 34,88 % par rapport au mois d’avril 2021 au cours duquel 28 événements sismiques ont été enregistrés ;
  • 53,49%, soit 23, des séismes notés ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km ;
  • 93,02%, soit 40, des séismes notés ont une magnitude inférieure ou égale à 3 (Figure 1) ;
  • Les séismes les plus profonds sont essentiellement localisés dans le Nord-Ouest et le Sud-Est ;
  • Les départements les plus sollicités sont le Nord-Ouest et le Sud-Est, avec respectivement 19 et 8 séismes pour un pourcentage respectif de 44,19% et 18,6% (Voir tableau 1 ci-dessous).

Depuis le mois de janvier 2021, les départements du Nord-Ouest et du Sud-Est accusent une forte sismicité. A l’inverse, les données enregistrées montrent une diminution de l’activité sismique au niveau de l’Ouest et des Nippes pour les 2 derniers mois. Une telle diminution ne signifie cependant pas que ces départements sont en train de devenir inactifs sismiquement. La vigilance est donc toujours recommandée.

La Société du Rhum Barbancourt, une entreprise écologiquement responsable face au changement climatique

Présentation

La Société du Rhum Barbancourt, créée en 1862 par Dupré Barbancourt, est l’une des plus vieilles entreprises en Haïti. À rappeler que cette entreprise est membre de l’AGERCA (Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités) qui est une alliance qui regroupe plusieurs entreprises du secteur privée dans l’objectif principal de renforcer la Gestion des Risques de Désastre en Haïti. Cette année, la Société du Rhum Barbancourt (SRB) compte ses 159 ans d’existence depuis qu’elle produit des rhums dotés d’une diversité d’arômes à la fois subtiles et nobles pour mettre en valeur la production nationale d’Haïti.

Cette année, la Société du Rhum Barbancourt a gagné trois médailles à la San Francisco World Spirits Compétition dont la Médaille d’Or pour son Rhum Trois Etoiles. A noter que ce n’est pas pour la première fois que cette entreprise gagne des prix. Ces médailles s’ajoutent à la quarantaine de médailles déjà à l’actif de cette entreprise depuis 1862.

Le changement climatique et le domaine de l’agriculture

Cette entreprise exploite de la canne-à-sucre produite par des agriculteurs locaux pour transformer en Rhum. Donc, l’agriculture est un secteur important pour favoriser et continuer avec la production de cette entreprise.

Dans un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), les changements climatiques constituent une menace croissante sur les secteurs de l’agriculture. Par conséquent, des millions de personnes à faible revenu qui vivent continuellement au dépend de l’agriculture, seront alors menacées par la faim et la pauvreté.

Les changements suivants ont des impacts négatifs dans la production des denrées agricoles :

  1. Augmentation de la fréquence des périodes sèches et des sécheresses ;
  2. Changements dans les régimes de précipitations ;
  3. Intensification des événements météorologiques extrêmes comme des ouragans plus violents ;
  4. Hausse des températures ;
  5. Entre autres.

Implication de la SRB pour lutter contre le changement climatique

Pour lutter contre le changement climatique toutes les petites actions comptent. En cumulant ces dernières, on peut avoir des résultats incroyables. Par exemple, une entreprise qui décide de sensibiliser son personnel à utiliser des matériels réutilisables au sein de l’entreprise et même chez lui est une action qui peut avoir des impacts positifs à différents niveaux au sein et en dehors de l’entreprise.

Dans le cas de la SRB, pour alimenter en énergie sa distillerie, elle utilise comme d’habitude de l’essence qui fait partie des énergies fossiles. Ces dernières contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. D’après un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la production de combustibles fossiles doit diminuer de 6% par an pour limiter le réchauffement de la planète. Dans cet objectif, la Société du Rhum Barbancourt a décidé de réutiliser la bagasse, qui est le résidu de la canne-à-sucre, pour produire de l’électricité pour la distillerie. Cette décision a permis aux dirigeants de cette entreprise de réduire leur consommation d’essence et d’émission de gaz carbonique de 50% pour le bien-être de l’environnement.

