L’AGERCA invite les acteurs humanitaires à prioriser les produits locaux pour assister les victimes dans les situations de catastrophe

Au cours de ces 20 dernières années, en ce qui a trait au désastre causé par le risque sismique en Haïti, le 14 Aout 2021 sera une date inoubliable pour tout le monde, notamment pour toutes les haïtiennes et tous les haïtiens après le 12 Janvier 2010. Au cours de cette date, les départements Nippes, Sud et Grand’Anse ont subi l’effet dévastateur d’un séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter.

Actuellement, le pays est toujours en pleine phase de réponse humanitaire notamment sur l’aspect relèvement suite à ce séisme qui a frappé la péninsule Sud du pays. Selon la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), le bilan total des victimes s’élève à 2 248 morts, tandis 12 763 sont blessées et 329 autres portées disparues dans les trois départements fortement affectés. Le séisme a directement affecté environ 690 000 personnes, ce qui représente 40 % de la population totale de la Grand’Anse, des Nippes et du Sud.

Cette situation a dépassé la capacité d’Haïti. Dans le but d’assister les victimes de ce séisme, le pays a sollicité l’aide de la communauté humanitaire internationale et nationale. Par le passé, les expériences de désastre dans la réponse humanitaire n’ont pas accordé une certaine priorité aux produits locaux pour assister les victimes. C’était le cas lors de la réponse du séisme 12 Janvier 2010 et l’ouragan Mathew. L’importation de l’aide humanitaire, en temps de crise, affecte grandement la vente des entreprises locales et suscite les employeurs à réduire le personnel à cause de la baisse de leurs chiffres d’affaires.

Cette année, l’AGERCA encourage les acteurs humanitaires à accorder la priorité aux entreprises locales en achetant leurs produits. Cette démarche apporterait une grande contribution au niveau de l’économie nationale et donnerait une approche stratégique d’orienter les premières réponses avec les entreprises locales. Normalement, suite a une situation de catastrophe, la premiere réponse est d’abord locale parce qu’il y a une certaine proximité entre la population affectée et les gestionnaires de l’urgence.

Donc, il est extrêmement important de mettre en place des mécanismes en temps normal dans le but de permettre aux acteurs humanitaires d’utiliser les produits locaux dans le cadre d’une réponse humanitaire suite à une situation de catastrophe.

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