Haiti sollicité pour négocier au nom des petits états insulaires sur le financement de l’adaptation au changement climatique

La République d’Haïti a été sollicitée par les pays membres de l’Alliance des Petits États insulaires (AOSIS, en anglais) pour mener en leur nom les négociations sur le financement de l’adaptation climatique au cours de cette COP26 à Glasgow, en Écosse. Pour le ministre Cadet, le temps des belles intentions doit être révolu. A noter que la Barbade par le biais de sa présidente, conduit les négociations générales pour l’AOSIS.

« C’est un honneur pour Haïti de représenter ces pays pour négocier en leur nom sur la question du financement climatique […] Ces pays qui ressemblent à Haïti comprennent le sens de son engagement dans la lutte contre les changements climatiques et reconnaissent sa capacité à comprendre la dynamique et les enjeux de cette lutte », a renchéri Ministre Cadet. 

Toutefois, ces négociations ne seront pas de tout repos, tant les étapes à franchir pour mettre tous les acteurs d’accord sur la question semblent ardues.

Sans un plan de travail avec un objectif mondial d’adaptation et comment le financer, « la COP26 sera considérée comme un échec par l’Afrique », a déclaré le Gabonais Lee White au nom du Groupe africain.

 « Nous restons extrêmement préoccupés par l’absence de progrès sur les questions financières. Nos partenaires n’ont aucun appétit pour discuter de notre mandat de travailler sur la définition du financement climatique », a déclaré à la réunion plénière le porte-parole du G77+Chine, Ahmadou Sebory Touré.

Un plan sur la façon de mesurer l’adaptation et de fixer des objectifs pour l’améliorer devrait être la priorité absolue pour l’Égypte, qui a été choisie par le Groupe africain pour accueillir la COP27 de l’année prochaine.

Par ailleurs, si le projet de pacte de Glasgow de mercredi dernier fait référence pour la première fois aux combustibles fossiles, c’est la finance qui a dominé la plénière par la suite. La finance a des « liens » avec d’autres questions, notamment l’adaptation et la transparence, a indiqué la ministre égyptienne Yasmine Fouad, qui co-préside les négociations sur les finances.

Source : Haiti Climat

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.