Appel à l’action contre le changement climatique

Il faut savoir que les conséquences du changement climatique sont transversales et mondiales. L’AGERCA vous invite à lire ici un article sur le rôle des entreprises du secteur privé et de la société civile dans la lutte contre le changement climatique.

La Société du Rhum Barbancourt (SRB) a montré un exemple d’action qui peut avoir une grande contribution dans cette noble lutte pour sauver la planète contre les impacts désastreux du changement climatique. Donc, dépendamment de votre secteur d’activités, vous pouvez identifier et regarder quelle action que vous pouvez poser qui pourrait contribuer dans la lutte contre le changement climatique. Tout le monde a un rôle à jouer pour assurer la protection des générations futures. Alors passons à l’action !

Communiqué de presse – 1e Juin 2021, lancement officiel de la saison cyclonique, préparons-nous d’avantage !

Le grand rendez-vous annuel avec les phénomènes météorologiques s’annonce. C’est la saison cyclonique 2021 ou la saison des ouragans dans l’Atlantique qui s’étend du 1e juin au 30 novembre dans les zones suivantes : l’océan Atlantique, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Il est plus que temps de se préparer et de faire progresser la résilience aux catastrophes dans nos communautés. Ce travail ne revient pas seulement à la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) mais à toutes les citoyennes et tous les citoyens responsables de ce pays.

Comme l’année dernière, cette période cyclonique sera plus compliquée car elle coïncide avec une recrudescence du nouveau coronavirus en Haïti. Jusqu’au mois de mai dernier, le bilan s’élevait à 14,037 cas confirmés et 292 morts. Tous les mécanismes de gestion d’urgence notamment en cas d’alerte au cyclone, doivent prendre en compte la crise sanitaire liée à la COVID19.

L’équipe du projet de météorologie tropicale de l’Université d’État du Colorado prévoit une saison des ouragans dans l’Atlantique supérieure à la moyenne. L’équipe prévoit 17 tempêtes nommées, dont 8 ouragans. Par ailleurs, Le Centre de Prévision Climatique (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévoit une probabilité de 60% pour une saison au-dessus de la normale.

L’AGERCA veut vous rappeler qu’il est extrêmement important de rester vigilants et de respecter les consignes des autorités en cas d’alerte au cyclone. Il faut aussi surveiller et vérifier les fausses informations qui peuvent créer la panique au sein de la population.

Les noms prévus pour la saison cyclonique 2021 sont les suivants : Bill, Claudette, Danny, Elsa, Fred, Grace, Henri, Ida, Julian, Kate, Larry, Mindy, Nicholas, Odette, Peter, Rose, Sam, Teresa, Victor. Encore une fois cette année, le secteur privé renouvelle son engagement à travers l’AGERCA pour apporter son soutien en cas d’urgence auprès des populations affectées.

Selon la Direction Générale de la Protection Civile, la saison cyclonique de l’an dernier a fait environ 31 morts, 8 disparus, 8 blessés et autres dégâts matériels. Cette année, pendant la période pluvieuse du mois d’avril, nous avons déjà enregistré 3 décès et des centaines de sinistrés. Dans le but d’éviter de compter des victimes durant cette saison cyclonique nous devons impérativement respecter les consignes de sécurité et les partager avec nos proches. Alors agissons ensemble pour sauver des vies !

AHF – Haiti | Campagne de plaidoyer “VOW – Vaccinate Our World” sur les médias pour protéger le monde

“Si la disparité immorale dans la distribution des vaccins ne vous dérange pas, la sérieuse menace que cela représente pour le monde le devrait”, telle est la principale déclaration de la campagne ‘’Vaccinate Our World’’, qui rassemble des milliers d’organisations, de la communauté scientifique, des dirigeants mondiaux et les citoyens autour de la planète pour élever leurs voix contre l’injustice évidente dans l’accès aux vaccins COVID19.

L’initiative, qui est dirigée par la AIDS Healthcare Foundation (AHF), le plus grand fournisseur de soins et de traitement du VIH et du sida au monde, vise à « sonner l’alarme » pour éviter un scénario encore plus catastrophique sans égalité d’accès aux vaccins de COVID -19 à tous les pays, en particulier les plus pauvres.

Cette initiative soulève cinq points clés :

  1. Les pays du G20 doivent s’engager à contribuer 100 milliards de dollars pour financer l’effort mondial de
    vaccination ;
  2. Mettre en place la production et la distribution de 7 milliards de doses de vaccins dans le monde en un an ;
  3. Les sociétés pharmaceutiques et les gouvernements doivent publier ou suspendre les brevets sur les vaccins COVID-19 pendant la pandémie ;
  4. Les pays doivent être transparents à 100% dans les informations et les données partagées concernant la pandémie ;
  5. Les dirigeants mondiaux doivent promouvoir la coopération internationale en tant que force motrice pour mettre fin à la pandémie et mettre de côté les intérêts politiques.

«Bien que les pays riches aient déclaré au début de la pandémie que tout le monde recevrait des vaccins, les pays à faible revenu ont reçu moins de 1% des 950 millions de doses administrées dans le monde», a déclaré le président de l’AHF Michael Weinstein. “Alors que les pays les plus riches stockent égoïstement des vaccins, les experts prédisent que ce sera probablement jusqu’à la fin de 2022, lorsque les populations les plus vulnérables du monde auront été vaccinées et que leur vie sera en sécurité. C’est inacceptable”, a-t-il ajouté.

AHF, une organisation dont l’expérience est basée sur 34 ans de travail dans la réponse au VIH et au SIDA, et qui a été présente dans la réponse aux flambées de virus Ebola en Afrique subsaharienne, assure qu’avec un virus tel que le SRAS-CoV2 , “aucun pays ne sera en sécurité tant que tous les citoyens du monde ne seront pas vaccinés”, car le virus ne reconnaît pas les frontières et est hautement contagieux.

Le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment noté que 87% des plus de 700 millions de vaccins administrés dans le monde sont allés dans des pays à revenu élevé ou intermédiaire de la tranche supérieure, tandis que les pays à faible revenu en ont à peine reçu 0,2%. Les pays à revenu élevé ont vacciné en moyenne 1 personne sur 4, tandis que seulement 1 personne sur 500 dans les pays à faible revenu a reçu un vaccin COVID-19. Sur tous les vaccins produits dans le monde, les trois quarts étaient concentrés dans seulement 10 pays, alors qu’il y a au moins 30 pays qui n’ont pas reçu une seule dose.

À partir du 23 avril, en moyenne dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 8.2 doses avaient été appliquées pour 100 habitants, à l’exception du Chili, avec 71 doses pour 100 habitants.

En revanche, dans les pays développés, la moyenne est de 51 doses pour 100 habitants, et dans des cas comme Israël et les Émirats arabes unis, elle a dépassé 100 doses pour 100 habitants.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, la plupart des pays dépendent du mécanisme conjoint COVAX pour accéder aux vaccins (créé par l’OMS et l’Initiative mondiale pour les vaccins et la vaccination, GAVI), qui a été très lent en raison du manque d’intrants de production et des processus bureaucratiques des entreprises pharmaceutiques.

En plus de garantir un financement suffisant pour l’achat de vaccins, la production de vaccins doit être augmentée dans le monde entier et l’accès aux brevets doit être fluide pour permettre une augmentation rapide de la production. Pour mettre fin à la pandémie, il faudra également beaucoup plus de partage d’informations et de coopération entre les nations – y compris la suppression des restrictions auto-imposées sur les exportations de vaccins pour les pays en excédent. Les dirigeants du G20 et des institutions financières mondiales telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale doivent également s’engager à intensifier leurs contributions immédiatement.

“Les nations du monde entier ont dépensé des milliards de dollars pour lutter contre le nouveau coronavirus et ont perdu des billions de productivité avec leurs économies dévastées: 100 milliards de dollars est un petit prix à payer pour protéger tout le monde sur la planète avec des vaccins. Ils sauvent des vies”, a déclaré Weinstein.

La campagne « Vacciner Notre Monde », promue dans le monde entier avec l’acronyme VOW, propose de rassembler autant de signatures numériques que possible des organisations et des individus, via son site Web ici, avec une campagne intense dans au moins 45 pays sur quatre continents, sur les réseaux sociaux, les médias numériques complétés par des événements formels et / ou une presse virtuelle à Bangkok, Johannesburg, Londres, São Paulo et Washington, DC et des annonces officielles dans les principaux journaux du monde.

L’organisation invite les gens à suivre les hashtags sur Twitter et partager la campagne via le site officiel ici :

  • Anglais : #VaccinateOurWorld et #VOWnow ;
  • Espagnol : #VacunarNuestroMundo ;
  • Portugais: #VacunaNossoMundo ;
  • Français : #VaccinerNotreMonde

Ce que vous devez savoir sur les gestes qui peuvent sauver des vies en situation de détresse

Avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse avec un minimum de formation sur les gestes qui sauvent, vous pouvez sauver la vie d’une ou plusieurs personnes. Regarder une personne en situation de détresse et ne pas pouvoir intervenir par manque de connaissance peut causer un sentiment de culpabilité surtout s’il s’agit d’un proche.

De ce fait, il est crucial d’apprendre un minimum sur les bons gestes qui peuvent sauver des vies et de les pratiquer à travers des exercices de simulations.

Les situations de détresse et les gestes appropriés

L’étouffement

Que faire en cas d’étouffement de l’enfant ou du nourrisson ?
La réponse est ici

Comment réagir face à un adulte qui s’étouffe ?
La réponse est ici

Le saignement

Les gestes appropriés en cas de saignement.
Pour savoir cliquez ici

L’inconscient

Comment mettre une personne en Position Latérale de Sécurité (PLS) ?
La réponse est ici

L’arrêt cardiaque ou le malaise cardiaque

Comment faire un massage cardiaque ?
La réponse est ici

Comment utiliser un défibrillateur ?
La réponse est ici

La brûlure

Les gestes d’urgence face à une brûlure
La réponse est ici

Chaque année, des milliers de personnes meurent par faute d’une petite action mineure envers une personne en situation de détresse. Avec l’application des conseils ci-dessus, vous pouvez arriver à sauver une ou plusieurs vies. Chaque année, cinq millions de personnes sont victimes d’un accident de la vie courante. Parmi ces victimes, on compte un million d’enfants. On peut arriver à réduire ces tragédies si beaucoup de personnes connaissent et pratiquent les gestes qui sauvent. Alors, formez-vous pour sauver des vies !

COVID19 : La crise sanitaire mondiale et après ? D’où l’intérêt de se doter d’un Plan de Continuité d’Activité !

La crise sanitaire causée par la COVID19 a bouleversé l’économie mondiale. Les entreprises n’étaient pas prêtes pour faire face à une crise d’une si grande ampleur. Une récente enquête sur la continuité des activités de Gartner, une entreprise de consultation, montre que seulement 12% des entreprises étaient parfaitement préparées à l’impact du coronavirus. La COVID19 montre aux dirigeants des entreprises combien il est extrêmement important de se doter d’un Plan de Continuité des Activités (PCA) pour construire la résilience de leur entreprise face aux autres potentiels risques qu’elle serait exposée.

A quoi sert un Plan de Continuité des Activités (PCA) ?

Si on se base sur la définition de la norme internationale de gestion de la continuité des activités, un PCA est un outil stratégique qui sert de guide aux organisations (entreprises) pour répondre, rétablir, reprendre et retrouver un niveau de fonctionnement à la suite d’une interruption causée par une menace naturelle ou anthropique.

La crise sanitaire mondiale montre qu’il ne faut pas prendre en compte seulement les risques qui se trouvent au niveau de l’environnement immédiat de l’entreprise mais aussi les risques nationaux et internationaux.

Un Plan de Continuité des Activités (PCA) sert à :

  1. Permettre à l’entreprise d’identifier les potentielles menaces qui peuvent affecter son fonctionnement habituel ;
  2. Élaborer les scénarios plausibles pour faire face aux différentes menaces ;
  3. Assurer la survie de l’entreprise dans les situations de crise ;
  4. Anticiper les actions à entreprendre en cas de situation d’urgence tout en partageant les rôles et les responsabilités pour éviter la prise de mauvaise décision ;
  5. Construire la résilience de l’entreprise afin de continuer à servir sa clientèle pendant et même après une situation d’urgence ;
  6. Protéger le personnel de l’entreprise pour assurer la continuité des opérations critiques ;
  7. Entre autres.

Le coronavirus et le Plan de Continuité des Activités (PCA)

Le coronavirus a changé partiellement et/ou complètement le mode de fonctionnement de certaines entreprises. Lors du commencement de la crise, certains dirigeants d’entreprise étaient obligés d’imposer le télétravail à un groupe ou tout le personnel dans le but de limiter la propagation du virus et continuer les opérations vitales de l’entreprise. Tandis que si l’entreprise disposait d’un PCA, cette décision devrait être automatiquement activée dans cette période de crise. Pour certaines entreprises, le télétravail est une grande première dans leur mode de fonctionnement. Donc, elles ont intérêt à analyser cette expérience pour regarder quel est son apport au sein de l’entreprise.

Certains dirigeants d’entreprise ne donnaient pas trop d’importance à cet outil qu’est le Plan de Continuité des Activités (PCA) mais le nouveau coronavirus peut être considéré comme une incitation pour les encourager à mettre en place cet outil stratégique au sein de l’entreprise.

CHERS ENTREPRENEURS, PASSEZ A L’ACTION !
AYEZ LE PCA POUR VOTRE ENTREPRISE…

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 31 Mars 2021

Le bilan sismique du mois de mars 2021, basé sur les événements enregistrés par les réseaux sismologiques nationaux et régionaux (Ayiti-séismes, UTS-BME, RD-OSPL-Loyola), se présente comme suit :

45 séismes de magnitudes comprises entre 1,0 et 4,5 ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national au cours du mois de mars 2021, ces séismes sont qualifiés de très mineurs à mineurs. Par rapport au mois de février 2021 durant lequel 54 séismes ont été notés, le mois de mars a enregistré 9 séismes en moins.

Les 4 départements géographiques les plus sollicités par les petits séismes du mois de mars sont :

  • le Sud-Est avec 12 séismes sur 45, soit 26,7 % ;
  • les Nippes avec 11 séismes sur 45, soit 24,5 % ;
  • le Nord-Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 % ;
  • l’Ouest avec 7 séismes sur 45, soit 15,6 %.

Ce qui fait un total de 37 séismes sur 45 pour les quatre départements, soit 82,4 % des séismes enregistrés pour le mois.

Les activités sismiques ont repris dans le département des Nippes au cours du mois mars après avoir subi une petite crise sismique à la date du 23 février dernier au cours de laquelle au moins quatre (4) secousses sismiques de magnitudes comprises entre 3,3 et 4,2 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées et ressenties au nord de Petit Trou de Nippes, respectivement à 02h37’08’’a.m. (M=4,1), à 02h38’03’’ a.m. (M=4,2), à 04h02’42’’ a.m (M=3.3) et à 06h59’13’’ a.m. (M=4,1).

35 séismes (77,8 %) se sont produits en mer, ce qui a présenté un risque de tsunami si les conditions étaient remplies. Les séismes du mois de mars 2021 se sont produits, pour la plupart, à des profondeurs variant entre 0 et 38 km, donc des séismes peu profonds.

Pour savoir quoi faire en cas de tremblement de terre cliquez ici.

Source : Bureau des Mines et de l’Energie d’Haiti

Protection Civile : Les intempéries de ces derniers jours ont fait trois décès et des centaines de sinistrés

Les pluies intenses, qui se sont abattues depuis au moins trois jours sur la région Nord d’Haïti, ont occasionné trois décès et des dégâts importants dans plusieurs départements. La direction générale de la Protection Civile présente ses sympathies et réitère son soutien aux victimes de ces intempéries et à leurs familles.

Le phénomène pluvieux, provoqué par le passage d’un système frontal sur le pays, a affecté quatre des dix départements géographiques du pays. Des crues et débordements de rivière ont été enregistrés dans le Centre, le Nord, le Nord-Est et le Nord-Ouest, et plusieurs communes sont touchées par des inondations.

Une personne a été tuée à Jean-Rabel et 149 maisons inondées. Deux morts ont été recensées dans la commune de Bois de Lance (Nord) et trois (3) autres personnes sont portées disparues dans le département. Plus de 1270 maisons ont été inondées dans les communes de Terrier-Rouge, Caracol et Trou-du-Nord (Nord-Est).

Les fortes averses ont affecté plusieurs rues principales de la ville du Cap-Haïtien et les quartiers de Blue-Hills, Haut du Cap, Petite- Anse, Charrier, Zo-Vincent, Cité du peuple, Fort Saint Michel, Bas-Champin ont été inondés.

Des interventions mobilisant les volontaires de la Protection Civile ont permis de mettre en abri 137 familles à Terrier-Rouge et Caracol, dans le Nord-Est et un abri qui a été activé au Cap-Haïtien héberge environ 85 personnes. Les directions départementales de la Protection Civile ont activité partiellement leurs centres d’opérations d’urgence.

Les épisodes de pluie se poursuivent et menacent de s’étendre au reste du pays demain mardi, selon le bulletin quotidien de l’Unité hydrométéorologique (UHM).

La direction générale de la Protection Civile salue l’engagement des structures départementales, communales et les institutions partenaires dans les efforts de secours et de première réponse au bénéfice des communautés affectées. Elle continue d’accompagner les populations vulnérables et rappelle aux habitantes et habitants des zones à risques d’inondation, d’éboulement et de glissement de terrain qu’ils doivent rester prudents et respecter les consignes de sécurité habituelles en cas de fortes pluies.

Source : Direction Générale de la Protection Civile

Bureau des Mines et de l’Energie (BME) – Bulletin sismique pour la période allant du 1er au 28 février 2021

La République d’Haïti est exposée à un aléa sismique majeur résultant de la présence de failles actives dont la faille Septentrionale (SF) et la faille Enriquillo Plantain Garden (EPGF), deux structures de direction plus ou moins E-W qui parcourent respectivement le nord et le sud du territoire. Cet aléa sismique, associé au niveau élevé de vulnérabilité de la population, donne lieu à un haut risque sismique capable de provoquer des catastrophes telles que celle liée au séisme du 12 janvier 2010. Des séismes majeurs (par exemple ceux de 1751, 1770, 1842) provoquant des pertes énormes ont eu lieu par le passé en Haïti et continueront de se produire. Pour preuve, 8 ans après le 12 janvier 2010, soit le 6 octobre 2018, un séisme de magnitude seulement 5,9 (environ 35 fois moins fort qu’un séisme de magnitude 7) fut à l’origine de dégâts significatifs dans le nord-ouest du pays.

L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME) rappelle donc à toute la population en général que les séismes ne sont pas prévisibles et peuvent survenir à tout moment en Haïti. Les actions de prévention du risque demeurent en vigueur : respect des réglementations parasismiques, aménagement intérieur des lieux de vie, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

L’activité sismique en Haïti pour la période allant du 1er au 28 février 2021 est marquée par la survenue de 54 séismes de magnitudes comprises entre 1,3 et 4,5, selon les observations faites à partir des réseaux locaux et régionaux. (voir figure 1a ci-dessous).

Ces séismes, de magnitudes faibles à modérées peuvent être classés comme suit :

  • Quatre (4) ont été ressentis par la population; l’épicentre de ces séismes a été localisé dans le département des Nippes, au nord d’Anse-à-Veau. Vingt neuf (29), soit 53,70%, sont survenus en mer, ce qui laisse supposer un risque de tsunami si les conditions avaient été réunies ;
  • Le nombre de séismes observés pour le mois de février 2021 a donc augmenté de 35,19 % par rapport au mois de janvier 2021 au cours duquel 35 événements sismiques ont été enregistrés. 27,78%, soit 15 de ces séismes ont une magnitude comprise entre 3 et 4,5 ;
  • 75,93%, soit 41, des séismes notés ont une profondeur inférieure ou égale à 10 km (Figure 1b) ;
  • Les départements les plus sollicités sont les Nippes et l’Ouest, avec respectivement 12 et 11 séismes pour un pourcentage respectif de 22,22% et 20,37% (Voir tableau 1 ci-dessous). Il faut toutefois noter une activité sismique significative dans le Nord et le Nord-Ouest qui accusent 16,67% de la totalité des événements enregistrés, soit 9 séismes.

Pour savoir les bons réflexes en cas de tremblement de terre, cliquez ici.

Communiqué de presse COVID19 – Bilan des activités de l’AGERCA pour lutter contre le nouveau coronavirus

Une année passée, la pandémie causée par le nouveau coronavirus continue son petit bonhomme de chemin en faisant sur sa route des victimes partout dans le monde. Le bilan mondial actuel s’élève à 112 214 084 cas infectés et 2 487 568 morts tandis que Haïti enregistre 12 309 cas infectés et 247 morts. L’AGERCA de concert avec ses partenaires a contribué grandement dans la lutte contre la propagation du virus par le biais de différentes activités sur le terrain notamment dans les zones marginalisées comme Martissant, Cité Soleil, entre autres. En plus, l’AGERCA a réalisé une étude concernant l’impact de la crise sur les TPE (Très Petites Entreprises) et (Petites et Moyennes Entreprises) PME en Haïti.

Le bilan des activités de l’AGERCA pour lutter contre le coronavirus en Haïti se présente comme suit : distribution de plus d’un millier de masques ; aspersion dans les écoles, les églises et les commissariats ; distribution de kits sanitaires et hygiéniques ; divulgation des gestes barrières à l’aide d’un Sound-truck, des posters, des spots audios ainsi que sur les réseaux sociaux. Les activités ont ciblé plusieurs communes du pays notamment la zone métropolitaine incluant des zones marginalisées.

Le rapport d’étude sur l’impact de la COVID-19 sur les TPE et PME en Haïti élaboré dans le cadre de nos différents projets est publié sur le site web de l’AGERCA (www.agerca.ht), afin de permettre aux responsables d’entreprise de capitaliser sur cette crise avec les leçons apprises. Cette expérience va aider dans la construction des institutions résilientes qui peuvent résister à toute éventuelle situation de crise qui pourra se présenter. C’est l’une des missions de l’AGERCA, de contribuer à la construction des entreprises résilientes face aux risques de désastre auxquels nous sommes exposés en Haïti.

Vu que le coronavirus est toujours présent sur le territoire national et que différentes mutations ont été enregistrées dans le monde, l’AGERCA invite la population à respecter les gestes barrières dans le but de continuer à lutter contre la propagation du virus et de ses mutations au sein de la population.